PLAN DU RÉFECTOIRE ET DES RUINES DE L'ÉGLISE
Planche L^s religieux de Tordre de Gîteaux possédaient à Paris , au xii* siècle ,
'• un monastère; une chapelle dédiée à saint Bernard, leur fondateur,
s'élevait, en 1 280, dans le clos du Chardonnet, par les soins de Guillaume III, évèque de Paris. En 12^6, Etienne de Lexinton, Anglais, abbé de Savigny puis de Clairvaux, achetait un vaste terrain dans le même clos pour y faire construire. Vingt religieux profès y lurent établis et entretenus aux frais d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, frère de saint Louis. Le pape Benoît XII, qui avait été religieux de Gîteaux , fit rebâtir à ses dépens le monastère et l'église dont la première pierre fut posée le 2 4 mai i338. Ge sont les ruines de ces dernières constructions qui ont survécu en grande partie et qui sont gravées sur la planche I"^. Depuis peu d'années elles ont été modifiées pour l'usage de la ville de Paris.
La maison des Bernardins avait été un monastère et un collège; Téglise , le réfectoire et autres dépendances étaient trop vastes pour le seul usage des étudiants. L'église, telle que le plan général l'indique, avait les dispositions et les formes adoptées et prescrites par
saint Bernard. pour Tordre de Cîteaux, c est-à-dire que Fabside principale et celle des collatéraux étaient de forme carrée; vingt-neuf chapelles étaient placées latéralement aux bas côtés. Le réfectoire, composé de dix-sept travées supportées par des colonnes, occupait le premier étage; on y montait par un bel escalier moderne situé à Tangle septentrional. Une vaste sacristie s'élevait au point E ; au-dessous du réfectoire on avait construit d'immenses celliers dont les voûtes reposaient sur d'épaisses colonnes, disposées comme celles du réfectoire. Au midi de l'enceinte générale des Bernardins s'élevait un mur, reproduit à la droite de la planche , et contre lequel avaient été appuyées des constructions secondaires.
COUVENT ET COLLÈGE DES BERNARDINS