‹ Statistique monumentale de ParisChapitre 211 sur 263 · COUPES ET FAÇADES · texte numérisé non relu

COUPES ET FAÇADES

La coupe tracée en haut de la planche U, suivant la ligne ÂB du pjancbe plan des Bernardins, fait voir, à la gauche, la partie des ruines de ^ ill'église qui existaient encore il y a peu d'années; ime des colonnes de la nef principale , le bas côté méridional et l'une des chapelles y sont dessinés. Au delà s'élève la sacristie, divisée en trois travées qu'éclairent de grandes fenêtres à ogives , fermées par des meneaux.

Un toit aigu surmonte les voûtes de cette construction et y laissait un passage par lequel on se rendait du dortoir à l'église, au moyen d'un escalier tournant, situé à l'extrémité du bas côté méridional.

La coupe du cellier, du réfectoire et du dortoir, situés dans l'étage supérieur, indique l'importance qu'on avait donnée à ces constructions principales.

Le sol du cellier fut exhaussé ainsi que celui de Féglise après les débordements de la Seine qui suivirent l'hiver de 1709; c'est ce qui explique pourquoi les colonnes sont enterrées jusqu'à leurs chapiteaux.

Les arcs de cette construction souterraine sont en plein cintre; des soupiraux ouverts devant chaque travée éclairent la salle.

Le réfectoire, divisé, comme le cellier, en dix-sept travées, est sm*monté de voûtes portées par des colonnes légères ; les arcs sont en ogive ; de grandes fenêtres, dont quelques meneaux étaient encore en place, éclairent ce vaste local. L'étage supérieur dépourvu de colonnes est éclairé de chaque côté par dix-sept fenêtres en ogive; une immense charpente couvrait cette salle qui était le dortoir des religieux : cette vaste couverture a été abaissée il y a peu d'années.

La façade gravée sous la coupe est celle qui s'élève du côté de l'orient; on y retrouve les dix-sept soupiraux du cellier et le pareil nombre de fenêtres en ogive du réfectoire et du dortoir; des contreforts alternativement hauts et bas séparent les travées; le grand toit s'étend depuis le pignon méridional jusqu'à celui du nord. La sacristie est indiquée ensuite sur le dessin avec les trois fenêtres closes par de riches meneaux.

Au bas de la planche est la coupe tracée sur la ligne CD du plan; elle est prise sur toute l'étendue des ruines de Téglise et au milieu des miu-s qui séparaient les chapelles du midi. On voit à la gauche les traces de l'escalier qui servait à descendre du dortoir au chœur des religieux. Toutes les chapelles se dessinent ensuite : l'une d'elles contient la porte qui conduisait au monastère ; dans les autres on a dessiné les piscines placées poxur le service des autels. Le pavé de l'église ayant été exhaussé en 1709, elles se trouvaient au niveau du sol; à l'extrémité occidentale de la coupe est tracé le porche de l'église , duquel on commimiquait avec le couvent par une porte surmontée d'un arc surbaissé.

i .. COUVENT ET COLLÈGE DES BERNARDINS.

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