‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 94 sur 120 · ET CAPITAINE DE LADITE VILLE CETTE · texte numérisé non relu

ET CAPITAINE DE LADITE VILLE CETTE

1RECUR A E8TR EA1CTR LA» IG28.

5" Sur U courtine qui touebe l'extrémité de la grande allée de Beaulieu, au nord, un encadrement en saillie présente un casque de face avec ses lambrequins surmontant l'écuïson de Cadiot de Poiitemer ^un chevron accompagné en chef d'un croissant accolé dt dewx ëtoiUs et en pointe d'une bonne foi, et au-dessous cette inscription :

LA PRBSASTE

PAICTR PAR LES SOIKS DE JRAS CADIOT DE PnXTENIER ESCVYER SCTG5EVR M 1 AT DESERT CAPITAIKR DR LA VILLE DAnSOVUSIR. 1687.

6* A peu do dislance de l'entrée de la rue Beaulieu, un

DE LA CTIAltENTE

l'accident arrivé à Clovis gravissant nos rochers, comme elle a religieusement conservé le souvenir du martyre de saint Ausonc, sur le vieux forum d'Angoulème, Forum velus Enyothmœ, liors île la porte orientale.

Voici le dessin du bas-relief.

Je donnerai, dans l'Histoire des Villes, Abbayes et Fiefs de l'Angoumois, la description des rues, places, cantons, carrefours et fontaines d'Angouleme, avec un plan sur lequel on verra 1rs fortifications du XVI* siècle. Je n'ai abordé ici que la question architecturale.

AUBETERKE. La ville d'Aubeterre avait une enceinte flanqué- do bastions, à partir de l'est où elle était défendue par le roc coupé à pic jusqu'au nonl-«st où elle joignait le chàlcau. Il ne subsiste presque plus rien de Cette clôture ; on voit cependant l'indication d'une porte, et 1rs larges tranchées pratiquées lors du siège de cette ville, après la bataille de Contras. U tradition rnppjrte que ce Tut un cadet de la maison d'Aubeterre, seigneur de Bonnes, qui livra la ville.

BAHBKZIEUX. On sait qu'Élie Vinet a décrit Barbezieux sa patrie, dans ses Antiquité*. Voici le passage où il parle des fortifications de la ville :

« Bailwzieus est petit, très-rond, qui selon mon esme, ne peut avoir plus de vingt journaux de sole. Il a par ridevant esté enclos de doués fort larges et profondes, faites en un roc tendre qui se trouve là à trois et quatre pieds sous celte grosse et grasse terre noire, dent i a encore maintenant prou d'enseignes. Mais s'il l'a aussi esté oncques de murailles que le trinpscl les guerres aient ubatucs, je ne puis rien assurer de cela. Je ne rerognois aucunes certaines marques. Il est vrai qu'à quelques portes et des deux cotés d'icellps, se voient encore quelques restes de vieilles murailles ; mais il peut estre que là seulement en avoit iadis un neu nour i attacher des portes et fermer la

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vile, et non pas que tout lieu en fut ci ut. Mais soit que Barbezieus ait autrefois esté enfermé de muraille et fossé, ou de fossé seulement, je le voi de tout temps avoir esté appelé vile : et avoir eu cinq portes, une devers Bourdeaus, appelée porte Orgueilleuse, une autre devers Engoulesme, appelée porte Naudin-Taure, tme autre vers ces deus ici sur le chemin de Périgort, appelée porte Saunière, une devers Archiac et Saintes, appelée porte Rousset, et la

cinquiesme devers Congnac, appelée porte Anstraidous ou Bilouart. Mais depuis quelque temps en ça, on n'a tenu compte d'entretenir ces belles doues, et ain^i se comblent prtit à petit, de sorte qu'A présent on entre dedans Barbezieus par plusieurs autres endroits '. •

On chercherait en vain aujourd'hui à Barbezieux, des vestiges de ces portes. Seulement les habitants en ont conservé le souvenir et en indiquent encore l'emplacement. Les douves en partie comblées se reconnaissent cependant très-bien, dans la partie orientale.

BASSAC. Dans un procès, sur les droits de justice, entre Regnaull Chabot, seigneur de Jarnac, et les lleligieux de l'abbaye de Bassac, terminé en faveur de l'abbaye, par sentence arbitrale du 27 avril 14C0, les Religieux disaient q ie : u Esloit ledict lieu de Bassac, ville qui souloit estre clouse d'ancienneté de belles murailles et foussés. et, combien qu'elle eust eyté autrefois destruicte par les Anglois, encore csloil elle en partie clouse de murailles et pnurtaux... • (Xvle rfe SI. Caslaiyne )

Il ne reste aujourd'hui de cette clôture que les fossés. On voyait, il y a peu d'années, à l'ouest do l'enceinte de Bassac, une immense redoute élevée pour recevoir l'artillerie de l'armée royale, à la batalle de Jarnac.

BI.AXZAC. Il no reste aucune trace de l'enceinte murale de Blanzac, si ce n'est une porte de ville qu'on voyait encore il y a peu d'années. Elle s'appelait porte de Sainl- Arthèmy OU do la Itarruie *.

COGNAC. Cognac est la seconde ville de l'Angoumois pour l'importance et la grandeur. Elle avait au couchant une fortification naturelle dans le fleuve do la Charente. Son enceinte formait un hexagone dont les angles étaient flanqués de tours. On y entrait au levant par la porte Angoumoisine récemment démolie. Au midi était la porto Saint- Martin. Au couchant, le pont de la Charente est défendu par une 1res belle porte de ville llanquée de deux tours. Cette porte d'une construction gracieuse, et qui donne à la ville de Cognac un aspect monument il, est menacée de démolition. Espérons que des voix intelligentes se feront entendre pour la conserver.

On doit attribuer les fortifications de Cognac à Guy de Lesiguan, fils du Hugues et d'YsaM, seigneur de Cognac, Archiac et Merpins, vers le milieu du XIII* siècle. Plusieurs parties do ces murailles suintent encore '. J'ai visité au

1 L'antiquité de Sûmes il Bjilxiieus, n°6l.

• Acte ilu Î3 i»iir« 1 iU Arcb. char., U. ÏS».

1 Cognac Mail rrawM au *\ I* atècla oomnu portante, qu'elle fui donnée, par la paix de 1570, comme place de lùtelé ai MonUuban, et LaClurité.

us, 158*.

<i 18 STATISTIQUE

miili la tour Lusiynan. Elle est célèbre par un fait d'armes glorieux i"0»r la ville de Cugiuc '. O-tti; tour cl lit voûtée er» couple, a petit appareil, d'un travail rennrqualde. A son couronnement, évidemment moins ancien que le reste, «Ile avait deux éeussons. L'un formant une «.les pierres du parapet du mâchicoulis, fiait en cartouche l! avait pour cimier un m.iscaron à lèlc béante; il portait un nul Je chêne et une étuite en e.i/W un é>«t Je cWne en pointe. L'autre aussi dans un cartouche, au-Je?sous d'une corniche, portait : une nuiin tenant un petit bâton surmonté d'une étoile.

Le premier de ces écussons a beaucoup de rapport avec celui des Chencl, qui se distinguèrent a ce siège. Cette tour Tormait hors do rempart un angle aigu, arrondi à son extrémité. Elle était ronde à l'intérieur.

CONFOLENS. Cetlo ville, qui a eu son administration consulaire, devait s'être fortifiée au moyen-âge. Lo nom de Confolens-lcs-lrois-tours qu'elle a porté, indiquerait des travaux de défense, soit pour protéger le passage de la Vienne, soit pour clore la ville au sud-est, seul coté par où elle était accessible. Aujourd'hui, il ne reste pas de vestiges de ces murailles ni de ces tours.

JARNAC. L'enceinte murale de Jarnac présentait un polygone irrégulier, flanqué d'une tour a chacun do ses angles. J'ai visité et mesuré, dans sa partie du nord, deux tours séparées par une longue courtine. Les murs ont 1 m. f.O c. d'épaisseur. Les meurtrières des tours sont une baie longitudinale, terminée dans le bas par un trou circulaire, destiné à recevoir la boucho d'une petite coulevrinc ou d'un biscaien. Les meurtrières des courtines sont de simples baies longitudinales. On pénétrait dans l'enceinte par plusieurs portes. Elles ont été démolies. On remarque cependant encore une des tours qui protégeait celle do l'ouest. La porte en arc surbaissé, qui se voit à peu de distance du pont, servait d'entrée au château ; elle est du

1 Pendant 1* siège de Cognac de l'an 1651, le prince de Coudé, avant prix la ' résolution de saper ta tour Lusignan a ta faveur d'une fausse porte qui émit découverte cl qui sortait de ladite tour dans le fossé, envoyai l'entrée de la nuit cinquante de ses gensd armes, commandés par Lo Plessis, «on premier gens-d'annes, avec dis madriers el deux mineurs, pour saper la muraille de celle lonr. Ce que le comte de Blen.ic ayant connu, il tlt jeter dans le fossé une ai grande quantité de cercles el de sarment* goudronnés, qu'il taisait aussi clair dan» te rossé qu'en plein midi. El, d'un autre cAté, les sieurs de Itellofont et des Fontenrllcs, qui étaient dans le ravin de la porte Sainl-M.ii lin avec la majeure partie des gentilshommes, firent un si grand feu, que les. deux mineur* et tous les grns-d'armes furent tués, a la réserve d'un seul qui demanda quartier, el fut guindé avec de* cordes dans !» ville. (Relation du siège de Cognac. ISSU

XV||« siècle. Elle ne faisait point partie des fortifications, qui remontait .v.j XV« si-'cle.

LA ROCHEFOUCAULD. La ville de La Rochefoucauld, défendue à loties! pur son château et la rivière de la Tardouère assez profonde, avait aux autres cillés une haute et forte muraille, donton monlrcencotv plusieurs fragments. Elle a I m. 70 c. d'épaisseur; c'est un blocage irivgulier fait avec un assez fort ciment. Plusieurs portes donnaient accès dans la ville. Celle de Jlarillac n'a pas été démolie, au grand regret de ceux qui aime nt, pour les villes, des entrées spacieuses, au risque d'en faire de grands villages. Le conseil municipal de La Rochefoucauld, à n'en pas douter, conservera cette porte, qui peut bien remonter au XIV siècle.

Le pont, qui fait communiquer le prieuré de Saint-Florent à la ville, est protégé par une tour carrée de la même époque. Les promenades du midi, plantéesd'arbrcs, portent le nom de boulevard, qui a survécu aux fortifications et qui en rappellera longtemps le souvenir.

LESTER PS. Lcsterps portait autrefois le nom de ville '. Elle avait une enceinte qui renfermait en même temps l'abbaye. Il n'y a aujourd'hui ni apparence de douves ni restes de remparts ; seulement une porte de ville a été conservée, à l'entrée de la rue principale, vers l'ouest. L'arceau de cette porte est ogivé. C'est un travail du XIV siè de. L'abbaye, riche et puissante au moyen-age. exerçait les droits seigneuriaux. Son territoire était une enchuedu Ltmouzin dans l'Angoumois.

MARTHON. La ville do Marlbon, abritée d'un côté par son château fort, un des beaux donjons de l'Angoumois, était défendue, de l'autre, par une muraille dont il ne reste plus de vestiges. Elle avait plusieurs portes : la porto des Amigons.sur le chemin de Grassacjlaportede la Bécasse, du côté du moulin; la porte du Tranchard, àrextrémilé de la grande rue qui se rendau château neuf, etlaportedu Pont'. Celle-ci a été conservée. Elle protège l'entrée du pont du Dandial. Le faubourg Saint-Martin est au delà de ce pont.

MONTBERON. Mentionné sous le nom de ville, dès le XV siècle, Monlberon, qu'on écrit depuis quelque temps Hontbron, avait une enceinte murale qui comprenait le château. Une grande rue, parlant au nord-ouest du pont jeté sur la Tardouère, du oôlé de La Rochefoucauld, traversait d'abord le faubourg Saint-Pierre, appelé la Basseville, entrait ensuite dans la ville el prenait sa direction vers le sud-est, de manière A laisser i droite la plus

1 « Ville et abbaye de Leslerp*. • Vie de saint Gautier, par J. Collin; Vie* des saint» du Lùnouzin, 1(71.

• Dénomb. du ûef de Liméracdu il juUlet US1, par J. Vigifr, « l'év. d'Ang.

DE LA CHARENTR.

grande partie des habitations. La porte de sortie s'appelait ta Coda*. L'enceinte polygone était flanquée de tours. Celle de l'angle du sud-ouest s'appelait tour des Brebines

RUFFEC. L'enceinte de Ruffec était considérable. Elle ne comprenait pas le château. On aperçoit quelques faibles restes de ces murs du côlédusud. En construisant, cette année, un palais de justice, on a démoli le bas de la tourelle qui défendait une do ses portes, au nord-ouest, du côté de Bernac.

En parlant des tumulus, que nous avons décrits plus haut, nous avons dit qu'il y avait dans le pays un grand nombre de redoutes, qu'il ne fallait pas confondre avec les tumulus. Ces redoutes ne sont pas antérieures aux guerres de Religion. Elles se trouvent en assez grand nombre dans le sud du département où, après la bataille de Coutras, des détachements de l'armée des ennemis s'observèrent et se poursuivirent longtemps. Je citerai les plus remarquables de ces redoutes, connues dans le pays sous le nom de mottes.

i" La motte de Puygoyon. Elle se trouve dans la commune do Saint-Quentin, près de Bazac. Ce sont des terres relevées et entourées d'un fossé circulaire*.

On a trouvé beaucoup d'ossements dans le'voisinage.

S* La motte Bourbon. Elle est près du village de Jean- Martin, & 2 kilomètres sud d'Aubetorre. C'est, comme la précédente, un monticule artificiel aplati; sa forme est ovale : les dimensions offrent 38 mètres de plus gTand diamètre sur 28 mètres de plus petit. Le fossé qui l'entoure a 4 mètres de largeur. Celte redoute est à peu de distance de la Droone- Au delà de la rivière, est une redoute appelée de PorchéraL On a trouvé, il y a peu d'années, un grand nombre de biscalens en labourant le sol.

3* La motte du Verdier, près de Brossac.

4* La motte Mâchefer, près d'Iviers.

Ces deux dernières ressemblent beaucoup à la moite Bourbon.

6* Le fort, près de Juillé, à l'est de Champagne-Mouton. La tradition rapporte que cette motte fut faite dans les

1 Plan de la ville de Monibcron, pour la dise usa. des droits de lods ci ventes entre M. Lomf nie de Brienne, comte de Montberon, et Antoine de La Rochefoucauld, év. d'Ang. Arcli. Char., li. 198.

* Quelques personnes assurent qu'on a trouve" dans celte motte, en y fâL<ant des fouille», des restes de voûte. Cette i alors féodale.

guerres de Religion. Elle est circulaire et entourée d'un large fossé.

D'autres mottes ne sont pas des redoutes où l'on se soit retranché dans les marches militaires, mais des monticules artificiels sur lesquels on a élevé des tours féodales, ou qui fortifiées, comme celle d'Aubclerre, dont j'ai fait mention ailleurs, devenaient un donjon, du haut duquel, A ciel ouvert, on pouvait se battre.

J'ai indiqué celle do Mazerollcs à l'article des tumulus.

En parlant des châteaux, j'ai aussi indiqué les mottes féodales suiv

AOKTEBKI.

MtTtlC.

MOKTBEBOH.

Je dois ajouter à cette liste :

La Mottb, près de Chez-Yerdu, entre Montmoreau et La Pèuwu- Un peUt château appelé La Motte était élevé sur ce monticule.

La Dogxok, dans la commune de Lesterps. Cette motte circulaire, un peu aplatie à son sommet, a 10 mètres de hauteur verticale et 20 mètres de diamètre. Était-ce un tumulus ou une motte féodale? Je l'ignore. Dans les anciens titres, le Dognon est appelé la motte.

I» tGLISES.

Première PeVied*. — SlyU nm*n.

Pinntit iroe.es. — Style r

(vi. .a«j.ar» an.)

IMoct. — StrUrora.

( SI* mWc. )

0/u«T«it«l I*mqui. — Style romand* trauirioa. (Comaicru c-mrot du XIII* tticje.)

Deuxième période. — Style ofhmt.

PitMtkis éfoqui. — Slyle agirai primaire. Ogive a UnceUc*. ( XIII* ««de. ) irooci. — Série oe,r>*l eecoadeirt. Offre njanunic (XJV* ttorle.) •ous. — Sljle ogiril Urtiaire. Of>* ftuabertatc

Troisième période., — SiyU de la AfMuie.ce. XVI» siècle.

Dans l'aperçu général, j'ai déjà dit que peu de contrées étaient aussi riches que la nôtre en églises romanes. Sur près de cinq cents églises, tant conventuelles, paroissiales que simples eba-

pelles, construites dans le département, il n'y monuments religieux de l'Augoumois que en a qu'un huitième qui soit de style ogival, allons suivre par époques de construction , je Toutefois, an très-grand nombre de nos édifices dois combattre on préjugé qne j'ai vu adopter en romans ont reçu des additions de bas-côtés, de général par ceux qui s'occupent d'études archéocbapelles latérales, de sanctuaires de style ogi- logiques. Il consiste à arrêter l'âge de tout moval qui les ont rendus plus spacieux. Mais nunicnt un peu ancien à l'an Mil. ' Cette épopour gagner en dimensions, ils ont perdu en que fatale, qui, selon les exagérations habituelles régularité. L'œil est choqué de ce bizarre accou- des chroniqueurs, fit trembler l'humanité peuplement de styles si peu harmoniques. Les vieilles dant un demi-siècle, effraie aujourd'hui nos annefs romanes, étroites, sévères de formes, ont vu tiquaires. Ils ne peuvent pas supposer qu'il y ait leurs flancs percés do larges haies pour donner encore sur le sol ou des églises complètes ou passage à des bas -côtés dont le génie le plus au moins quelques nefs, quelques absides, quelbabile ne pouvait déguiser l'évidente superféta- ques bases de clochers de ces premières églises tion. D'autres fois, les jolies absides ont paru construites avec profusion , dans la Gaule ebrétrop petites, surtout dans les églises conven- tienne, depuis le VI' siècle jusqu'au XI'. Us ont luclles, pour servir de sanctuaire et de chœur; pris au pied de la lettre ce que disent les chroelles ont été coupées et remplacées par des tra- niques sur les dévastations des Normans et vées gothiques qui ont fait une loupe énorme sur le zèle que témoigna le XT siècle en dénioau chevet des monumuuts dont on avait jusque-là lissant ces vieilles églises pour les refaire plus admiré la symétrie. Les belleséglise6 à coupoles belles et plus vastes. Mais ces Normans n'ade Gensac et de Châtres ont été ainsi défigurées, vaient donc pas tout démoli, puisqu'on avoue La vaste abbatiale de Sainl-Amand de Boixe no qu'après l'an Mil , on se mit à détruire les parut pas assez éclairée aux bous moines; ils églises pour les rebâtir. Et faut-il nécessairement ajoutèrent de grandes travées de style ogival qui que, plus impitoyables dans leur zèle que les forment une seconde église soudée a la première, barbares dans leur rage , les restaurateurs du L'abside de la cathédrale d' Angoulême fut flan - XI* siècle n'aient pas conservé les moindres vesquée de deux laides chapelles gothiques au tiges des anciennes églises? Ce XI' siècle était moyen desquelles cotte admirable église perdait donc bien riche? Un tel système est trop exclusif toute son unité , pendant qu'on séparait, par une pour être soutenable. cloison en maçounerie, deux magnifiques coupoles placées à l'extrémité de Chaque trans- ' Le «avant propagateur des étude» archéologiques en Fraiii-o, . M. de Caumont, a favorisé, «ans s'en douter, celle opinion, en P ne clamant en général parmi le* édifice» carlovingicns que de« SatlS Ces changements fréquents que nOS construction» iraiHea des fabriques romaine*, dan» lesquelles on

églises ont eu à subir, soit pour les embellir " l Wl "T de 14 0,116 da4 » riiŒtMra ' ™«

r > Uuuc» contrée», ne 1 «al pac pour d'autos. Dana le» u»)s où le

SOlt ponr les rendre plus Vastes, nOUS aurions à calcaire estpre*quc à la*urf*cc du sol, facile à extraire et iuiller.

Offrir aUVOVageUr Un pays, OÙ, au centre de ewit ,out "«'^Nu'on abandoimàt le» lradjiions de la n,Mon.

presque toutes les paroisses, il trouverait un édi- n^^

UCe dune Complète Unité et toujours itltérCS- ne m entrer que les matériaux commode» du pays. Quand Cinr-

Sailt, malgré SCS petites proportions, par Ses km *^ ne m «""imire le château fort de Frongac-sur-Dontofiie,

* , ,., .-i i ii . J' voudr ' 1 '» «avoir «'il eut recours au svglème romain de» vaut*

formes de déCOrat.On laissée par l'ai-t au gOdt et moeHons noyé» da», le ciment. * séparé* de loin en loin , JT*.

an CapriCO de Chaque architecte. «"-don» en brique, ou .'il El simplement appareiller la pierre du

Avant d'entrer dans l'anal vs© de» nlua beamc m * dan8 '* gcnr * dcs co,mruc,ion5 ^•J» <ie* ix* et x- ii.v>*

v qu'on éleva avec profusion, aprè» lui, sur noire *olî

-DE U CHARENTE. ** Pour moi, je ne puis hésiter à déclarer qu'au règle de laiser toujours survivre une vieilleéglise moius dans nos contrées, U n'y a pas solution dans la neuve lie, comme c'était une idée égade construction entre l'époque gallo-romaine et le ment reçue de tourner son chevet vers l'orient, l'au mil -, que toutes les églises construites dans A Angoulême, les lourds piliers carrés comles villes, dans les monastères depuis le VI* siècle, plétement nus, les arcatures sans grâce placées ne furent pas démolies; quo, pillées, ioeendiées à l'intérieur des mnrs latéraux de la coupole de par les Normans, elles restaient encore debout; l'ouest, furent oouservés à l'époque où l'évèque que, dans les reconstructions du XI' siècle, soit Gérard II et le riche Arcbambaud allaient donner économie, soit respect, soit difficulté de démo- au style roman à coupoles des arcs doubleaux lir, on a dû laisser subsister des parties notables moins larges, des piles ornées de doubles codes édiBces de l'époque précédeute. lonncs et la belle décoration do chapiteaux char- Cette époque, nous l'appelons le Roman pri- gés de feuillages que le nouveau style introduimotre. C'est le roman à l'état d'essai , barbare sait. Y avait-il autre chose que le respect religieux comme l'époque qui le produisait , sombre pour l'œuvre déjà consacrée au XI* siècle, qui comme les forêts de cette Gaule dans les clai- fit ménager, au XII* siècle, une pauvre travée rières de laquelle les moines, en général, le ve- qui contrastait par la nudité de ses pilastres avec naient bâtir. Dans quelques recoins des vieilles j a délicate série d'arcades ornées d'archivoltes cités dévastées* par les Normans, dans des val- chargées de rinceaux, qui se développaient sur le Ions solitaires où rien n'était à piller, au milieu mur latéral de chaque travée de coupole? de quelque pauvre village qui n'avait pu tenter On n'ose pas toucher, à Blanzac, au clocher la cupidité des envahisseurs, il a dû échapper antique. On le laisse au centre de l'église, à la bien des débris de cette architecture primitive jonction de la nef, du chœur et des transsepts. qui nous apparaîtra, non pas avec le cachet du On passera sous les quatre piles qui le supporbeau, mais avec l'imposante majesté des neuf ou t cn t ou bi en 0 n les tournera pour se rendre dans dix siècles qui sont maintenant sa parure. un sanctuaire absidal de la plus grande magni- Je ferai aussi une autre réflexion sur cet im- fl cen ce. Ce lourd clocher choquera tous les yeux; portant sujet. C'est qu'à toutes les époques du ma j s \\ es t consacré par le temps; il est d'une moyen-âge, chaque foisqu'onadétruit un édifice, haute antiquité : c'est peut-être le contemon a conservé le plus que possible du monument porain de celui de l'abbaye de Brantôme. Dans primitif, comme pour perpétuer dans l'édifice j es jd ces de l'époque, ce clocher est sans doute nouveau la consécration du premier. J'ai trouvé ] e chef-lieu de la puissance abbatialo , comme de nombreux exemples où l'on a scrupuleuse- \ e donjon, celui de la puissance du haut baron, ment suivi cette règle hiératique de la construc- Tout devra céder à une loi qui domine toutes les tion des églises, au risque de jeter du désordre autres, à l'opinion, au principe reconnu et condans le plan et d'en détruire toute la symétrie. ttcr « par elle.

Or le motif de cette minutieuse précaution ne u e n est de même de la vaste église de Bas-

pouvait pas être la pensée mesquine d'économi- ^ac. Vous trouverez, à l'entrée de le nef, des pi-

ser quelques toises de maçonnerie, lorsque sur- lastres, reste d'une ancienne église, qui choquent

tout l'édifice primitif était remplacé par une les regards. Étudiez le mur du nord, vous verrez

vaste construotion qui demandait des frais im- q U »ii D * a aucune liaison d'appareil avec les piles

menses. Il n'y avait que l'idée dominante alors q U j supportent les arcs ogivés des voûtes, et

dans les intelligences qui pût imposer comme une V ous remarquerez qu'on a ménagé, autant que

252 STATISTIOUE HONVMENTALE

possible, cetlo vieille construction. Ce n'était avec les autres, les nuance et les harmonise. La pas assurément par économie. A Ruffec, vaste science qui analyse a beau vouloir découper les église ogivale, le dessous du clocher, un mur de œuvres de l'esprit humain pour les classer, la nef centrale a arcades en plein cintre, toutes quelque subtile qu'elle soit, elle est obligée de calcinées par l'incendie, la petite façade du reconnaître qu'une classification rigoureuse est traossept du sud, la grande façade de l'ouest ont impossible. L'art, qui ne s'arrête pas dans sa été conservés. Mais pour cela, il a fallu une im- prodigieuse fécondité, défie l'habileté de l'iuvesmonse fatigue de l'architecte pour mettre en rap- tigateur qui cherche à le saisir. Il y aura toujours port tout un édifice ogival avec ces restes, qu'il eût un peu de vague cl d'iucertitude dans les classisouhaité sans doute mille fois jeter à terre, pour fications faites avec le plus de conscience et de travailler à son aise sur le sol do la vieille église recherches. Il n'en faut pas moins adopter cette bien déblayé. marche, la seule qui aide l'esprit et le soulage

Je pourrais citer une infinité d'églises plus ou dans son étude, moins importantes où ce fait peut être observé. Je dois cependant, avant d'aborder ladescrip- On peut le formuler comme une loi invariable à tion des églises élevées en appareil, mentionner laquelle on se soumettait, mémo dans les con- celles qui ont été taillées dans le roc. L'Angoustructions civiles ». mois possède quelques églises de ce genre, bien

Je dois rappeler encore que dans l'architcc- digues d'être visitées. Il est difficile, on le pense ture religieuse, comme dans l'architecture mili- bien, d'assigner une date à de tels monuments, taire, quand nous donnons des époques archéo- Cependant je fais remonter celles que nous poslogiques, nous ne suivons pas rigoureusement la sédons à une grande antiquité. Pour se résoudre chronologie. Pour nous, le XI* siècle peut outrer a célébrer les divins mystères dans ces lieux longtemps dans le XII', et le XII e occuper une nécessairement obscurs, humides et malsains, partie du XIII*. Ce sont les oscillations de l'art, il a fallu la puissance des idées qui avaient con- Le monde intelligent et artistique ne procède sacré au culte les Catacombes, encore dominante pas mécaniquement ; il marche commo la nature sur les esprits. Peut-être même ces églises, priqui ne fait jamais trancher les couleurs des ob- mitivement grottes spacieuses, véritables catajels qu'elle éclaire, mais qui les fond les unes combes où les premiers chrétiens se réunissaient

au temps des persécutions, plus tard agrandies

- L'hôtel de U Mouette ct le château d'Angoulème en «ml la P" la P' él6 deS fl(KMeS > S0Ilt leS Premiers mOUU-

premv. La Monette, joli «diiice du xiv siècle, conserve au levant monts du christianisme dans les Gaules. J'aurais

quelles duaines de mètre, de mur de l'ancien hôtel d« l'époque a | ors ra j son do l cs c \ assçT ava|)l j es aulres edjfi .

romane. Mai» il parait que. l'architecte te trouva contrarié dans ,, . . ,. „ .,

son plan pour donner de I» récité A l'édifice et en même- CeS clcvés J US( I U * 1 an ml1 - ,e ne balancerais

temps conserver le vieux pan de mur. Aussi a-t-il eu recoins a pas à adopter CCtte Opinion. Elle a pour elle Cette

un encorbellement qui lui a permis ,le donner dan. h haut une iuduction p uissan te qu i veU t à chaque chose sa

longueur uniforme. Au château d Angouléme, le comte Jean r 1 n

trouve un mur d'une grande épaisseur dan* l'endroit où il veut rais0n d 6tr O. Or, Comment S expliquer de SCm-

bàiir son prinaixai corps de îogi». u conwrve ce mur; il y place blables monuments servant au culte jusque dans

les siècles qui touchent au nôtre, s'ils n'ont pas eu pour eux la force des souvenirs et la cration de la gloire primitive et des lutte:

foi dont ils sont la tradition impérissable?

de jolie* croisées encadrée» de nervures prismatique*. Il respecte le bas d'un bastion, qu'il élargit par un encorbellement (iour

élever au deuus une tourelle. Telle est dans le passé la puissance CU pour CUX la force des SOUVCnirS Ct la COnsé-

des traditions •. on veut qu un édifice ne soit que ia reproduction cration de la gloire primitive et des luttes de la

de l'édifie* qui a oe*se d'être, comme dans les forêts le gland prend la vie au sein du tronc vermoulu de l'arbre dont les dernières branches viennent de le

ÉGLISCS TAILLEES DA« LE HOC, ATAXT «UTI Dl fAHOlSSES

Grottes Habitée* ta» dis saint;.

Grotte de aaint Cybard , à An-

gouh'iine.

Grotte d« sa.nl Gautier, à Con-

Lyon.

AUBETERRE. L'église taillée dans lo roc, à Aubeterrc, est sous le vocable de saint Jean. Elle est au-dessous d'un rocher très-élevé sur lequel était bâti le château d'Auboterre. Par co moyen , l'église était garantie de l'infiltration des eaux. Seulement une fontaine sortait du rocher et servait aux usages du culte. Aujourd'hui que ces majestueuses catacombes sont abandonnées, cl que, par un reste d'instinct religieux, on les a changées en un cimetière, on aime a entendre cette petite source laisser tomber goutte à goutte ses eaux. On dirait un balancier, d'un mouvement toujours égal, mesurant le temps à ceux qui vivent encore, comme à ceux qui attendent, dans le sommeil de la tombe, leur éternité.

L'église Saint-Jean se compose d'une abside, d'une nef et d'un bas-côté, séparés par deux colonnes polygones, et d'un vaste vestibule, peul-élrc creusé plus tard pour agrandir l'église. Les voûtes ont été taillées en plein cintre. Les portes, les fenêtres sont également en plein cintre et sans le moindre ornement ; seulement, à l'abside, on a ménagé une cornichequi sépare la paroi perpendiculaire de la voûte en cul-de-four. Une galerieaétécrcuséeau-dessus de l'abside et se prolonge dans toute la longueur du bas-côté. Les ouvertures do cette galerie sont une suite de fenêtres en plein cintre, très-rapprochées. Elles font un bel effet d'architecture.

Il est difficile de ne pas éprouver une forte impression religieuse sous ces voûtes à demi éclairées et sonores, où le moindre soupira un écho. On aimerait à ; prier, à retrouver dans l'abside le vieux autel de pierre où si longtemps se sont célébrés les mystères chrétiens. On y reçoit cependant, à chaque pas, la grande leçon du néant de l'homme ; il y a là toujours de la terre fraîchement remuée. Le tombeau du maréchal et de la maréchale d'Aubetcrre occupe

• Quelques archéologues appellent ces église* monolithe$. Tout on reconnaissant qu'il serait bon que notre langue eut un mot propre pour les monument* creusés dans la pierre, il faut reconnaître que celui de monolithe eit adopté par l'usage pour indiquer de petits temples* de petits édifice» composé* d'un seul bloc Or* de la carrière. H s'applique aussi & des parties d'architecture ; on dit : une colonne, un piédestal monolithes. L'ubélisque de Louqsor est un monolithe. Il fout que l'archéologie respecte la langue. On lui laisse le droit d'inventer des roots, mais non pas de dénaturer le sen* de ceux que le temps a consacrés.

le centre de l'abside. Ce monument remarquable sera décrit & l'article tombeaux.

Je n'ai pas Irouvé sur l'église souterraine d'Aubelerre le moindre document historique. Mais son histoire est tout écrite sur ses parois qui s'exfolient. Grotte vénérable qui a protégé la prière des premiers chrétiens, elle sera encore là, à l'heure dernière, pour rendre les dépouilles qu'on lui confie chaque année et qu'elle abrite dans son recueillement lugubre.

CIRAT. Us dimensions do cette église, également taillée dans le roc, sont bien moindres que celles de l'église Sainl-Jean. Elle n'en est pas moins digne d'intérôl. Elle est placée» l'est du bourg deGurat, dans le flanc de la colline au bas de laquelle coule la rivière de Lizonnc. Le rocher oûelle est taillée, de même nature de calcaire tendre coquillier que celui d'Aubelerre, est beaucoup moins friable et a plus de résistance. On remarque à la voûte un trou qui servait, dit-on, à recevoir la corde de la cloche placée dans un petit campanillc élevé au-dessus de l'église, etqui ne subsiste plus; les voûtes sont horizontales.

BELLE V AU. (Lo tilre de 1655 dit : BELERVAUD.) L'hermitage de Bellevau est dans la paroisse de Sers. Le seul document que je possède sur cet henni tage est un « bail à rente du 13 juin 163*. par F. de La Garde, seigneur de Nanlcuil à Michel Sauveur, hermite à Belcrvaud, d'une maison, jardin et placo silués à Belervaud '. » Il prouve que jusque dans les derniers temps, la chapelle a eu ses hermiles pour l'enirelenir. Une partie était taillée dans le roc; le reste élait d'une construction très-simple; il n'en reste plus qu'un pan de mur.

LYON. L'hermitage de Suint- Martin -de-Lyon se trouve sur la rive gauche de l'Anguienne , dans la paroisse de Puymoyen, à peu de distance de Frégencuil. Ce lieu s'appelle vulgairement Saint-Marc. Il est extrêmement désert, et ce côlé du vallon qui reçoit l'Anguienne est rempli de rochers caverneux très-propres à recueillir des solitaires. L'bermilage avait sa chapelle dans une grotte. Il n'y a pas longtemps qu'un en voyait encore l'autel auprès duquel jaillissait une eau très-pure et 1res -abondante. Le canal qui recevait la source était taillé avec arl. Au-dessus de celle chapelle est le Snre~Poiirine , passage étroit et difficile entre les rochers, pour conduire à des souterrains spacieux, dont on dit beaucoup de merveilles et où l'on prétend que se trouve la source de la fontaine. Plus bas et du même coté de la colline, on voit différentes cellules, creusées au flanc d'un rocher escarpé, dans lesquelleson ne pouvait parvenir que par une échelle mobilo ou un escalier

' Areli. Char., I. SU.

en bois. Ces cellules sont à environ cinq mètres du sol . Une d'enlr elles est très-belle el beaucoup plus grande que les autres. Servait-elle de salle commune aux anachorètes de Lyon? Je T ignore. Tout cela est d'une J'ai vu beaucoup de tombeaux creusés dans le roc au bas de ces cellules. Ils ne peuvent avoir appartenu qu'aux hermiteset au petit bourg 1 ou village qui se forma tout auprès.

Les plus anciens titres qui parlent de l'hermitage de Lyon sont, !• un acte du 8 décembre 1816, sur lequel Jean Giraud, seigneur de Frégeneuil, et Hugues Bessoc, écuyer, seigneur de Huriebite, donnent à frère Nicolas Délaule6 el aux successeurs de son ordre la chapelle de Saint-Martin de Lyon et ses appartenances el dépendances, à la charge par ledit frère de demeurer audit bermitage, de l'entretenir, d'y foire le service divin, etc. ; 2< une donation faite par Cybard Gouillaud, couseiller du roi au parlement de Bordeaux, seigneur de Durtebiie, du 8 nov. 1837, à frère Jean Le Roy, de i'bermiiage de Saint-Marlin-de- Lyon, à différentes charges y spécifiées, en u autres c d'entretenir les remparts dudit bermitage tout a l'entour » . Plus tard, cette chapelle prit le nom de Saint-Marc Bile n'avait que de modiques revenus. Bn 1785, le curé de Pu y moyen eu était le titulaire.

GROTTE DE S. CYBARD. S. Cybard, solitairedu VP siècle, habita quarante-quatre ans une des grottes qui se ▼oient au nord, sous les remparts d'Àngoulême 1 Plusieurs de ces grottes naturelles étaient fort spacieuses; quelquesunes sont aujourd'hui comblées. Celle qui se trouvait immédiatement au-dessus de la fontaine a été détruite il y a deux ans. Il reste une partie de celle de S. Cybard, agrandie par Henri de Refuge, abbé commendataire de Sainl-Cybard, et consacrée par François de Péricard, évôque d'Angoulème, le 41 août 1673.

Cette grotte, ainsi agrandie, formait un carré-long creusé & vif dans le rocher d'un calcaire très-dur. Elle recevait la lumière par la porte d'entrée et par deux ouvertures latérales, décorées de colonnes en balustre. Lors de celte restauration, on avait sculpté un encadrement dans la partie la plus saillante du rocher extérieur, et on y avait gravé en creux l'inscription suivante que nous a conservée M. Eu-

* L'acte de 1516 parle do bourg de i.yan, dani les confrontations qu'il dOOBC.

' Dtnique, pos.tqwuirag\nla quatuor utinot rrrittsumu tue, pa~

rumper (tbri puUatut, tradidit tpiribm. • L*g. S. E par ch. ordin. off. S. Autm rt aUor. SS.

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