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Le rocher sur lequel était gravée l'inscription, formait un avant-corps considérable. Il s'en est détaché une partie, il y a deux ans; ce qui a ôtê à la chapelle environ deux mètres de sa longueur. On doit savoir gré au propriétaire du terrain de protéger ce reste consacré ; il a fait fermer l'entrée et y a placé une porte. La grotte est i hors de toute atteinte de profanation».
t « A Dieu très-bon, très-grand.
La vota dn Seigneur qui ébranle le désert au milieu des Ruinons i
SerubliLlr au pa*M*e*u qui trouve uas
(«relie qui trouve un nid, Cybard l'habita.
Les sept | lieu d'horreur.
De Refuge om* ««te pierre, reluge des hérisson», pour qu'elle «erre de rvftige aei chrétiens.
Péricard, au milieu des frère* el versant l'huila sainte, Ht eon-
i et a la i
Le 11 août, l'au du Seigneur, 1 671.
Cybard mourut l'an du Seigneur 5*6, L'année 80* de son Age et la «0* de sa réclusion. » « Les travaux qu'on exécuta en 17S8 pout le grand chemin qui monte de Si. -Cybard à la porte du Palet rendirent difficile l'accé» de la grotte. En 17*0, ottwailc céiéhrerla Atedo saint qui se solennUait dans la grotte, la 1 1 mars de cluque année. Peu à peu les moines insouciants abandonnèrent la grotte vénérable. Ils arrentèrent le terrain qui l'environne au devoir de t sols de rente noble (Arch. Char. II». 698). et bientôt le saint asile devint un rcndais-vous de débauche. On est mal reçu A nous vanter le siècle qui a précédé le noire. Dans cette même année 1768, dora Benoit faisait une (curie de la chapelle des comtes d'Angoulême qui renfermait les sépultures des Taille-Fers. La chapelle Sainte- Manbe éUlt un grenier à foin et Dora Peynet avait changé en cave la chapelle des Langalerie (Arch. Char. li. *«•). Des hommes qui. an plein IV III* siècle, sans avoir pour excuse les malheurs dos guerres ou les catastrophes des révolutions, ont ainsi laissé profaner le berceau de leur abbaye, qui pouvaient, delsur cloître, voir en se promenant la sainte grotte indignement souillée, ont mérité
DE LA. d
L'autel a disparu depuis longtemps. Il ne reste que le rétablc. C'est un bas-relief sculpté dans le rocher lui-même, qui, malgré diverses mutilations, indique oepeodant un bon ciseau '. Il représente Saint Cybard couché dans sa grotte ; au second plan est un crucifix ; plus loin, un ange au milieu d'un nuage lui adresse ces mots gravés sur la pierre : epaacuj aie femuai. (Cybard, fixe ici ton séjour.)
GROTTE DB SAINT GAUTIER. Elle est creusée, a.t nord-est de Confolens, dans le (Jane de la colline escarpée sur laquelle est bâtie le ebateau. L'accès en est difficile, et je ne l'ai pas visitée. Je ne pense pas qu'elle ail jamais été consacrée au culte. Je l'indique cependant comme un reste
Voici maintenant les Milices religieux de PAngoutnois que je classe d'après les caractères archéologiques dans la période romane antérieure àl'anmil. s
Après l'expulsion des Ariens de l'Angoutnois, il y eut une grande ferveur religieuse; et comme le culte et le temple où a lieu lo culte sont l'expression visible de la foi, on se hâta de construire beaucoup d'églises, en démolissant celles que les Ariens avaient souillées. C'est ainsi qu'à Angouléme, pour s'attacher le clergé, Clovis fil rebâtir la cathédrale de Saint-Pierre, ne laissant rien de l'ancienne, dédiée à saint Saturnin.
L'évèquc Mererius, qui vivait peu d'années après cette restauration religieuse commencée par Clovis, est cité par Grégoire do Tours, comme ayant construit beaucoup d'églises et fondé un grand nombre de monastères. *
C'est donc à partir du VI* siècle que com-
l'arrèt irrévocable qui a dnj>|>e des institu'ton* vieillies <vû le peuple ne trouvait plus que le spectacle d'une molle nunebalance, pour ne pas dire d une scandaleuse oisiveté.
' L'artiste s'wt évidemment inspiré de ce» paroles de la légende : ■ Cumque se oiatiotii dedUset, consuinmata psilmomm melodia, lapidi caput rcelmavit, seque sopori dedit et inler soporU quielem voi eum divina per *t>mnutn alloquitur dicen* . Eparcbi, (amule meus, noli amplius hClc et illùc vagari causa aervidi inei, quia hoo in loco sutuam tibi opportunitaiem lamulalus met. Quant istius modi allœutionem pottmodum ûaaibus beatus sulitus «rat Eparcliius leforrc. » Lcj. S. Etmrxh, Ordm. offre. S. Anton et alior. SS.
* « Mererius multum vigilanler vel ecclesias vel erclesUe doinos et erent et compoe-uil. » Greg. Tur. ap. Gall. Chrtit.
mence la série des édifices religieux dont nous pouvons rechercher quelques débris.
Plus lard, après la décadence mérovingienne, à partir des dernières années du VIII* siècle, l'influeucc puissante de Charlemagne se fait sentir et imprime un mouvement d'organisation religieuse et politique. Il fonde dans l'Aquitaine un grand nombre d'abbayes.
Arrive enfin l'invasion des Normans. Elle occupe en Angoumois plus d'un demi-siècle.
Angoulème est saccagé par eux en 845, et ce n'est qu'en 916 qu'ils sont complètement expulsés du pays par les vaillants Taille-Fers.
A partir de cette dernière époque, et pendant tout le X' siècle, beaucoup d'abbayes sont fondées, beaucoup d'églises sont construites. Les documents de cette époque sont malheureusement très-rares. Nous u'avonsque peu de dates précises, et seulement pour quelques fondations importantes. Les autres, plus obscures, restent dans l'oubli. Voici pour ce siècle quelques dates certaines.
941. L'évèquc Fulcadus restaure l'abbaye de Sainl-Cybard d' Angoulème.
970. Donation de l'église de Courcème à l'abbaye de Saint-Hilairo de Poitiers.