‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 25 sur 82 · VIVE JÉSUS · texte numérisé non relu

VIVE JÉSUS

VIVB SA OO».

O CBOl ATB

BP«9 vntCA

AOOB PUB JOSTITIAV

BBI8QCB DO.'VA

VBMUM.

Au pied du ooCeao rar Icqael est bfttie Tôglise s*élève mé fontaine, en forme de pyramide, d*où s'échappe one eau froide et limpide employée avec efficacité dans certaines maladies de la peau , auxquelles on a doooé le nom Tolgaire de mai Saini'Méen.

Cette source attire, comme nous Tavons dit, on grsnd nombre de pèleritts de tous les points de la Nonnandie.

Près de cette fontaine miracDlense se dresse n» vieux chêne, dont le tronc , creusé par Taction incessante et corro'^ aîve du temps,, renferme une aiiciettiie statue en pierre, miniaiurée, de saint lUéeiw De nombreux chapelets, garnie* de médailles et plusieurs béquilles sont suspendus à la grille en fer qui protège le Saiut.

Avant la Révolution, le Prédaage bisait partie du^diocèse de Bayeox. U était compris dans Tcxemption de CanibPonMvr.

Le patronage appartenait à Tabbaye do Vat^RIcher.

Le célèbre Oonaîuique Georges, avant d'êcre abbé régulier du Val-Richer, desservit cette paroisse pendant plusieurs années. C'est là qu'il institua les conférences ecclésiastiques, qui se sont multipliées depob et ont seni de modèle dans

d*autre8 diocèses. Il mourut en odeur de sainteté en 1693» âgé de 80 ans (Expilly). '

Sous le rapport administratif, le Prédauge dépendait de Télection de Pont-l'É?êque. li comptait 3 feui privilégiés et 100 feux taillables.

Il y avait plusieurs chapelles dans cette paroisse.

Chapelle de CÉfée. — Cette chapelle^ dont il ne reste plus aucun vestige , était bâtie sur un terrain qui appartient aujourd'hui à M. Lefrançois Olivier, membre de TAssociation normande.

Le 1^ juin 1650, Joachim Vatier vend à Marin Vaticr sept pièces de terre situées au Prédauge , lesquelles pièces étaient tenues de la sieurie de TEspée, appartenant à « Antoine de La Rivière, escuier, par rente seigneuriale, avec foy, hommage, reliefs, treizièmes, etc^ »

Par un autre acte de vente, du 19 février 1706 , Guy de Lespée, escuyer, sieur de Cautepie, demeurant à Cambremer, devient propriéuirc d'une pièce de terre nommée le Costtl^ Falaise, dépendant de la seigneurie du Prédauge.

Gomme on le voit par ce dernier acte , la terre do Pré-^ dauge était divisée en deux seigneuries.

Une pièce de terre située sur cette commune porte encore de nos jours le nom de CUn^Seigneur.

Château. — Le château, bâti près de Féglise, s'élève sur le sommet du coteau, au milieu d'un joli parc dessiné à l'anglaise. (;e château, dont la construction n'est pas ancienne, ne pi*ésente aucun intérêt*

Sur le fronton qui couronne la façade orientale, on lit :

rORS lONOTCS TXRTU9 COORtTA*

CANTON DE USIEUX, 1* SBCTIOy. ^73

Sar la fiçide occideoUle est appliqué an cadran solaire, avec cette inscription :

âN • DOM • 1779

MB BOL BEOIT.

YOS UKBIU.

Manoir. — Le manoir da Prédauge , qui a été démoli il y a quelques années, datait du XVI* siècle.

Ce manoir, dont la base ou soubassement élait en pierre, offrait un étage en bois construit en encorbellement. Bâti sur l'escarpement d'un coteau , il présentait une masse irrégnlière d'un effet assez pittoresque.

On remarquait, à l'intérieur, plusieurs variétés de pavés émaillés.

Nous allons faire connaître les principaux seigneurs qui ont possédé la terre du Prédauge , à partir de la seconde moitié do XV siècle,

Robert de La Rivière était seigneur du Prédauge en 1M3 (1).

En 1540, lors de la Recherche des Élus de Lisieux, le seigneur était Charles de La Rivière.

En 1615, nous trouvons... « de Bonenfant, damoiselle du Prédauge et de Fenèbre. •

Il existait dans cette paroisse une aînesse , nommée le Gef Tropey ou Trouppé, ainsi que l'attestent : 1^ une transaction passée le 7 août 1622 entre « Guillaume Maurrey et messire François de La Rivière » ; 2*^ deux aveux, le premier, en date du 20 juillet 1656, à noble dame Marie Oescorches, veuve de « messire Charles de La Rivière, chevalier, seigneur des terre et sieurie du Prédaulge^ d*Ouillie et autres terres » ; le second rendu, le 30 mars 1685, à « noble seigneur messire

(i) MoDtftut, p. 35.

376 STATISTIQUE MOlfUMENTALE DU CALVADOS.

Rabtrt de Ia fiivièce, diovaUer, seigneur de VHmmwrt terre et seigneurie du Prédauge, Imhermais et antres lieni (1) »• par Nicolas Lemarchand, bourgeois de Lisieux.

Une autre atnesse , nommée la grande et la petite Escantonnerie ou fief ès-cantons, existait aussi dans la même paroisse. Cette aînesse dépendait de « la sieurie de Lespée. »

Le 13 mars 1731 ^ un afeu est rendu à « noble homme f messire Charles Jacques de La Rivière, chevalier, seigneur A du Pr^ugp, Lespcz et autres lieui, par damoi^elle Mariec Madeleine Collet, \« de feu Gaspard Bordeaux» représeaa tant Anne Lemarchand» épouse de feu Guy deLespez, « écuycr , sieur de Cantepie, et Louis Le Belhomme pour le « fief de i<i fiieurez, contenant quinze acres, situé au Pré- « dauge. »

Les rodevancei étaient : <c 15 sols à la 5*^Micbel et 15 sob à Noël» avec foy, hommage, etc., baon du moulin Croisel }> et obligation de « charrier les meules d*iceluy entre les quatre « portz de ??ormandie à leur propre coût et dépens. )>

Dans un acte de vente portant la date du 6 novembre 1777, la paroisse dont nous faisons rbistorique est désignée sous le double nom de la Rivière-Prédauge. •

LA BoQUETERiE. — Ce hameau , que traverse la route Impériale de Paris à Cherbourg , offrait, il y a quelques années, aux regai ds du voyageur une maison de modeste apparence, composée d'un simple rez-de-chaussée et d'un grenier. La façade de cette habitation , qui était désignée sous le nom de Maison de faïence , était revêtue de carreaux en terre cuite émaiUée provenant de rancienue fabrique du Prédauge. Ces carreaux , qui occupaient l'intervalle compris entre les co-

fl) D'Hoiier a intcrit dtnt «on Armoriât Bohert de La Rîtièfe, srlgneur du Prédauge, dont le blason est : de gueules à deux poUsanê ifûrgent*

CANTON DE USILUX , 2* SBGTION. 375

lombiges » appartenaient à six on te|rt fariélés : kû nos éuient à ptltnes (quatre compoaaleat une rosace) ; d'aatrea offraient des fléors arec une large bordure chinée ( bien et blanc); snr Tnn de ces carreaux se dessinait une croix en sautoir, etc.^ etc.

Tons ces carreaux daUient de la ftn dn XVII* siècle. Ils provenaient « d'après les renseignements fournis par un vieillard de la contrée, d'un four qui ne s'est éleînt que vers la fin dn règne de IjooIs XV.

Le bamean de la Boqneterie » appelé dans les anciens titres la Bùquetière , fait partie de la commune dn Prédange, qui était renommée |K)or ses poteries.

Le vieillard dont nous avons parlé possédait un plat émaillé» qui était une imitation grossière des anciennes ialences de Bernard Palissy. *

Mous avons vu, dans une ferme située k la Pommeraye (aujourd'hui réonie k la commune St^Désir de Lisieox), un antre plat provenant de la même fabrique , mais d'une exéctition tellenient soignée qu'on aurait pu très^-bien le prendre pour un vrai Palissy. Ce plat, dont l'émail est parfaitement conservé , représente Vénus sortant dn bain. La déesse,'' étendue dans une espèce de baignoire nattée , garnie de feuilles de f igné , est entourée d'Amours. L'un de ces Amours lui tient les pieds ; un antre loi présente une coupe contenant uue liqueur bienfaisante. Plusieurs offrent k la déesse des raisins. Une ceinture de marguerites ( BeUiê peretmis) entoore le plat, dont les bords sont festonnés.

Aux XVP et XVIP siècles , le Prédauge était le centre d'une fabrique impoilante de poteries, dont les prodoits remarquables étaient recherchés dans tonte la Normandie. Toot le monde connaît ces brillants épis, en terre culte éinalllée, qui couronnaient le faîte de nos manoirs et les lucarnes de nos maisons bourgeoises* Ces épis rivalisaient, par l'originalité

de la eoDipositioD et Fédat do coloris» avec les magnifiqoes faïences de Bernard Palissy. Gabriel Dumoolin , coré de Menneval , les comparait , dans son enthoosiasme , aux produits da même genre de l'industnease Venise» celle ancienne reine de l'Adriatigne : « On foit à Manerbe » près ft Lysieox (commune voisine da Prédauge) » des vaisselles « de terre qui ne cèdent en beauté et en artifice à celles (( qu'on nous apporte de Venise. » L*opinion de l'auienr de Y Histoire de Normandie se trouve corroborée par les lignes suivantes, de M. Pottier, conservateur de la bibliothèque et du musée d'antiquités de Rouen , membre de l'Institut des provinces :

« Tout plat décoré dans le genre de Palissy , fût*il digne (( par sa finesse et sa réussite de passer pour une des œuvres c( excellentes de ce maître , s'il a été rencontré dans notre • contrée avant tout déplacement , doit être suspea au « premier chef d'être un produit de la fabrique lexovienne. « Les artistes, ajoute ce savant, qui créèrent et exécua tèrent ces épis avaieifl^certes assez de talent et d'habilelé tt pour imiter, même à s'y méprendre, les œuvres du maître (f Saintongeois, et pour en inventer au besoin de nou- « velles (1). 1

L'un des plus beaux épis sortis de la fabrique du Prédauge couronnait l'ancien manoir de la Vigannerie, à Pontfol (Calvados), et il a été figuré dans l'article consacré à cette paroisse (tome IV de la Siatiuique).

Un amortissement dans le même genre surmonte le colombier d'un manoir situé près de Livarot

Tous ces épis , dont la décoration était très-variée , se composaient de trois parties :

i"" D'une base offrant trois faces. Les deux faces anté-

(I) BuUetin mwumentai, t. IX , p. 7S9«

rieores étaient décorées d'ane jolie tète d'ange en hautrelief, dont le coa était muni d'une large collerette. La partie postérieure , qui s'adaptait à la croppe d'un toit ou à celle d'une lucarne, était fendue;

2« D'un yase , de forme ovoïde , dont la panse était ornée de têtes d'anges, reliées entr'elles par des draperies alternant souTent avec des têtes de bélier. Du goulot du vase sortait , en s'épanouissant , un gracieux bouquet , composé de fleurs et de fruits du pays , parmi lesquels on distinguait le lis de nos jardins (Ulium candiduv^) , des poires et des pommes » couvertes d'un brillant incarnat ;

S"" D'un pigeon ou d'un pélican ^ posé sur une boule que supporte un léger pédicule.

Un grand nombre de vases formant , comme nous venons de le dire, la partie intermédiaire de l'épi, présentaient une double courbe; la partie inférieure étant convexe et la partie supérieure concave.

Quelques-uns affectaient la forme d'une poire renversée. Les couleurs dominantes de la couverte métallique étaient le blanc, le jaune, le vert, le bleu foncé, le violet et le brun.

I^s épis émaillés furent remplacés, au XYIIP siècle, par des amortissements simplement vernis au plomb. Par leur composition moins riche et moins élégante et leur exécution grossière, ces nouveaux épis annonçaient une époque de décadence; ils n'étaient pas cependant dépourvus d'art Leur forme se rapprochait de celle des épis émaillés que nous avons décrits. La base , décorée de mascarons ou d'animaux fantastiques , servait de support à uq vase à plusieurs anses, surmonté d'un pigeon.

Quelques-uns de ces amortissements représentaient de petits personnages tirant de l'arc.

C'est à cette époque de décadence que remontent ces

576 STAT18TIQCB MONUMfiNTALE ÙV CAL?AIK)&

iMMiibreuses foniaines^lavabo , émaillées aa plomb » qui con^ atituaiem ane iiranche importante de commerce. Ces foo- (aioes , dont la panse est ordinairement coo?erte de fleurs de lis en relief, sont garnies sur les côtés d*anses contournées. Un pigeon , posé sar une boule, forme Tamorlissement.

L*une de ces pièces est signée : Vincent du Prëdacgb. Nous avons retrouvé ce nom sur un encrier en terre cuite , de la même époque.

La terre employée par les potiers du Prédauge , pour la fabrication de leurs Tases, est une aiple plastique supérieure à la craie , qui a été signalée dans la Topographie géognos" ligue du Calvados,

1^ fabrique du Prédauge, aujourd'hui bien dégénérée, comptait encore, au commencement de ce siècle, une vingtaine de fours. Le nombre actuel des potiers qui façonnent ces vases grossiers que nous voyons exposés sur nos marchés est réduit à huit.

M. Morière , professeur ii la Faculté des sciences deCaen, membre de TlnsUtul des provinces, a publié, en 1850 , dans V Annuaire normand, une notice intéressante sur Vindustrie potière dans le département du Calvados.

Cette industrie , toute locale , remonte à une haute antiquité. Les quatre beaux vases funéraires en terre cuite émaillée , d*un blanc-jaunâtre, découverts à Lisieux en 1861, et dont l'origine gallo-romaine ne saurait êli^e contestée , sont é\idemment des produits de la fabrique lexovienne, ainsi que les nombreux fragments d'amphores, et autres vases à usage domestique , retirés de la rivière qui traverse la ville.

Parmi les nombreux fragments de cette belle poterie rouge en terre samienne, dite sigillée, que les Romains faisaient venir de très- loin et que nous avons également recueillis , se trouvent plusieurs marques ou estampilles de

potiers gallo-roniûinf». Sur l'on de ces fragments que nous avons déjk signalé, on Ht le Lisofil (bmsis; le nom du ^potier manqae ) indiquant le nom de la cité on de la contrée où ce beau îase a été fabriqué.

Au moyen-âge , la fabrique lexovienne jouissait encore d'une certaine célébrité. Nous possédons un fragment bien conservé d'une petite patère en terre cuite, d'un blancgrisâtre, qui a gardé sa couverte métallique (oxyde de plomb). Cette petite patère, que nous faisons remonter au XIIP siècle , est décorée d'étoiles et entourée d'une légende religieuse en caractères gothiques du temps qui commence

par ces mots : mater dei indiquant sa provenance ;

elle était placée dans une église et servait au culte. Nous pourrions signaler encore quelques curieux fragments de poteries, offrant une pâte identique , mais d'une époque postérieure (XV siècle). L'un de ces fragments, dont le vernis est presque entièrement disparu , est couvert de lettres gothiques de grande dimension.

Mais l'époque la plus brillante de celte industrie dans noU-e contrée était , comme nous l'avons dit , le XVr et le XVn* sîècie. C'est ii cette dernière époque qu'il faut reporter l'cxéculion des statues en terre cuite émaillée qui décoraient le fronton du pavillon central du principal corps-de- logis de l'ancien palais épiscopal, donnant sur la terrasse , ainsi que les nombreuses statues qui ornaient les magnifiques jardins au milieu desquels s'élevait le château des Loges, résidence d'été des derniers évêqnes de Lisieux , située à peu de distance de Lisieux , au midi.

M. Raymond Bordeaux , dans une séance tenue à Bernay au mois de juillet 1849, efit le premier qui ait appelé l'anention des savants sur l'andonne fabrique de poterie de Manerbe et du Prédauge, à laquelle la Géographie Blavienne a consacré quelques lignes d'éki0e& Les brocanieurs,

dont le nombre s^est considéraUement augmenté de nos jours, faisaient déjà passer les figurines et les vases du Prédauge pour des faïences.

LA BOISSIÈBB (1).

La Boissière, Buxeria.

Le village de la Boissière , situé à 8 kilomètres de Lisieux, est traversé par la route impériale de Paris à Cherbourg.

L'église , dont la construction remonte à la période romane , s'élèVe à peu de distance , sur la gauche de la route.

Les murs latéraux , construits en grossier blocage et recrépis , sont soutenus par des contreforts plats.

TjDutcs les fenêtres sont modernes et sans caractère.

Le portail occidental est surmonté d'un petit clocher en charpente , recouvert en esscnte , supportant une pyramide hexagone. La cloche, dont le diamètre est de 61 centimètres , offre rinscription suivante :

1713 H* EDMOND DAQVIN PBR* CtRÉ DE CE LIE? MA BENITE. U1 ESTÉ NOMMEE MABIE CATHKBIRRB PAR ROBLB DAMB CATHRRIHIIB DR MRRDIAG ET NOBLE HOmB LOTIS VALRNTIH COSTA RT -CSG'. SO'. BOlfORiRB DBCBTTB PAROnSB DB LA BOlSSiàBB ■ BT P.

IBAH AVBBRT DB USIEVX MA FAITE

Derrière le chevet , qui est droit , s'élève une sacristie éclairée par deux petites fenêtres carrées avec vitrage en plomb protégé, à Textérienr, par de curieux étançons. Cette sacristie paraît dater du ^MV siècle.

On remarque , à l'intérieur de l'église , le tabernacle du

(1) Notes par M. Pannier.

maUre-anteL Ce tabernacle, qai date du r^e de Louis XIV, est enveloppé d'un riche manteau doni les draperies, retenues par une torsade, retombent avec grâce en larges plis ondoyants.

Les voûtes sont en merraln.

On conserve avec soin une ancienne chasuble à personnages, malheureusement incomplète, qui date du XV* siècle ou du XVp, ainsi qu*une jolie chasuble, style Louis XV, dont les orfrois sont semés de fleurs ( roses , pensées , etc. ) brochées sur soie blanche.

L'église de la Boissière est placée sous l'invocation de Notre-Dame. Le patronage avait été donné en 1218 aux religieux de S*^-Bafbe par Baudouin Rastel, qui vraisemblablement était seigneur do lieu.

Sons le rapport administratif, la Boissière faisait partie de l'élection de Pont-l'Évéque. Cette paroisse comptait, avant la Révolution, U feux privilégiés et 15 feux taillables.

En 1713, suivant Tinscription de la cloche que nous avons donnée , • noble homme Louis-Valentin Costart , escuier », était seigneur de la Boissière.

On trouve ensuite en possession de la môme seigneurie , ou seulement du même titre : 1^ Jean-Baptiste-Pierre Labbcy, seigneur de la Boissière et de la Rocqnc-Baignard, conseiller au Parlement de Normandie, qui épousa^ le 18 avril 1752, Louise-Gabrielle-Jcanne Filleul, fiUc du seigneur des (ihesuels ; 2* messire Nicolas-Paul de Grien d'Estimanville , chevalier, seigneur de la Boissière, plaidant, en 1782 et 1783, au bailliage de Pont l'Évêque.

Ferme de Rome. — Le nom significatif de cette ferme rappelle l'invasion des Romains dans notre contrée: • ce • nom , dit M. Guilmelh , est un souvenir de la ville éter- « nelle , appliqué par quelque riche colon romain ^ ta villa

\S2 STATiSTlQUB MONUMENTALE DU CALVADOS.

« qui éuil, dans cette partie des Gaales, le centre de son es- « pkMtation agricole ou forestière. »

LA HOUBLONXIÈRB (1).

La Hoablounière , Bomblonneria, Houblonnena,

Cette paroisse dépendait de rélection de Pont-l'Évéque , sei^enterie de St-Julîen-Ie-Faucou ; on y comptait U feux privilégiés, 56 feux taillables ou 300 kabitauls; aujourd'hui on en compte 279 seulement

L'église et le château de la Houblonniére forment un groupe pittoresque que ne manquent pas de remarquer , à la sortie du tunnel de la Motte, les voyageurs qui fuient de Lisieux vers Caen.

L'ensemble de Téglise date du XIIP siècle, cependant le mur septentrional de la nef, avec ses trois contreforts plats , sa corniche à modillons grimaçanls et son blocage disposé en arêtes de poisson , remonte évidemment jusqu'à Tépoque romane. Le mur du midi indique le Xlfl' siècle par ses caractères généraux ; il est, comme celui du nord, fhnqué par trois contreforts. On n*y voit qu'une seule des fenêtres primitives y étroite lancette dont les compagnes ont été remplacées, au XV* siècle, par deux grandes ogives flamboyantes. Une seule lancette se voit aussi du côté du nord. Les deux autres ouvertures sont modernes. Le pignon occidental date du Xtir siècle. Trois contreforts le buttaient : un au centre, deux aux extrémités ; une croix antéfixe termine le pignon. Au XV* siècle , on a supprimé le contrefort central pour pratiquer une porte en remplacement de la porte primitive, dont on voit l'archivolte garnie de moulures toriques au bas du mur méridional

(t) Noies de M. Cbari» Vasseur.

CAKTDN DE LISIËUX^ 2* SECTION. S83

Celle OQQfelle porte eai précédée d'un pwrclie ea boi^, probnUemeat du XV* ^le ; tes vaauox soai ^ pauoeaux plissés. Le chœur est tout entier du XHP siède, partagé en deai travées par de laides oontreforts. Qa y reiroove la coraiobe à modiUons qui orne les deux mars latéraux de la aef. On B*y îoît aacune fenêtre primitive, Toa^s Iqs onver-* tores sont modernes, sauf, au midi , une petite l;»aie subtri-» bbée qui parait être du XV* siècle.

Le ohevet est droit, avec iemji conirefort&; il est caché par une sacristie peotagonale du XYIIP siècle,

La toor est placée entr^ chœur et nef , en avant-corps , du côté du midi. Sa I)ase est construite en pierre de moyeu appareil avec joints fort larges ; elle pourrait « par conséquent , remonter jusqu'au W siècle. )îlle n'a aucune ouverturo caractéristique. Sa hauteur n*est pas considérable. Àu-deàsus de la corniche, pour Texhausser, on avait fait un corps carré en cliarpeiite revêtu de bardeau , qui portait une pyramide aasex élancée à pana coupés. La croix était richemeiu travaillée. Tout récemmeut, on a changé cette disposition. On a surélevé la tour en maçonnerie d'une manière peu proportionnée au volume de sa base , de aorte qu'elle ne manque pas de ressemblance avec une clieminée d'umne.

Au nord , au point de jonction du chœur avec h nef, se trouvait une construction en maçonnerie qui remontait an XV* siècle. C/étaitIa cage d'un escalier descendant, d'une galerie couverte jetée au-dessus du cimetière , au banc seigneurial placé au côté de réva*:igile, à Tintérieur. Au moyen de cette galerie , dont rétahibsement ét;ait peu conforme aux lois ecclésiastiques, lie seigneur pouvait se rendre, à couvert, de ses appartemenl^ ^ Téglise; car Tuo des corps-de-logis du château longeait le cimetière. On a supprimé cet état de choses, il y a quelques années.

L'intérieur a conservé de Tintérêt. Les fonts baptismaux ,

38^ statisuque monumentale du calyados. qui se présentent d*abord anz r^rds , datent da XY* siède. C'est ane cave octogone en pierre , sculptée sur chaque face d*UDe accolade.

La nef est recouverte par une belle voûte en carène avec charpente apparente. Le sous-faite est orné de rosaces découpées à jour, et les douvettes de merrain sont cbatgées de dessins. Sur les sablières sont des écussons, malheureusement mutilés. Sur l'un, cependant, j'ai cru reconnaître un fascé; l'autre , vis-à-vis, était parii : le premier fascé, le second chargé d'un lion. Dans une fenêtre, au sud, restent quelques fragments de vitraux de la dernière époque gothique, une résurrection des morts en grisaille.

Les deux petits autels sont sans intérêt. Les piscines qui les accompagnent méritent l'attention. Celle du nord est ogivale^ avec moulures toriques ; sa base fait saillie sur le mur. Celle du sud est en accolade. Sa cuvette a la forme d'un pentagone sur lequel court une guirlande de feuilles frisées , au milieu desquelles est jeté un écusson où j'ai cru distinguer le contour d'un lion.

L'arc triomphal date du XIII* siècle. Son archivolte extérieure est garnie de tores qui reposent sur des colonnettesw La voussure intérieure retombe sur un pied-droit dans lequel, du côté du nord, est incrustée l'inscription suivante :

C)S bnunt ttfmt vkfrtUct et

(tratnwffftrt ipnaewui meut» Mfim

floilam k^utl trrsf a«ea Uu mil o*^

xxtm if xxo* haxanU et mtsht 3cf|a»

SatKtnt ^ctba lira mtl 9^ f t xx Ir xxo*

ht ratllrt rn \^ vnrnt ylirt mrrft et nctr

un U cnti». 1tei|itt(Mattt m fost ^ amn.

Les deux travées du chœur sont voûtées en pierre avec

CANTON #E USIEDX, 3* SECTIOMb 383

ans-dnUeaux et arceaux croisés* doBl les relaitabéës portent sur des faisceaux de colonnettcs que l'on a sliifNdefncfit coupées auHlessousdes diapîteaus. Ces chapîteanisont sculptés de feuillages et de crossettes « comme oa en trouve à la première époque ogivale. Un cordon torique se profile sur le ou des mtuB» au niveau des tailloiiv des chapiteaux. Il servait sans doute d*apput aux fenêtres primitives. L'aotei, en marbre* date de la 6n du dernier siècle. La lampe peut remojiter au règne de Louis XIIL Une statue de saint Firmin appartient au moyen-âge* comme un bas*reUef en pierre , de 18 pouces de haut * qui représente saint Christophe. L'exiécption eu est iiaîve et les détails curieux : Tenfant , assis sur l'épaule du Saint , a saisi d*une main une touffe de cheveux de son porteur.

Les deux clocbes portent des inscriptions qui méritent être transcrites. On remarquera la date de la plus greffe : bien peu, ceruinement* furent fondues cette année^là :

LAN 1790 M. GOT DUTAt 08 BOJIKSTAL , PBéSlDBITt A ttOUTISR AU PABUBKBMT DB ■SUBM ARMTi DE »AIR CSCILB FBAUÇOBB M ABOPBBtTB ■KNBntTB OUVOlfCitl. SA MàBB TBVVB SB 601 GLAUBB RIGOLLAS »liVA|, DB BOKftBVAL AOSl PBBSIDBNT A MOBTIBB AU PABLBIIBIIT OB BOQBN — BN SOB VIVANT SEIGNKUB BT PATRON DB CBTTB PAROISSB BT AUTBBS LIBtX MONT nOMHBB HABIB GBCILLB. M. BICOLLAS FRARÇOIS LOl'IS — LF.COQ ClBR DB CATTB paroisse ma BENIE B?l PRESE.XCE OB THOMAS LE SIFPLBCR MAIRE , LOOIS QBANVAL lOSEPH JIDTIRV OPPrCIEKS — L. BBONIBB P** DB LA COM* MQNB BT IBA:« CASTBL TBB90BIBB.

LAVILLBTTB OB LVIBVX MA PAITB.

LAN ISi^i M' 00 T CHARLES OSCAR DUVAL COMTE DB BONNEVAL ASSISTE DB MADAME LA COMTESSE DB BONNEVAL NEE MARIE ANTOINETTE CHARLOTTE LAVRB DB sAbOB MONT NOMMEE MABIB , M* 1 ' JOLIER PBOSPIB DROTEN GO RE DB CBTTB PABOI088 MA BENIE BN PBESBNCB DB MM. THOMAS BLAISB MAIBB J' BAfTUVB BOGAOB BT LES AVTBBB MBMBBBB DB M FABBlQfl. F. BAJLLT PBBB BT FILS FONDBOBS A CABB.

386 STATI8TIQCB MONUMEirrALE D0 CALVADOS.

La croii da cimetière « eo liois, do XVIIP mède» est d'ane forme assez gracieuse.

L*if mesure environ 2 pieds et demi de diamètre.

Gomme on a pu le voir par l*inscriptioQ tomulaire transcrite plus haut , la cure de Notre-Dame-de-la-Hooblonnière était divisée en deux portions à la présentation du seigneur du lieu. Elle était comprise dans le doyenné do Mesnil- Mauger.

Cftateati.— -Le château est attenant à l'église , que ses bâtiments enclavent de deux côtés.

Ces bâtiments sont disposés de manière à former deux cours.

La première a h forme d*un carré long à peu près régulier. On y accède par une porte et une poterne ornées de sculptures qui indiquent la fin du XV* siècle on le WV. On en peut juger par la vue que nous présentons. A gauche de cette entrée, 8*élève une belle tour dont la construction est soignée, dont les murs sont épais de plus de 3 pieds, dont la situation a quelque chose dUmposant, et qui néanmoins paraît avoir été faite simplement pour servir de colombier. Elle n'a plus sa toiture. Elle pourrait être un peu moins ancienne que la porte qu'elle accompagne. Toutes les autres constructions de cette cour, en pierre, avec fenêtres à moulures prismatiques, indiquent le XVP siècle, d'est le manoir proprement dit

Dans la seconde cour, il n'y a qu'un, seul côté garni de bâtiments. Ils sont en bois. La salamandre sculptée sur une des lucarnes et les autres caractères de l'ornementation indiquent le règne de François I". Gomme partout, Tintérieur a été retravaillé sous Tx>uis XLY ou sous Louis XY. On n'y voyait rien de particulier. Il y avait une chapelle.

On prétend que ce château a appartenu aux Templiers. Les riches archives qui y sont conservées pourraient , sans

388 STATISTIQUE MONUMfiKTALS DU CALVADOS.

doute, donnerdes éclaircissements sur ce point Je n'ai tronTé que trè$»peu de documents sur cette terre.

On trouve dans Montfaut , Jean Guérin , qui vivait noblement à la Houblonnière, en 1/^63.

Dans les premières années du XVII* siècle, noble bomme Jehan de Cardiglard se qualifiait seigneur de Serre , la Boê et la Houblonnière.

An XYIIP siècle , la famille do Val de Bonneval la possédait, ainsi que diverses autres paroisses environnantes. Elle en reprit possession après la Révolution. Enfin , le 16 janvier i860, le château et la terre ont été vendus par M. le comte de Bonneval à M. Malhéné, de Cambremer, qui, voulant en faire son habitation, y a exécuté des travaux importants.

LA MOTTB-iEK-AUGE (1).

La paroisse de La Motte est réunie à celle de St-Pierre* des-Ifs. L'église, entièrement détruite, avait rang de prieuré et était à la nomination du prieur de S**-Barbe. Elle avait pour patron saint Michel et se trouvait comprise dans le doyenné de Mesnil-Maugor , le plus considérable de tout Tévéché de Lisieux. Sa population n'était pas nombreuse : au XVIIP siècle, elle ne se composait que de 26 feux, dont 1 privilégié : environ 1 30 habitants.

La seigneurie de La Motte , qui fut même qualifiée de baronoie, appartenait dès le XII* siècle aox religieux de S»*-Barbe.

Cependant on trouve, au XVIII* siècle, plusieurs membres de kl famille Bréard prenant le titre de seigneurs de la Motte. Le nom de Ton d'eux , Pierre Bréard, figure sur la cloche de l'église, datée de i607, transportée à St-Pierre-

(4) Notes de M. Charles Vasseur.

GASITON DE LISIEUX , 2* SECTIO!t 389

des^Ife. Son fih o« petit«flte» Jacques Bréard , escuyer, seigneur de la Motte, est mentionné dans une Ntttenoe do ?îconte d*Aoge, dn 18 juillet 1667. Celte lamiUe paraît être originaire de la Basse-Normandie. Pierre et Guillaume Bréard furent trouvés par Montfaut, en l/i65, à Ftoocar* ville, eergenterie de S^'-Mère-Église, élection de Garentan.

LES MORCBAUX (1).

Les Monceaux , Moneeaulx.

La commune des Monceaux est réunie, pour le culte, à celle de la Boublonnière» Elle tire son nom de la couGguration du sol, qui est très-accidenté et formé d'un grand nombre de petits monts.

L'élise , bâtie sur un monticule marneux , appartient au roman de transition.

Le mur méridional de la nef, soutenu par trois contreforts plats • présente l'appareil eu feuilles de fougère. Il est percé de deux fenêtres ogivales trilobées , avec moulures prismatiques, du XVI* siècle, et d'une fenêtre à arc sorbaâssé dn XVIIP.

On remarque, de ce côté, les vestiges d'une porte ï ogive de transition qui donnait accès dans la net

Le mur septentrional , primitivement roinan , a été reconstruit Il offre un seul contrefort plat , vers l'extrémité occidentale. Une fenêtre ogivale trilobée a été pratiquée dans ce mur au XVI' siècle (1357). Il n'y avait dans l'origine aucune ouverture de ce côté.

La façade occidentale , soutenue par deux contreforts plats, présente l'appareil roman en arêtes de poisson.

Cl) Nqics di M. Pannicr.

La porte à pfein-cintre, précédée d'an porche en bois, date senlenient da siècle dernier.

Deux fenêtres ogivales, accolées, garnies d'un gros tore que Ton peut voir à Tintérieur du docber , s'ouvraient dans le gable.

. Le clocher , de forme carrée , est construit en charpente et coutert en essente , ainsi que la pyramide octogone qui le surmonte. La date de sa construction est gravée au trait sur une des poutres qui le supportent , à l'intérieur de l'église:

BJBC nOBLlCM CHARITATIS OPB TUBEIS BX8CBGBBAT AN. D, I. 179S.

Le chœur , construit en retraite sur la nef , est également roman. Il est éclairé au nord par une fenêtre primitive, étroite à l'extérieur, et trèsébrasée à l'intérieur de l'édifice. Une petite fenêtre ogivale, avec moulures en chanfrein, du XYI* siècle , et uoe fenêtre à arc surbaissé , du siècle dernier , s'ouvrent dans le mur méridional. Le chevet est droit et, en grande partie, masqué par la sacristie. Un cordon sur lequel s'appuyaient les fenêtres primitives règne autour du cbœur.

Sur les murs latéraux se montrent les vestiges de deux arcades à plein-cintre, qui se correspondent et qui probablement supportaient la tour primitive, placée sur le cbœur.

Une jolie piscine romane, à deux baies trilobées, séparées par une colonuette dont le chapiteau est orné de crosse ttes, eiiste à Fiotérienr, du côté de l'épttre.

La voûte du chœur et celle de la nef sont en bois.

L'arc triomphal est de la dernière époque de l'ogive.

A l'extrémité de la nef sont placés deux petits autels. L'un d'eux est décoré d*une statue représentant l'ange Gabriel. Cette statue, qui paraît remonter au XY* siècle, est très-bien miniaturée. La robe , d'un bien d'azur , est

CAffTON DE LISIEOX, 2« SECTION. 391

semée de fleorons bbncs ; par-dessus est an manteaa roagc couvert de gemmes affecunt la forme de qnatre-feuilies. Ce manteau est retenu par une agrafe. Les ailes de Fange « entièrement déployées, ont leurs pennes alternativement peintes en rouge et en bleu. L'ange Gabriel tient dans ses mains un volumen sur lequel on lit Tioscription suivante, en lettres modernes :

CIATIA PLBIIA*

L'antre autel est consacré à Marie. La Yierge-Mère porte un manteau doublé d'hermine. Sa tête est surmontée d'une couronne ducale. Cette statue date du XV* siècle, comme la précédente.

Près de cet autel , dans une niche creusée dans l'angle de la fenêtre , est placée une petite statue , représentant la Sainte-Vierge foulant aux pieds un animal qui ressemble à un lion. Sa robe bleue , semée de gemmes , est retenue par une cordelière. Son manteau rouge est doublé de blanc Celte statuette et celle de l'ange Gabriel ont dû être réunies autrefois, pour former le groupe de l'Annonciation.

Dans le mur méridional de la nef est creusée une piscine trilobée, avec moulures en chanfrein, dont nous ne pouvons préciser l'époque.

L'église des Monceaux est sous l'invocation de saint Michel, S. MichaeL

Au XVP siècle et au XVIir , le patronage de cette paroisse appartenait au prieur de S**-Barbe.

Les Monceaux dépendaient, avant la Révolution, de l'élection de Pont-l'Évêque.

Sous le rapport ecclésiastique, cette paroisse , qui comptait

1 feu privilégié el^SO feux taiUabIcs , dépeodail d« doy^oné de Memil-Mauger,

Au nord de TégUse s'ouvrent, dans la iname , plusieurs grottes tapissées de lierre, d*on effet pittoresque.

LE MESSIlLp-SlHOir (1).

Le Mesnil-Simon , MesniUum Symùnis.

L'église Notre-Dame do Mesuil-Simon s'élève sur le penchant d'une colline qui doniue un charmant vallon , traversé par le chemin de grande communication de Lisieux à St-Pierre-8ur-Dive.

La partie la plus ancienne de cette église est la nef, qui appartient au style roman. Le mur méridional est flanqué , vers Texiréroité orientale , de deux contreforts plats ; à l'ex- ' trémité opposée s'élèvent deux contreforts saillants qui datent du XV* ou XVP siècle. On remarque, de ce côté, une petite fenêtre romane sans mouIui*es qui a été bouchée.

Une fenêtre en forme de lancette , à moulures rudimentaires , du XIII* ou XIV* siècle , et une autre fenêtre sans caractère éclairent la nef.

Le mur septentrional ne présente qu'un seul contrefort plat Deux autres contreforts , du XV* ou XVI* siècle , sont placés vers l'extrémité occidentale. Ce mur est percé de deux fenêtres sans caractère. Il n'y avait primitivement aucune ouverture de ce côté.

Un porche en bois, du XVI* siècle, précède le portail occidental, soutenu par quatre contreforts dont les glacis sont très-inclinés. La porte qui donne accès dans la nef présente une ogive obtuse formée d'une moulure torique

(i) Notes de M. Pannier.

Page 1