FAÇADE, COUPE ET DÉTAILS
Planche La façade méridionale du grand bâtiment des Bernardins est gravée
''^' sur la planche III, à droite; quatre contre-forts, dont deux s'élèvent
jusqu'au pignon, la divisent en trois travées. Deux étages d'ouvertures
y sont pratiqués; les unes forment des roses à quatre lobes, elles
éclairent l'extrémité du réfectoire; au-dessus on a ouvert trois baies plus larges que hautes et qui donnent du jour au bout du dortoir. Entre les sommets des hauts contre-forts une rose fermée par de riches meneaux permettait, ainsi que deux fenêtres situées au-dessus, que l'air circidât dans les parties supérieures du comble. Ce pignon et celui qui correspondait du côté du nord ont été détruits dans les derniers travaux d'appropriation de l'édifice.
En regard de cette façade, de l'autre côté de la planche, est dessinée une coupe transversale du même bâtiment; elle indique l'étage souterrain des celliers et les soupiraux qui l'éclairent; au-dessus s'élève le réfectoire éclairé à l'est par de grandes fenêtres, à l'ouest et au midi par les ouvertures en forme de roses , dont trois sont indiquées sur la façade méridionale-
Le dortoir surmonté de la grande charpente complète cette coupe sur laquelle sont reproduites les diverses ouvertures que présente la façade. Entre ces deux dessins est dessinée une porte ornée de minces colonnettes, placée sur le point G du plan; elle servait de communication entre l'église et le monastère. Au-dessous de cette porte en est dessinée une autre qui était pratiquée au bas de l'église, au point où le graveur de lettres a tracé par erreur un S.
A la droite de cette porte, sous les dessins des sculptures qui ornent les clefs de voûtes delà sacristie, du côté opposé, a été reproduit un fragment de dalle funéraire qui se voyait aux Bernardins; elle datait du xiii^ siècle , représentait im prêtre tenant un calice ; une fleur de lis était gravée auprès de lui , entre deux rosaces. Le nom avait été détruit en partie, plus loin on lisait : « Anglus natione. vir fuit. hic. . . » Cette dalle, antérieure par sa date à toutes les dernières constructions de la maison des Bernardins, remontait à l'époque d'Etienne de Lexinton.