GANT03I DC USISUX , 3« SECTION. SOS
reposaoi sur ane coionnetle , doat le chapîtefta simpleiBent épanneié et la base indiquetit les premières anaées dn XV* siècle. Celle porte est surmontée d*ua ocolas do même tempfw
AiHtessus du gable s^élève ud ciocber en charpente , recouvert en esscnte. Ce clocher renferme une cloche qui porte la date de ISOS. Voici son inscription :
L*Aii i8€i5 lài Èti BBVin pae h' ntAnçott nv% onmTàNT du
MBSHIL^SIMOR , ROMMéK tOOISK ÂIW&B PAR M' lEAN HUllÇOIS AMABLl
BABOBL I.AS09 BT M* L0UI8B HABO*** 8BVB5TBB PIBABB AHABLB BUVAI.
FRANÇOIS THIBIOT FONDBOB.
Les murs de la nef offrent les vestiges d*une litre fonèbre*
Le chccur est faiblement en retraite sur la nef. Deux contreforts saillants, du XV* ou XVI' siècle, soutiennent le mur méridional qui est percé de deux fenêtres ogivales dont Tune affecte la forme d'une lancette. Cette fenêtre , étroite par i-apport à sa hauieur, a probablement remplacé une autre fenêtre , du Xlll* siècle, ou peut-être cette dernière aura-t-eile été seulement retouchée. L'aoïre ouverture d^te de la dernière période ogivale.
Au mur septentrional du chœur est accolée une chapelle seigneuriale, dont la construction remonte au XVIP oq XVIIP siècle. Plusieurs pierres, forinaut saillie , portent les traces d'un écusson armorié apparleuant au seigneur qui a fait ériger cette chapelle. Le mur septentrional est percé de deux fenêtres cintrées. On remarque à Tintéricur de cette chapelle, qui sert actuellement de sacristie, une fenêtre carrée à tracerie flamboyante qui éclairait autrefois Icchànr.
Le chevet est droit et percé d'une fenêtre Q(;ivale tri* lobée , du XV** ou XVI* siècle. Deux contreforts du même temps sont placés aux extrémités.
L*aro triomphal qui sépare , à l'intérieur , k chœar de la nef est dans le style agiTal tertiaire.
Les voûtes sont en merrain.
On remarque dans le chœur , do côté de l'épltre, une piscine surmontée d'une accolade ;, qui date de la dernière période de Togive.
Le maître-autel est accompagné d'un beau rétaUe et d'un élégant tabernacle dans le style Louis XIIL
A l'entrée du chœur s'élèvent deux petits auteb dans le style Louis XIV.
Nous signalerons aussi une belle lampe , du XVn^ siècle ( l'* moitié ) ;
Et parmi les vases sacrés, un calice en argent massif, du siècle dernier.
On a relégué dans la sacristie un très-beau siège seigneurial à haut dossier , qui date de la fin du XV* siècle ou des premières années du X\l\ Le dossier est formé de deux panneaux ornés de dessins flamboyants. Les monlanls du fauteuil se terminent par des espèces de clochctoas.
Le patronage de l'église appartenait , au XIV* siècle , à l'abbé du Bec (abbas de Becco).
Sous le rapport administratif, le Mesnil-Simon faisait ' partie, avant la Révolution, de l'élection de Pont-1'Évéque. On y comptait & feux privilégiés et &2 feux taillables.
La terre ainsi que le patronage de l'église appartenaient à l'abbaye du Bec, qui en avait été gratifiée par Foulques d'Aulney f • . . . Ex dono Fulconis de Âlneto et hominum svorum , tnanerium de Mesnillo Sifnonis cum ecclesia et - omnibus ecclesim et manerii pertinentiis). Aussi, pendant tout le cours du moyen-âge, ne trouve-t-on aucun seigneur du Mesnil-Simon.
Lesv moines finirent par aliéner, au moins en partie , leur domaine.
CANTOn DE LISIEUX, 2' SECTION. S95
« An commencement du XYII* siècle, b terre da Mesnil- « Simon était possédée par le baron de La Lathumière, qoi la a Tendit , par contrat passé devant les notaires de Yalognes , • le 28 novembre 1606, k AL Le Sens de Rocqneville. « Celni-ci n'en jouit pas un an. Par contrat du 25 novembre € 1607, il; la revendit à Jacques Dnnot , seigneur de Gam- « pigny-BervîUe. On ne voit point dans la généalogie de « cette famille , ajoute M. Charles Vasseur, qu'il Fait trans- « mise à ses enfants.
« Vers le milieu du XVIIP siècle, continue M. Yasseur, « Charles de Margeot était seigneur de St-Ouen-le-Hoult et « du Meaiil-Simon. Il avait pour femme Françoise Le 0 Normand , la septièpoe des enfants de Gabriel Le Nora mand , sièur du Bucbet , et de Marie du Pommeret
• Quelques années après, Gabriel-Auguste de Lyée prenait « le titre de seigneur de Belleau , du Mesnil-Simon , Cropus « et la Crétinière. Il épousa en secondes noce^ , le 18 sep- « tembre 1749 , Marie-Charlotte Labbe^ de La Rocque , qui <c lui donna quatre enfants. L*a!né, seul fils, Jean-Baptistec Louis-Auguste de Lyée, chevalier mousquetaire du roi, fut « seigneur de Belleau , Mcsnil-Simon, la Crétinière et autres « lieux. Il habitait ordinairement son château de Courson. »
Maison des Douaires. — Tout près de la route de St- Julien s'élève une maison , appelée dans le pays la Maison des Douaires.
La façade principale , qui regarde l'orient , est construite en 'pierre et brique et date de la fin du XVIII* siècle. Elle est flanquée, à l'une de ses extrémités, d'un pavillon carré. Les arêtes du toit sont couvertes de corniers émaillés , jaunes et verts. L'autre pavillon a été détruit
La façade occidentale, construite en bois, paraît plus ancienne.
3M STATISTIQUE MONUMEflTAlX 011 CALVADOS.
M. Charles Vasseur ne pense pas que la maisoo des OoBaires ait été un fief noble. Elle a appartenu à des pcr^ sonnages assez notables.
Les registres de la paroisse de Lécaude font mention de « boBoraUe homme Jehan Nallet, sienr des Dooayres » , à la date dn 30 décembre 1586^ Il était procureur fiscal au bailliage vicomtal de Liaieux , ce qni lui valut plos tard des lettres de noblesse.
« Il parait » dit M. Charles Vasseur, avoir laissé trois fib , « dont Talné, nommé Jean comme son père , fut aussi sieur ^ des Douaires. Le second fut sieur de Nenfvilte et s'allia « à la famille de La Reue; le troisième entra dans les ordres tt et devint chanoine de LLsieux.
« Jean Uallet eut un 61s, nommé Jean-Baptiste- Adrien , « qualifié escyyer, sieur des Douaires, dans les actes de 1 685.
0 Au XVIII* siècle , la maison des Douaires passa en la tt possession de la famille Jamot. Jean Jamot , sieur des t Douaires, vivait entre 1745 et 1750. On ne le voit nulle « part qualifié de noble homme ou écuyer. »
L*Armorial manuscrit de d*Ilozier mentionne le nom « d'Adrian Fréard, écuyer, sieur des Douaires. » Il descendait probablement de Pierre Fréard , receveur des tailles au Pont-rÉvéqoe , anobli en 1597.
Ferme de la Varanne, •— Au fond d'un étroit vallon que
domine la route de Lisieux à St-Julien, est située rancienne
ferme féodale de la Varanne. Cette ferme appartenait, lorsque
^ nous l'avons visitée, à M. Deshayes, alors conseiller à la Cour
impériale de Caen.
La maûson , construite en bois avec encorbellement , remonte au XVP siècle.
A l'entrée de la cour s'élève un très-beau colombier en pierre , dont le toit offre trois jolies lucarnes décorées de sculptures variées.
CANTOI!! DR USIEOX^ 2" SECTION. S97
A peu de distance de la maison se développe un niagniûque étang. L*eau qui s'échappe de cet étang forme plusieurs cascades et fait moaYoir « un peu plus loin , la roue d'un moulin qui dépend aussi de la ferme.
Ualadrerie, — Le Mesnil-Simon possédait une maladrerîe qui fut réunie, en 1698 , à riiôpital général de Lisieux. La chapelle était sous rioTocàtion de saint Jean et de saint LaurcnL D'après un acte de 1721 , elle n'existait déjà plus alors.
Le terrain sur lequel celte chapelle était bâtie» après être resté long-temps eu friche , fut fieffé, le U août 1756, à un sienr ftlartin, laboureur, moyennant 12 liv. de rent^ perpétuelle, outre les chai|;e8 féodales parmi lesquelles figure celle de réparer les mottes du châieau de St-Julien une fois pendant la vie du seigneur, après qu'il en aura fait faire la première perche.
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398 STATISTIQUB IIORUIIBNTALE DU CALVADOS.
CANTON D£ MÉZTDON.
Le canton de Mézidon comprend les coronnunes suivantes :
St * Attbin-sur-Algot.
Les Aathieax-Papion.
Biê ville -en-Ange.
Bissières.
Le Brenil.
Canon.
Castillon.
Conpesarte.
St-Crespin.
Crèvecœur.
Croissanville.
Doux-Marais.
Écajenl.
Grandcharop.
St-Julien-le-Faacon.
St-Lanrent-du-Mont
Lécaude.
St-Loap-de-Fribois.
St-Maclon.
Magny-le-Frenlle.
S**-Marie-aax-Anglais.
Méry-Corbon.
Mcsnil-Manger.
Mêzidon ( cheMicu ).
Mon teille.
Noire-Dame-de- Livaye.
St-Pair-du-Mout
Percy.
Qaerville.
Quetléville*
Noos commencerons la revue monomentale de ces communes par celle de Lécande , et nous examinerons ensuite celles qui sont situées du côté droit de la rivière de Vie en allant vers le nord.
LÉCAUDE.
Lécaode » Calida , Sancta Maria Calida.
L'église de Lécaude est une construction d'une certaine importance pour la contrée ; elle se compose d'un chœur à
CANTON DE MÊZIDON. 3M
chevet rectangubire en retrait sur la nef, ayant deux travées; la nef en a trois.
Si Ton fait abstraction d*abord de la façade occidentale qui est moderne, de différentes reprises et des fenêtres dont nous allons indiquer approximativement les dates , Tensemble de cette église me parait du XIP siècle. On y voit des appareils en arêtes de poisson; les contreforts sont plats, au nombre de quatre de chaque côté des murs latéraux de la nef, et de trois dans ceux du chœur. Les murs n*ont pas de corniche ou d'entablement J'ai remarqué divers morceaux de travertin dans les appareils.
Je disais que le mur occidental est moderne, ainsi que la grande porte actuelle ; il est évident pour moi qu'une porte romane existait ^vant cette reconstruction , car on voit des moulures qui me paraissent en provenir parmi les moellons employés dans la construction du mur actuel.
Il existe encore. trois des fenêtres primitives : deux au nord et une au sud ; ce sont des ouvertures en forme de meurtrières , arrondies au sommet. Les autres fenêtres appartiens nent au style flamboyant et sont divMes en deux baies.
Le chœur montre d'abord au nord et au sud de la première travée deux petites poiles assez élégantes , ornées de moulures de transition ; puis , du côté du nord , deux fenêtres qui paraissent du XIIP siècle : l'une dans la première travée, près d'une des portes que nous venons de citer, se compose d'une seule baie en forme de lancette; l'autre, k deux baies , éclaire le sanctuaire. L'une et l'autre sont protégées d'une grille en fer.
Un antéfixe couronne le gable qui sépare le chœur de la nef.
La tour, en bois, conforme aux tours de la région, c*est-à^ dire offrant un carré surmonté d'une aiguille à huit pans , couverte d'ardoises ou d'essente , correspond à la première '
MO STATISTIQUE MONUMEiNTAU OU CALVADOS.
travée de la nef et renferme une cloche dtat Piiiscriptioii a été lue ainsi par M. Boaet:
f 4657. Rbvbhud pbbb clatdb cubh o i db s** babsb bb aucb bli bbbistb
DOHP PIBBBB POBTIN PRIBVB DE CK UfcT Ub* 14CQVBS
f^^ DVTAL B8G' SG' DB LB5CAVDE B0If5B?AL b*-CRESPIIf CALUGHT ET