CANTON DE M£Z(D0N
y. Petit ilel.
LIS DlOr-STATVIS TOMBAL» DB L*foLISB DB SAINTB-XUBir.-Al'X-ARGLAlS
500 STATISTIQUE ttONUMENTALE DO CALTAJbOS.
sarcot sans manches et fendu par devant. La main gauche tombe le long de la taille et parait tenir un mouchoir ou un gant; Tautre bras est ployé et repose sur la poitrine. Cette statue est plus grossière que la précédente , elle dénote un ciseau moins exercé.
Deux autels existent à droite et à gauche de l'entrée do chœur, ils sont en pierre. L*un d'eux a son contre-rétable orné d'un tableau, donné en 157& par Jacques Louvet.
Manoir. — Au nord de Fégliseest on manoir, dont le côté droit est très-él^ant , offrant au centre une tourelle à pans 3erTant d'escalier et des fenêtres à croisées de pierre. Ce manoir, auquel la rivière deViette pouvait servir de défense d'un côté, a appartenu à plusieurs familles ; il était, en dernier lieu , la propriété des héritiers de Rf"* de Séligny , desquels M. de La Porte , de Lisieux , membre de l'Association nor> mande , doit l'avoir acheté.
On distingue sur la porte d'entrée de la tourelle un écusson mutilé. Les salles du rez-de-chaussée ont été peintes au commencement du XVIIP siècle. M. Bouet a dessiné quelques écussoos, plus ou moins effacés, à l'intérieur du château.
La pièce au sommet de la tour a été pavée en briques émaillées.
Sur l'appui d'une des lucarnes de la partie moderne du château on a replacé cette devise , en caractères gothiques :
Utiji bon pouloir
L'esquisse (page 501) donne une idée de l'extérieur de ce manoir, du côté le plus ancien.
CANTO.N DE MÊZIDON.
GBATBAU DE !»4INTE-MABIE-AUX-A!fOLAI8
(Appartenant aojourdliul k M. de U Porte).
502 STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS. IIOUX-MARAI8.
Doux-Marais , Odonis Mariscvê , Dulcis Marùcus.
L'Oise de Doux-Marais n'a pas d*iotérét architectonique ; elle est de forme rectangulaire ; toutes les fenêtres sont modernes et carrées ; la porte occidentale est cintrée ; les murs ont été enduits de mortier et l'appareil n'est pas facile à étudier ; quelques contreforts montrent que la maçonnerie date de l'ère ogivale : à l'ouest , ils sont appliqués sur les angles , ce qui annoncerait Je XY* siècle.
La tour en bois est terminée par une flèche à six pans couverte d'ardoise, que couronne une croix fleurdelisée.
L'inscription de la cloche est ainsi conçue, d'après la copie de M. Pépin :
^r^^ fan 1773 lAT irt bénite par andbb dbsgenbttss cvré dt
DOVX MAn&lS F.T MOMMée BABBE HABIB g^^^^ MAODELAINB PAB GILLB9 GABBtBL DB LA KOCQUB DE BYTANTAL
CIIBTALIEB SEIGHEVm ET PATRON HONOEAtEB 6^1^ py DOYX MARAIS, DE BEBlflèBBS , TIETTE , eBBSTlIR BT ATTBBS
LIETZ, CORSBILLBB DU ROT, RECBTELB AMCIB5 A^^ri» BT ALTEBNATIF DBS TAILLBt DE l'ÉLBCTION DE PORTBATDBMEB.
BARBE MARIE MAGOBLADIB DE LA ROCQVE «^^ BPOVSE DE ME8SIBE PATL HERBT DB PELLEOATS ÉGTTBB SBIGRETR
DE LA RIVlICRB, LIEVTERART DB NOS 0;^^^ SBIGKETRS LP4 MARÉCHAVX DB FRANCE.
LATILLBTTB A LISlEVi;.
L'église est voûtée en bois. Le tabernacle est orné de statuettes assez bien exécutées.
Cette église , qui est supprimée , mais entretenue en assez bon état, était sous l'invocation de Notre-Dame. L'abbaye de S**-Barbe nommait à la cure.
CANTON DE MfiZIDON. 503
LES ACTBIBUX-PAPION.
Les Aothieox-PapioD « Altaria Papian, AUaria Papùmù.
L^église des Aathieax se compose d'un cbœar reclanga* laire, en reirait sur la nef.
Les fenêtres ogives qui éclairent le cbcrar , an nomiire de deux de chaque côté , sont peu caractérisées.
Dans la nef, on remarque, à Touest, la porte d'entrée dont Tarchivolte est ornée de petits fleurons crucifères qui, ordinairement, caractérisent le XIU' siècle ; mais, en examinant les colonnelles grêles qui supportent cette archivolte, on est porté à Fattribuer plutôt au XIV* siècle. C'est donc è cette époque que Ton pourrait rapporter l'ensemble de l'édifice, abstraction faite des modifications qu'il a dû subir : ainsi , on remarque au nord une ouverture en accolade, évidemment postérieure, et des fenêtres en forme de meurtrière rectangulaire. Des portions considérables de murs ont été refaites.
La tour s'élève entre chceur et nef ; elle est en bois et api>artient au type commun du pays , c'est un carré terminé par une pyramide couverte en essente.
Au dessus de la porte occidentale , le fronton triangulaire est |iercé de deux petites fenêtres ogivales qui éclairaient la nef, k la hauteur des lambris qui formaient la voûte.
Sous un cnfeu creusé dans le mur du chœur , au nord, on lit Tiuscription suivante en caraaères gothiques :
C; ^vant ttfoti U (np* ht neh\t Ijonu 3cl^aii U la Horriikf fioitrr tu Èùû «tvant Mijinnir inVtt Itm br la iarrnbe ht Sawt tt JtonwanvHlc patron ht ciite rglttc Irqarl «i la coBèii)^te et faU-ti U guerre ^nt a m djarge rratmiiflU m son ttcMi êouhu nostre «re le Visi €\^\t sepXmnt lequel tretpaMC lau uni ittj ctn» limj le i"** \m ht jntllei. |lrîef Bien ^r lu^ f fter ur me maria.
50& STATISTIQUE MOffCMBNTALE DU CALVADOS.
Dans une des fenêtres , près de cette arcade , est an blason d'argent à h bailde d'azar an chef dn même.
Le maître -antel, atec |Mretnent d'étoffe et haut rétable, éate da règne de Louis XIV. Mais dessoos se trouve consen:ée Tancienne table de pierre, posée sur trois piliers, probablement do \V« siècle. Elle n'était point adossée an mnr du chevet.
L'if do cimetière a 2 mètres de circonférence dans sa partie moyenne.
Cette paroisse tire son surnom d'one famille normandr. Dans une charte sans date, probablement de la fin dn Xîl* fûècle , Hugues Papion donne à S^-Barbe et à Grestain des terres de son domaine de Doux^Marais.
En iM^ 9 Jean Le Bouteiller était seigneur des Auibieoi , et dans te cours du XYIP siècle, les Leprevost de Coupesarte comptèrent cette seigneurie an nombre de leurs possessions.
La paroisse des Authieux faisait partie de l'élection de Falaise, sergenterie de St-Pierre-sur-Dives, et comprenait , au XVIII* siède, 6$ feux, environ 340 habitants. La population a dimînoé de pins des deox tiers.
L'église des Anthienx est sons l'invocation de saint Phil^ bert Le poufllé de Lisieux indique les seigneurs de la Varende comme nommant à la cire an XIV* et au XVIII* siècle.
Manoir, près i'éflise. — Dans l'herbage situé an nord de l'église on voit les restes d'un inanoir : le poits avec margelle cylindrique en bois , couronné d*un toit conique , mériterait d'être dessiué» car chaque jour voit disparaître quelques-uns de ces accessoires de nos puits du XVI* et du XVII* siècle.
CftNTOM DK MÊSIDOll. 505
GraadchaiDp, Grûndui Cêmfus.
L*é0i0e de Griodctaiiiip esl peu ioiporUote« idaîB die est bien entrelenoe aoi frais de M* le cenle de Mootauk , proprîéuîre dy beau domaine et de l'important cbHeau qui Tavoisinent
Les parties les pins anciennes peuf ent être rapportées au XVI* siècle. C'est au moins ce que j'induis de la forme d'accoiade qu'affectent deuï fenôires qui subsistent du côté du nord et unç aulre du c6lé du sud « dans les murs de la nel Le chœur, en retrait sur la nef« a des fenêtres nnides qui annoncent le XVII* siècle au plus : il se termine par un hémicycle tronqué , probablement parce que la route n'a pas permis de donner au deroi-cerde son développement normal
Diverses reprises modernes ont été faites aux murs, et h façade occidentale porte sa date:
■ETABLU PAS LB CBOUIIS BN I7S9.
Si tous les maçons avaient pris la peine de graver ainsi leurs non» et la date de leurs travaui , ils note auraieM rendu de vérîtablM services,
La tour en bois , de la forme de celles que nous avons citées dans les églises précédentes, est établie entre chœur ei nef , à Textréinilé de celle-cL
Celle éffm est sous l'invocation de saim André. Le seK^ gneur nommait à la cure.
ChâieaiL ^ U château de Granehamp est un des |4us
506 STATISTIQUE MONUIfKliTAU DO CALYADOS»
remarquables et des plus considérables de la contrée, n est précédé dHine grande ooar entourée de bâtiments; un vaste jardin rectangulaire s*étend en arrière , et toute Fcnceinte était garnie de mors et de fossés alimentés par une dérivation de la Vie, qui coule tout près de Hi dans la prairie.
Le château proprement dit se compose de deux parties très-^stinctes : la plus ancienne , qui doit dater de ta deuxième moitié du XYI* siècle (je suppose qu'il existe quelques dates gravées que malheureusement je n'ai pas eu le temps de rechercher ), se compose d'un gros pavillon à toit trèsélevé, flanqué, du cdté du jardin, de deux tours carrées en saillie , d*un effet très-pittoresque par leurs quatre étages en retrait les uns sur les autres , et par leur toit en forme de clocher couronné d'une petite lanterne. Tout cet ensemble est bâti en bois, avec remplis de tuiles ou de briques dont la teinte chaude tranche sur les pièces de bois qui les encadrent La seconde partie est une longue façade construite en pierre et en brique sous le règne de Louis XIY, d'après son style , et que l'on a élevée sur la même ligne que le pavillon dont nous venons de parier. Des arcades cintrées , jdu côté du jardin , occupent le rez-de-chaussée. Le premier étage est éclairé par une suite de grandes fenêtres à linteau surbaissé.
D'élégantes lucarnes , de hauteur in^e et offrant aker- Hâtivement des ouvertures carrées et un œil-de-bœuf, dissimulent b nudité du toit et produisent un bon effet
Je ne suis pas entré dans le château de Grandchamp , mais je sais qu'il était décoré , dans qudques-nnes de ses parties, de boiseries assez intéressantes pour que M. le comte de Montault ait voulu en orner un château qu'il fait con* struire dans l'Orne, où il les a fait transporter; il est probable qu'il reste encore quelques décorations , c'est ce que je me pnqpose 4^ vérifiert
CANTON DE UËZIDON. 507
Le bâtiment qui était près de l'entrée principale de la cour est flanqué d*ane jolie tourelle cylindrique» avec lanterne qui produit un charmant eflet vue d'un certain côté : je suppose qu'une horloge occupait l'étage supérieur. Des pavillons existent aux deux angles du jardin qui font face au château.
En somme • nous trouvons à Grandchamp un des grands châteaux de la fin du XVP et du XVir siècle» sans aucune des transformations qui rendent méconnaissables tant de châteaux de cette époque.
D'après les recherches de M. Charles Vassenr, au XIY* siècle, Jean Barate était seigneur de Grandchamp. En 1663» Montfaut y trouva Jean d'Anesy. Aux XVII* et X VHP siècles, Grandchamp appartenait » comme le marquisat de St^Julienle-Faucon, à la famille Le Prévost» anoblie en 1566. C'est â un membre de cette famille qu'on doit la construction du château» ou au moins d'une grande partie du château , qui devint la demeure habituelle des marquis de Saint-Julien.
Noble seigneur messire Raoul Tenneguy Le Prévost» seigneur et marquis de St-JuUen-le-Faucon » seigneur et patron de Grandchamp» Mesnil-Simon » Coopesarte et autres lieux » lieutenant pour le roi au gouvernement de Normandie, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Loois , épousa Marie-Chariotte-Josèphe-Éléonore de Cunighem, dame de Caracourt U n'en eut point de descendants mâles» mais seulement une fille» Marie-Henriette-Suzanne-Perrine Le Prévost » mariée à messire Armand de llontault » chevalier » seigneur» baron et châtelain de Quinzac» capitaine au régiment de Royal-Piémont et lieutenant du Roy au gouvernement de Normandie, qui devint ainsi , vers 1769» propriétaire de h seigneurie de Grandchamp.
Le château et le beau domaine de Grandchamp appartiennent à son petit-fils» M. le comte de Montault » membre de la Société française d'archéologie; mais il est inhabité depuis longtemps»
508 STATISTIQUE IfONOMSNTALE DU CALVADOS.
Grandchamp faisait partie de l'élection de Pont-rÉvéqoe et de la aergenterie de St-JuIien-ie-Fancmi ; oû y comptait 2 feux privilégiés et 50 feux taillables , c'est-à-dîre environ 260 habitants ; on en compte anjoord'hni 156.
SAIXT*JVUEN«LE-»PA0COy.
St- Julien -le Faucon , Sanctus Jutianus de FouUon , Sanetui JtUiamti de PuUone,
Le bouiig de St-JuKcn est sHué dans une charmante vallée dotti les herbages constituent toote la richesse. An fond de cette vallée coule la Vie. Le chemin de grande communication de Lisieux à St-Pierre-sur-Dives traverse St-Julicn.
L'église , placée snr le bord de la rouie , à quelque distance du bourg , est dépourvue de tout intérêt.
Le chœur et la nef sont de la même largeur. L*;rpparcil dos mars, en cailloutis, et l'absence des contreforts qui appirralssent seulement au clK;vet, lequel date du XVI* siècle, portent à croire que cette église était primitivement romane. Les fenêtres de la nef et celles du chœur (cOlé nord ) sont sans caractère. Le mur méridional du chœor montre une fenêtre carrée, à moulures prismatiques, du XVI* siècle > et une petite fenêtre surmontée d'une ogive en accolade , de la même époque que la précédente. Le cheict , qui est droit , était percé d'une laige fenêtre flamboyante, surmontée d'un oculus.
Le portail, reconstruit su XVIIE* siècle, est surmonté d'im clocher eu charpente recouvert en cssente. La porte principale, voûtée en arc surbaissé, porte la date 1772.
Dans le Chœor , os voit une statue de saint Joliett, évéque et patron de la paroisse ; on saint Eutrope ; la Safaite- Vierge tenant dans ses bras l'enfant JésuSb
(ÏAMTOM De uéziDON. 589
Dau8 la oef , saint Michel fpulaat aax pieds un dragon. Le rétablf du nxaitre-auiel est orné d'un joli tableau moderne, donné par M. Guizot Le seigneur nommait à la cure.
* Ancienne chasuble. — Parmi les ornements religieux on montre une ancienne chasublç , à personnages , qui date de la fin du XV« ou du \\V sièck Ces personus^es sont repi^ésentes sous des niches surmontées d'ogives en accolade.
I^ devant de cette chasuble est divisé en trois compariiments. Dans le compartiment supérieur est représentée la Sainte-Vierge tenant dans ses bras Teufant JésuSi On voit au centre saint Jean-Baptiste avec un Âgnus» Dans le compartiment inférieur est placée sainte Catherine. Dans les angles supérieurs sont représentés deux Cnucons.
Au dos de la chasuble apparaît une croix sur laquelle est étendu le Christ* Des anges reçoivent le précieux sang dans des calices. Dans la partie supérieure de la croix paraît le Père étemel. Le Saint-Esprit, sous la forme d*uoe colombe, est placé sur sa poitrine. Sainte iMagdelaine est prosternée au pied de la croix qu'elle tient embrassée. Dans le compartiment inférieur on voit saint Julien, évéque. Quatre faucons, insignes de la paroisse, sont placés aux quatre angles. *
St-Julien-Ie- Faucon avait pour patron laïque, au XIV<> siècle , Foulque du iMerie ( Fulco de Memla)^ probablement Foulques du Merle , maréchal de France ( 1 295-1 31 & ) ; aux XVIP et XVIir siècles . la seigneurie appartenait , comme nous l'avons dit, à la famille Le Prévost
Cette paroisse comptait , avant la Révolution , 2 feux privilégiés et 33 feux tailhbles.
Le sieur de Grandchamp , « advocat général en la Cour des Aides de Rouen , obtint du roy Louis XIV des lettres , datées de LaFère (juillet 1657), pour la confirmation d'un«
510 STATISTIQUE IfOmWENTALE 00 CALVADOS.
foire de St-Jolien-Ie-Fancoo poor être tenue le 15 septembre, aa lieu du joor et fête de l'Exaltation de la Sainte- Croix (1).
COUPB8AETB.
Coupesarte, Sanctus Ciricus on Cyricusde Carbesarte^ de Curvoâerta; Courbe-Sartre f Coupe-Sartre, Coupe-Sorte, Coupsartre,
L'église de Coopesarte s'élève à 2 kilomètres environ de St-Julien , snr le bord dn chemin de grande communication qui relie ce bourg à celui de Livarot.
La construction de cette église remonte au XIIP siècle. Les murs étaient primitivement percés de fenêtres en lancette, avec large chanfrein. Presque tontes ces ouvertures ont été élargies et défigurées. Un chevet droit , percé de trois fenêtres en lancette bien conservées ^ termine le chœur à l'orient. Le portail a été modernisé.
L'inscription de la cloche a été lue et relevée ainsi qu'il suit par M. Pannier :
lAT ÉTÉ BBH» PAB M* FEANÇOIfl LBCAMTS CVaé DE C8 hUSf Kt MOMMte HABIB PAB MBSSIBB LOTIS ANTOIlfB LBPBBVOST CH' SKIO' BT PATBOIf DB C0VP8ABTB BT OB D0Q?B2fSBT 8BIG' BT PATBON HATT IT8TICIBR dVrBLIB BT DB PIBBBEPORT ASSISTA OB IIOBLB DAMB MABIE MAODBLAINB OB LA LV8BRRB SON BPOYSR. 4723.
lONCBON MB PBCIT.
Le diamètre de cette cloche est de 77 centimètres.
An milieu du chœur sont trois dalles sépulcrales qui recouvrent , dit-on , les dépouilles mortelles d'une même famille.
(1) Mémorial de la Chambre det CompteM de Normandie. Note eomnraniqate par M. de Beanrepttre, archiviste de la Seioc-lnrérieure.
GANtON DE MÉZIJDON. 511
Dans le sanctuaire, à gaoche de raotel, se troove-one autre pierre tombale, égalemeut sans inscription*
Du c6té de Tépltre sont denx autres pierres tCHnbaks, con- Tertes d'inscriptions gothiques. Sur Tune de ces pierres est représenté un personna^ Elk porte la date MGGCGLIV ( 1454 ).
Au mur méridional do chœar est appendu un ancien tableau, porunt la date 1621. Ce uUeau, qui faisait partie d'une ancienne bannière, représente, d'un côté, la Sainte- Vierge ; de l'autre, sainte Judith et saint Gyr , second patron de la paroisse. ( Le premier patron est saint Hermès. )
Sur le mur opposé on lit l'inscription obituairc suivante » dont M. Pannier a bien voulu m'envoyer la copie :
L^Air. 1651. LB. 7. lOTS. DE.
NOVBMBBt. IRAll. OASTBBLi.
A. POllDé. BU. GITE. BGLUB.
S, 6BAKDB. MBflBB. AfCG. PRTI.
OrnCB. DBS. DRPVXGTS. A.
CBLBBBBB. LB. PBBMIBB. MEBCBBl>y. DAPBB8. LA. PESTE. DB. TOTS SAfRCT. BT. LB. 18. AOTST. 1665 lOTB. DE. SON. DBCBD8. ATBC* ▼»
UBEBA. TOfS. LES. DIMARCBB* DB. LAItN^ TOTT. A* LA. PLV9.
GBAXDB. GLOIBB. PC. D1ET. BT.
AT. lALVT. HE. SON. AME.
AIRST. SOIT. IL.
On remarque, dans la nef, un ancien groupe en pierre (une Notre-Dame-de-Pltié) provenant du manoir de Goopesarte.
La voûte du chœur et celle de la nef sont en lambris, avec entrails et poinçons. Sur l'entrait placé dans le chœur on remarque deux écussons armoriés.
L'église est sous l'invocation de saint Gyr. Lo'patronage de Gonpesarte appartenait aux Mathurins de Lisieox.
5li StAllStlQCE HOKtllENtALE DO CALVaDOS
D*aprè8 les recherches de M. Vasseor, le patronage leur fot donné en 1207, en mémeteaiiis que iesdeoi tiers des grosses dîmes et un herbage, par Gnillaame de Goapesarte. Son fils, Rdliert, souscrivit à k charte de donatioe, qoi fot confirmée par les souverains pontifes et les évéques de Lîsîenx. (Voyez à ce sujet la notice sur la Maison- Dieu de Lisieos, par M. Vasseur, publiée dans te BMeiim monumental , t XW ,
p. lis.)
Boequenemfeal un fief situé sur le territoire deConpesarte. Il y avait encore la Yarende et GastlNon, donnés par Robert de Lamherville à la Maison-Dieu de Lisieni.
En 1566, nous apprend M. Ch. Vassenr, Nicolas de Maduel, sieur de Chus, né i Coupesarle, obtint le privil^e de lever la fierté de saint Romain. 11 avait tué M* Pierre Le Sauvage, avocat à Pont-i'Évéque, souche des seigneurs du Chesne de ce nom , qui lui avait intenté des procès ruineux ( Y. Floquet, Privilège de saint Romain, t II , p. (i25). Aux XYIPet XYIIP siècles, la famille Le Prévost devint propriéuire de Goopesarte , des Authieux , du Doux-Marais , etc. ; mais son principal établissement fut à St-Julien-le- Faucon.
Manoir de Coupesarte. — Près de Téglise existe un beau manoir , composé de deux bâtiments formant éqoerre. Ces bâtiments, construits en bois , avec briques entre les colombages , sont entourés de fossés remplis d'eau.
Coupesarte appartenait au doyenné du Mesnil-Mauger. Il était de rélection de Falaise et de la sergenterie de St-Pierresur-Dive. On y comptait &8 feux (environ 2U0 habitants). Il n'y a que 105 habitants anjourd'lini.
CANTON ht MÉXIDON. 51 S