CANTON DE MÉ^IBON. A2S
Jean dt Giév^cœur figure dans les Rôles de l'ÉoUqoier de Normandie , à la date de 1195.
HugDcs et Guillaume de Crèvccœur sont mentionnés dans des chartes de la fin du XIP siècle , intéressant l'abbaye deTroam (1).
Après la conquête de la Normandie par Philippe-Auguste , un Jehan de Crèvecœur fut mandé pour se rendre à l'ost du Boien 1236.
Occupé par les Anglais pendant la guerre de Cent- Ans, le château de Crè?ecœur fut reconquis sur eux par Dunois et les comtes de Clermont et de Nevers en lâ&8. Dans le siècle suivant, ce château servit de prison à Claude de Sainctes, évéque d*Évreux , qui avait suivi avec trop d*ardcur le parti de la Ligue. II avait été pris par Henri IV, dans la ville de Lonviers , le 6 juin 1 591 .
Alors , comme au XYIP siècle et jusqu'à la Révolution , la seigneurie de Crèvecœur appartenait aux Montmorency- Luxembourg.
BIÉVIIXR.
Biéville, Buyvilla, Boevilla, Buevilla , BuieviUa.
L'église de Biuville est moderne , éclairée par de grandes feoétres sans caractère , et «lie n'offre aucun intérêt archéologique.
Le clocher s'élève au-dessus du portail et renferme trois cloches qui ne sont pas anciennes. La paroisse de Querville a été réunie à Biéville. L'église a été démolie ; la cloche refondue est réunie à celles de Biéville.
(i) Voir le tome II* de la StatUtiquê monumentale tfu Caivadoi ,
&2& STATlSTIQOe IIONUII£NTALE DO CALVADOS.
Dans le chœur , do côté de réyangiie , on lit nnscripdoa suivante sur une taUe de marbre noir portant un blason.
CT GIT THES HAUTE BT TBB8 PUISSANTe DAMIy MAH&MB AHHB PBAfIÇOItB
M LA loum dbtbbbvillb
hiciùiM A SON CBATBAU OB •
BUPIEBBB LB 20 OGTOBBB
MOCGLXVll
VBIVE DE TBB8 HAUT BT TBBS
PUISSANT 8BIBKB0B HBSSIBB
THOMAS CUABLB8 COMTE
DE MOKAST
■ABÉCHAL DBS CAMPS RT ABMAss
DU 101, MOBT A SON CHATBAU
DE BRiQUIGNT PBÉS BENNES LB
20 OCTOBBE MDCCLXIII
VEBTUEUSB 8BNSIBLK BT CBABITABLB
ELLE FUT LB BONBBUB BT L^BXEMPLE D8 TOUS CEUI
QUI VteUBBNT AVEC ELLE
FAISANT JOUIB BON iPOUX DBS FBCITS D*ONE SAGESSE
DONT LES LBÇOBS IBSTBUISAIENT SES ENFANTS (1).
L'église de Biéville est sous Tlnvocation de saint Germain. Le seigneur nommait à la cure. Biéville faisait partie de Télection de Lisienx : on y comptait 30 feux , environ 150 habitants.
Château. — Le château de Biéville , sur le bord de h route impériale de Gaen à Lisieux, ne consiste plus que dans
Je dois la Irao^criptioo de eette inscripUonA M. le docteur Pépin*
CANTON Dft MÉZIDON. 425
un pavillon et des bâtiments disposés symétriquement autour d'one cour carrée. Les piliers de ciMore bordant la route se composent d'assises alternatives de briques et de pierres. La brique a été employée également dans la construction des bâtiments dont nous venons de parler. Un vaste jardin existe derrière le château.
L'inscription que nous avons citée prouve qu'au XVIIP siècle ce château appartenait à la famille de Morant ; ce qui existe est occupé par un fermier, et le domaine a passé par succession ë M. le marquis du Plessis-d'Argentré » membre de l'Institut des provinces de France , mort il y a quelques •années. Ses héritiers possèdent encore la terre de Biéville. On sait que la famille Duplessis-d'Ârgentré est une des plus illustres de la Bretagne.
M. le docteur Pépin annonce qu'il existe à Biéville un champ , nommé le champ de la Bataille , dans lequel on a trouvé des armes et des ossements, et qu'à peu de distance il a existé une chapelle qui a été démolie. Sont-ce là des indices du campement de Louis d'Outremer, lors de la bataille de Croissanville ? Nous n'osons rien conjecturer à ce sujet.
QIJ£1V1LLE.
Querville , ecclesia de Caprea de Quervilla.
L'ancienne paroisse de Querville , réunie à Biéville , était de l'élection de Falaise , sei^enterie de St-Pierre-sur-Dive , et comptait 76 feux , environ 580 habitants.
Les deux paroisses réunies i^'en possèdent plus que
C'était au fief de Vaux , situé sur le territoire de Querville , qu'appartenait le patronage.
V Armoriai de d'Hozier nous fait connaître le nom de
Jacqnes de La lande, seigneur de Qaeniille. It portak d'argent au saml^ir de gueules.
Au XYIII* siècle « QuerviUe apparteaaic à la famille de Fergant, comme beaacoap d'autres terres des environs (i).
QULTIÉVILLE.
Qoetiéfille, QueteviUa, QmetiemUUL
L'église de Qnetiéviiie, dans la maçonnerie de laquelle on remarque quelques pierres disposées en arêtes de poisson, appartient pourtant au style ogival primitif* Au chevet sont trois ouvertures en lancettes ; celle du centre aiguë et plus élevée que les deux autres qui , c^mme à Vieux-Fumé et dans quelques autres églises, sont arrondies ezlérieureriient et tréflées à rintérieur.
Les fenêtres latérales do chœur étaient vraisemblablement pareilles k ces dernières , car on en voit une semblable du côté do nord ; mais on a percé des fenêtres plus larges , de forme ogivale, sans caractère. On a toutefois ménagé la corniche primitive , très-élégante et composée d'arcatnres portant, de deux en deux, sur des têtes grimaçantes dont l'une est sculptée de trois quarts et regarde de côté. Cette corniche à modillons se rencontre encore très-souvent dans les monuments de style ogival, dans nos campagnes du Calvados h iVpoque de transition (fin du XIP siècle ou commencement du XIII').
La nef nWre d'iutéressant que la porte latérale , au sud, dont rarcbivoke à piein-*cintre est garnie de fleurs crucifères. Une arcature trilobée orne le tympan.
(1) Voir tes notes hi»Ioriquri de M. Ck VeMeur sur TaiTMidisêéiBCot de Liftieux.
CANTOiN DE MÊZIDON. 427
Le côté sad est percé de fenêtres ogivales peu andennes, qui ont été substituées aux fenêtres primitives.
Le mur latéral du nord est sensiblement penché et appuyé par des contreforts en briques, vraisemblablement peu anciens; le mur occidental aété refait
-La tour , en eesente, occupe l'extrémité du toit de la nef, comme dans beaucoup d'autres églises du diocèse de Lisleux.
La sacristie est une addition moderne placée au nord du sanctuaire.
Nous ne dirons rien des décorations en plâtie faites il l'extérieur de l'église : elles sont d*as6ez mauvais goût pour être passées sous silence.
L'église est sous l'invocation desaînt Martin. An XVI« siècle, l'cfabaye de Gléry nommait à la cure ; mais , au XVIII* , le seigneur était en possession du patronage.
On voit, dans le cimetière, plusieurs épitaphes appartenant à la famille de Montbrun , notamment celles de M. Le Maistre de Hlontbrun, membre de l'Association normande, et celle de son épouse, née Fergant de Vaux, décédée en IMO.
Château. — Il y avait au XIV* siècle , k Quetiéville, un château-fort bâti par la famille de Bonenfanl , dont il sera amplement question à l'article de M AGN7-LE-FBEtJLB. En 1 363, dit iM. l'abbé De La Rue dans ses notes manu.scrites , tirées du volume V , p. 121 , de la Collection de Dom Lenoir , les Anglais l'assiégèrent et ne purent le prendre; uiais Guillaume du Merie , gouverneur de la Basse-Normandie , et le bailli de Caen le firent raser , afin que les Anglais, déjà maîtres de Livarot , ne pussent s'en emparer et s'y fortifier.
Ce château se trouvait , à ce qu'il parait , sur la terre habitée par U. Ernest de Montbrun , à Quetiéville.
MAGMY^LB-FEEULE.
Magny-le-Freule , Magneîum.
Slagny-le-Frettle laisaîl partie do diocèse de Bayeux et da doyenné de Yaucelles. L'église appartient au style de transition , dont nous trouvons tant d'exemples dans l'arrondisseiuent de Lisieux. Le chœur , en retrait sur la nef , se compose de deux travées ; il est éclairé par des fenêtres en forme de lancettes , avec chevet droit percé de deux fenêtres de même forme ; la corniche extérieure est supportée par des modiilons ï figures. Du côté du sud , une porte à pleincintre, garnie de zig-zag, donnait accès au chœur. A l'intérieur » les chapiteaux des colonoeltes destinées à supporter les arceaux de la voûte offrent le type du Xlfl* siècle ; la voûte actuelle, en plâtre, a été refaite il y a quelques années; vers la même époque , on a repavé le sanctuaire et fait disparaître , malgré mes recommandations , plusieurs pierres tombales recouvrant des Bonenfant, seigneurs de la paroisse (i). Sur une de ces tombes, du côté de l'évangile, j'avais lu :
HOMME CHAKLBS DB BONBNFA?IT SKIGMEtB BT PATBON DB
MAONY-LE-PRBULE, LE BRBDIL, LA BRBTHB-HABEMVILLIEB, LEQUEL DÉCéOA LB il rBBTBlBn L*AK 1639. PBIBI DIEU POUB SON AMB. AMEIf.
Sur une aulœ tombe , du même côté (côte de l'évangile), on lisait :
CY OIST MBSSIBE PUILIPPK DIC BONENFANT, CRBVALIEB , SBIGNKUB DE
(i) La mère de M"* de Caumont, née de Boiienraiit, étant la dernière de cette famille , j^avais fait des recommandations auxquelles on avait promis de se conformer, mais qui ont été complètement oubliées.
CANTON DE MÊZIDON.
MACHT-LE-ftBOLB, ta BRETTB-HAMNÎlU.Itt, LA MOBlClfclie, VILLBB9 BT ACTIBS SBIGHBCBIB», Décéoé LE iV DE MAT 1672. PB1B2 DIEU POCB LB BEPOS DE son AMB.
Il y ayait encore d'autres tombes dans le sanctuaire et dans le chœur ; elles ont di8j[>ani, comme lesdeux précédentes. Mais on voit toujours dans le mur , du côté de l'épttre, Tencadrement dont Toici Tesqnisse.
La table de marbre qui était au centre de ce cadre a été détachée, probablement pendant la Révolution ; mais elle a été retrouvée au château par M. le docteur Pépin. Yoici le texte de l'inscription qui la recouvre :
SCB LB TREPAS DK NOBLE D*'* JEANIIB DE
BO!«!IBRPANT PILLE DE M*"* PHLLIPPB8 DE BONNRRPANT
CHBVALIBB, SElC ET PATB02I DE MAGNY-LE-FIIEULE.
Sonuet.
BELLE, JBCflB, CBABUAICTB BT DE C0BP9 ET D* ESPRIT AU PRINTEMPS DB MBS JOUES JAT PABU SA^S SECONDE JAT VBU SANS LES GOUSTRB LES VANITÉS DU MONDE BT LEUB iCLAT TBOMPEtR JAMAIS NE ME SURPRIT PRRSQUE DBS LB BERCEAU MON AMB COMBATTIT CONTBB TOrS LES DEFAUTS DO?tT NOTRE SSXB ABONDE DU MONARQUE DU CIEL LA SAGESSE PROFONDE TIEBGB MB MIST SUE TERBE BT TIERGB MT BBPBfT TOLS DB QUI LA BBAQTi BBNO LB MONDE IDOLATRE SURPASSÉS EN ATTRAITS BBLBTNB BT CLBOPATBB
aSO STATISTIQUE MON0M£NtALE DU CALVADOS.
A L^BMPIRB DBS COBUBS R^LÉS TOCS VOS dAsIBS BBLLB«, AYEZ LB8 D0H8 DB T0CT8 LA NATOBB MALGRÉ TOUS LES THBÉSORS QUI CBARMBJIT LB8 BlIHArNf ▼ODS IBBB GOMM B MOT DEDA1IS LA SÉPULTUBB OBIIT 20 APBILI8 AN NO 1661 STATU 16.
On Yoil du même côté, près de l'aiilel, une McieDM crédence de forme ogivale.
Une sacristie a é(é construite derrière le cbevet»
La nef» phM large et plus longue que le cbœor» étak éclMrée par trois fenêtres au sud et au nord ; elles soAt cintrées et garnies d*un tore sans colonnes , ce quî ne oie paratt pas annoncer une époque plus ancienne que le cbœor s elles sont à peu près intactes du côté du sud ; deux ont été refaites du côté du nord , Tuue à une éiioquc peo aocieBne , Tautre très-iincicunenieot, car die est sobdivisée en deux baies tréflées avec rose aii sommet.
La porte d'entrée se trouvait évidemment dans le miur méridional ; elle a dû être suppiimée quand on a pratiqué , dans le pignon occidenial , la porte moderne qu on y voit aujourd'hui. Ce cbaDgemenl a nécessité des reprises dont on dislingue encore les traces dans les mui%
Cette porte occidentale , moderne , est accompagnée de deux fenêtres étroites s*élevant à une certaine liautenr et terminées par un linteau horizontal, comme des meurtrières. Au-dessus du pignon est établie une tour quadrangulairc et peu élevée, en bois, garnie d'essente. Entre chœur et nef on voit , au sommet du gable qui encadre Tare triomphal , une petite arcade qui, très-certainement, renfermait une cloche et qui, vraisemblablement dans Toriglue, remplaçait le clocher.
La nef est voûtée en bois avec tirants et poinçons vi6ibles ; toute cette boiserie a été refaite il ; a peu d'années.
L*églisc est sous Tinvocation de saint Germain. La cure
CANTON DE JMÊZIBON. 4Si
se dirnait en deux portîoD», dMiC la première était à la nomination des Boncnfant Richard de Bonefant armiger est ainsi désigné dans le Lirre Pelut de Bayeux. Jean de TiNy Bomuiait, à la même époque , à la 2* portion.
Château. — Le cUtean , situé tout près et au nord-est de l'église, est moderne «t n'a rien de remarquable. Nous en donnons pourtant une esquisse, d'après le dessin qu'en a fait
TfB DD CHATEAU DB MAGRT-LR-rRBULB.
M. le docteur Pépin, parce qu'il remplace celui) que kl
famtHc de Bonenfant habitait dans le XfV*
siècle , et probablement avant cette époque.
Il se trouve dans une île formée par la Dive.
Les bâtiments qui entourent les cours, eu
dehors de i'ile , sont assez vastes. Celui qui
clôt celte cour , à l'ouest » parait de l'époque
de LonÎB XHI ( Voir b lucarne sarante).
M. le Gomie 6. de Sooltrait, qai a dépouillé dans les archives du château de Magny un ceitain nombre de chartes ou aveux , y a constaté les faits suivants :
De 4315 à 1316 , Etienne de- Bonenfant était seigneur de Magny-le-Freule ;
De 1351 à 1387 , Raoul de Bonenfant était seigneur de Magny-Ie-Freule et du Breuil ;
De 1387 à 1392, Jehan de Bonenfant (1) était seigneur des mêmes paroisses ;
Le 10 mai 1&18, Jean de Bonenfant, fils d'un autre Jean de Bonenfant, fut réintégré par le roi d'Angleterre dans la terre de Magny-le-Freule:
On trouve ensuite, de l/i55 à U58, Geoffroy de Bonenfant (2) ;
De 168/1 à l/i99, Jehan de Bonenfant;
En 1509 , Pierre de Bonenfant ;
En 1517 , Philippe de Bonenfant;
En i5US , Loys de Bonenfant , conseiller du roi ;
En 1570 , Jehan de Bonenfant, qui avait pour femme Anne Le Prévost
(i) Nous avons vu, en parlant da chAleta de BoBnerille-sar-Toaqae, qn*en â&i7, Jehan de Bonenfant était le lieatenant du capitaine commandant la place, et nous avons publié le texte de la capitnlatioii qu^il fit Nous pensons que ce Jehan de Bonenfant est celui dont font mention les pièces trouTées dans les archives de Magny-le-Freule par M. G. deSoultrait.
(2) M. Quicherat a publié, dans le k* volume des Œuvres de Thomas Battu , un aveu rendu par Guieffroj Bonenfant à cet évèque , pour le Gef de Magny-le-Freule, mouvant du comté de Lisieux. Cet acte est daté du 2 juin 1&5S.
Un autre aveu rendu par le même, le S mai i&57, nous apprend que la terre de Magny se composait de manoir, cour , jardins, moulin et four à ban , pêcherie, colombier, et droit de présenter à la grande portion de Péglise dudit Magny. {Note éê M, Vaâêimr,)
CANTON DE MÊUDON. A9S
De 1606 ï 1639, Charles de BoDenfaot, «eigoear etpilrai de Mi^y-le-Freule , du Breuil , de la Moriaière et de Biéville, gentilhomme ordinaire de la Chambre du rm. (Nous avions relevé Tinscriplion de sa tombe dans le sanctuaire avant le pavi^e qui Ta fait disparaître. Voir la page 428.) H eut pour fils et successeur Philippe de Bonenfint, dont j'ai donné aussi l'inscription tombale et qui mourut en 1673.
Son fils, François de Bonenfant, prenait les titras de seigneur et patron de Magny-le-Freule, marquis de b Perrière, sieur de la Brette, de la Morinière, de Banville • d'Ooésy , de Biéville, de Qnetiéville, et en partie de Mesoil* Villers; il figure dans des actes de 1678. Antoinette de Gaurault du Mont, sa veuve , vivait encore en 1767 (1). Leur fille ainée, Bénigne de Bonenfant, épousa le marquis de Cheoault , dont la fille , Hyacinthe-Isabelle de Chenault » fut mariée au vicomte de Coarcy. De ce mariage naquirent
(I, Parmi les documeots que j'ai examinét dam le ehartricrde Magoy-le-Freolc , et qui Toot partie de mes archives de ftunille, j*ai trouvé un pelil nombre de sceaux passablement conservés : I*ud, de Jehan de BoueDfaut, appendu & une charte de iSSS, eit en chie verle el porte un écussoo à six roses , 8 , 2 et i.
Le sceau d'un autre Jehau de Booenfanl, attenant à une charte de îàSàf est de même en cire verte, comme le précédent
Parmi les pièces , j'ai trouvé le sceau d'un Thiébaut, prêtre, repré* sentant le seigueur.
La charte commence ainsi :
• C'est ce que avoue tenir Estienne Lomnu par foy et par kam* mage de Jehan Boneffant , escuyer seigneur de Magny^le-FreulU , à came de ton franc fieu , c'est à savoir un hébergement en la parolse
du Breuil , etc., etc. » La charte finit ainsi : « A la requeste
du dit Estienne, ce présent advcu a esté scellé du scel Symon Tlébaut, prestre, pour le seigneur du dit lieu tenant les plex que Airent le 9t* jour d'avril i38Â.
{Note de M, le comte G, de Soultrait^ de CJmtitut de$ provtMêi»)
tS4 STATISTIQUE «OmilENTIlLB DU CALTADOS.
fMImfn «Amts » pamil ksquefe Hyaoiatbe de Cmircy , ^ui portta là tterre de Msgny ^Q marquis de La R4?ière*i¥UMige, père de M"''' de Sate^iéget.
Une bcaocbe de lionoiifait , pcM-^être une brasebe €6h dette « bakkait à quelques pas de % «ur les oonfioB de Méiy* Ck>rboQ , bB fkf de BÊvmfrmtle^^ touche à Magoy : fo \aîs déicrh-e cette iMaM en parlaM Kte ia conuDUiie de i^Kry- Q>rhM<dont etta iait partAe;
t^ ^Tté et le ehfttead deMigivy^le ï^ealeappaHieinieiil, il y a. ifiiei^es ïnpées, à M** de Sahit'4iég«r, aée detLa Rivière- FhMailge^ mère de W^* h oonnesae de âouttitait , >épofi8e de IL de fieidMit^ «îocfevetir-gâDérai à Ljmm , «.mène de umb at»i te'Cobnae Georges de Soolbint, membre de iln^ilut des pMMtMf & M*^ de Soo&mt a vendu ce domaine il 7 ^ ciiHi ^n^; île été di^^is ref«iida en détail; mais «le «bftteao fait panie d*ao "des lots et existe tel que nects l'arvams figuré.
Il y avait dans ce château des tableaux représentant plusieurs Booeirfant, LesmeiUeiirs-ont été emportés par M. Georges de Soultraitet placés dans son cbâtcaii deTeury, déparlement de la Nièvre ; lis sont ]ï un peu 4oin de leur pays natal, tnafs bien traités et conservés par celui qui leur donne asile et qui descend ^ par sa mère , de la famille de Bonenfant
BISSIÈRBS.
fiissières , BisseriiSB , ecclesta de 'Bisseriis.
l*église de cette commune « située entre la Dive et le Laizon , près de Croissanville , au snd de la route io^périale de Gaen à Paris, est nKxierne.
U«e tour, en forme de dôœe^ -suniMNite ia .façade occidentale. Tout annonce, dans Fordonnanee de l'édifice, unecrm^ruction du XVIH* siècle.
CA>rpN DE ^ÊzipoN. 43p
Pe^^ yases ea p.ierrç garnissent I^ base d^ n^npant de Jl^ fyç^A^ » çomioe à Vimont » a^tre église du même slyl^ 4^.n(e 4^i|S le L U de la Statistique monumentale.
L'église de Bissières faisait partie du diocèse de payeiix et di^ doyenné de V^ucelles ; l'abbaye de S^-Barbe nommait à laci^re. Quoique supprimée, celte église est entretenue et en bon état.
Nous en donnons uu dessin , que nous devons à M. Pépin.
éOIISE DE BISSifeRES.
Au siècle dernier , on comptait 36 feux à Bissières , qui faisait partie de la sergenterie d'Argences.
Aujourd'hui , la population de la commune est de près de 2Q0 habitants.
Depuis quelques années , les terrains communaux de Blsiièxe$ ont été partagés et cultivés.
' MÉRY-CORBOM.
l^jéry-rCorbon , Mereium.
La paroisse de Méry-Corbon dépendait , comme les précé-
dentés, du doyenné de Yaacelles et du diocèse de Bayenx. C'est une paroisse dont le territoire est limité par la Di?e, du côté de l'est , et dont on vient de distraire une partie pour h réunir à Groissanville.
L'église se compose d'une nef et d'un chœur roman
iCLISI DB MÉftT-COBBOir.
à chevet droit, moins élevé que la nef, et composé de trois travées. Les fenêtres, à plein- cintre, sont ornées de moulures de transition ; on eu voit deux assez bien conservées
CANTON DE MÊZIOON. &37
an cbeTet el une du côté Mid ; les antrtf ODt été refaites à diverses époqoes.
La nef ancienne est aojoQrd'bai accompagnée de deax bascôtés, refaits et couverts par la toiture centrale, qui descend jusque sur les murs latéraux de ces bas-côtés ; la façade occidentale a aussi été reconstruite quand on a édifié la petite tour en pierre et en forme de dôme (Yoir le dessin, p. U^€). La porte d'entrée est décorée d'un fronton.
Mais, sous cette enveloppe moderne, on trouve à l'intérieur les mars de la nef centrale percés de trois arcades fort anciennes , sans moulures , portées sur des piliers carrés et qui paraissent du XI* siècle. Elles n'ont, en effet, poar chapîteaui qu'uD tailloir extrêmement simple. Les claveaux des arcades sont séparés les uns des autres par un ciment épais que l'on trouve aussi entre les pièces de moyen appareil dont les piliers et les murs sont formés.
Des ouvertures cintrées , sans moulures , et appareillées comme les arcades , surmontent chacune de ces dernières ; elles sont aujourd'hui sous le toit , et l'on se demande comment elles ont pu être éclairées dans l'origine , à moins que le toit n'ait été plat ou qu'il ne fût percé de lucarnes, |car elles touchent à l'extrados des arcades inférieures.
On lit l'inscription suivante sur un marbre noir fixé à la muraille du bas-côté méridional ; elle a été composée par M. l'abbé De La Rue :
MBMOAIJi CLAUOII LEONOBO DB MâTHAH