‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 32 sur 82 · LB CORPS DB · texte numérisé non relu

LB CORPS DB

MADIXB AXNB OLIVB FOUQUBS OORALLI

THOttJS MAXcaoïr

DB LiPIllBT DioiDÉB 8N 1606

AGÉR DB 5Â AaS.

CY GIT LB CORPS DB M' JBAN BAPTISTB LB OARS, ARCltJV PAonS^EUR RM L'UNKKRSlTi DB CABN BT CCRé D< 8* LOUP DK tRtBOtS VÉ€i»é iR 26 JiTNTfBR f 845 , AOift DB ^ ANS.

L*égKse, dédiée à saint Vig^r , était do diocèse de fiayeux et comprise dans Feiemption de Cambremer, électiou de Poot- FÉvêque y sergentérie de Cainbretner. On y compUit 2 feux privilégiés el 50 leux taUaUes , sott 250 habitants. Aujourd'hui OD en compte S46.

Bourg, — Le bourg de Grèvecœnr, qai renferme la population a^lomérée de la commune , se compose d'une roe assez bien bâtie, au centre.de laquelle est la balle et la mairie. Le marché de Crèvecœur a lieu chaque semaine. Je n*ai pas trouvé de documents sur l'origine de ce marché aux Archives du Calvados ; mais il est probable qu'il a été très-anciennement établi par les seigneurs de Crèvecœur , dont le château se trouve à 1 kilomètre du boufg.

C'est à Crèvecœur, et aux environs, que l'on élève les remarquables volailles (poules de Crèvecceur) qui ont tant de réputation en France.

Il existe à l'extrémité méridionale du bourg de Crèvecœur un manoir assez remarquable, bâti en bois et en briques, dont voici l'esquisse ( Voir la page suivante ).

Prieuré de Fribois. — Pierre de Tilly, ayant pris le parti de Philippe- Auguste contre Jean-Sans-Terre , fut comblé de biens par ce prince , après la conquête de la Normandie en 1204. Philippe-Auguste confisqua les terres de ceux qui étaient restés fidèles à Jean-Sans-Tcrre , et les donna à ses partisans , tantôt gratuitement » tantôt à charge de rentes à son domaine. Pierre de Tilly en obtint plusieurs, entr'autres celle de St-Loup-de-Fribois, appartenant à Robert de Fribois, et celle de Mesnil -Manger.

Ce fut alors qu'il fonda le prieuré de Notre-Dame-de- Fribois et le donna à l'abbaye de S*'-Barbe-en-Auge.

D'autres seigneurs augmentèrent la fondation de Pierre de Tilly. On remarque parmi eux, en 1209, Robert Marmion , seigneur de Fontenay^le-Marmion et de Bretteviilesur-Laize; Robert, seigneur de Yendeovre (1217); Gnillaome» archidiacre d'Angers, et principalement Richard fils Henry, qui donna au prieuré le patronage de Hérouville ; enfin Odon de Fribois , parent de Robert , passé en Angleterre et qui

CANTON DE MËZIDON,

423 STATISTIQUE >^a«OIIENTAU DO CALVADOS.

était resté propriétaire d*uoe partie de la terre de St Loop , ratifia toutes lisi dmMtioos faites au prieuré , en ce qui concerne les hérkages mooTaot de son fief.

Château. -^ Ut <ki$eêu de GrèvecoNir se compose de deux enceintes eaUHMrées de fossés profonds, trés-apparents encore. Dans la première enceiole, esl une ehapeUe qui paraît dater des première CMipt ie Tère ùpitie st doit conséquemment remonter à la §0 d« XII* slède on an commencement du XIIP ; c*est ce qu*9 f a 4e (4ns ancien dans le ditleaa. Dans la seconde eiicef9lt« 4oi était séparée de b premièna par un fos^é particulier, a^lnM^ve le châteaaproprement dit onrhabiution seigneuiiaisi ffcH nn eofps-de4ogîs allongé, orienté à Test et adossé ant taliés qui entourent b pbce do oM de Touest La ttïàçmmrt$ P«Pt être ancienne dans qoek|Qes parties, mais sans «Air de caractères. Des changements eopsidéraUes paraisseil^ 4^iilleurs, avoir été ùdts ë diveraes épM|ae8. Â Textrémité de t9 bâtiment, vers le sud, existe une tonr carrée que Ton appdb te doqjon et qoi ne paraît pas très-^ncienoe : nons en avons reproduit gne esquisse, dans fiotn Ahécédaire iVarehéMôfie , d*après le croqnb de N, Booet.

En somme , le château de Crèf eesMir donne enoort l'idée d'une vjéritaUe pbcenjbrte d« mofen-âge et mérite d*être visité. Il appartient k présent k M. Umasqnerier, néfnciant, membre de rAsandatim tormandn (1).

La bmilie à hqneHe ce cliltean ppparleoail m foorenâge était fort

(1) Depuis <itie apt artide a M éetit, M. Demiaa de Groaiiliiac, conseiller à la Go«r iospéripla de Caen, a publié un article très-intéressant sur le chilaan de Crèveeœur. Ce mémoire a été lu dans une des séances publiqiMs de la Société des Antiquaires de Normandie.

Page 1