‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 47 sur 82 · CANTON DE SAINT-PIERRE-SUR-DIVB · texte numérisé non relu

CANTON DE SAINT-PIERRE-SUR-DIVB

lions, des fleurs de lis, des cercles eotreUcés, ornés de di?erses

SPicniElf DES CAIRBAOX D^Ull DR8 COMPARTIMBIITS DO PAVé ERCADBANT LA BOSACB DB SAINT-P1BBBJE-8CB-DIVB.

figures dans leurs intersections; des chimères, des aigles à deux têtes s*y retrouvent avec quelques autres ornements.

Stalles. — Les stalles sont remarquables par leur bel état de conservation ; elles sont couronnées de leurs dais , et si Ton a cru devoir les couvrir d'une couche de peinture jaune pour masquer la couleur noire du chêne , il serait possible de leur restituer leur couleur naturelle.

Ces stalles, qui garnissent les deux côtés du chœur jusqu'à la belle rosace du sanctuaire dont je viens de parler, ont 8"* de longueur , 1"",68 de profondeur et 2'",70 de hauteur.

Elles offrent deux rangs de sièges de chaque côté ; on accède au rang supérieur par trois portes , une médiane et deux latérales. Il y avait primitivement douze sièges et onze seulement au rang inférieur. Mais , au siècle dernier , les religieux eurent la fâcheuse idée de supprimer quatre sièges

5^8 STATISTIQUE MONOMENTALE DU CALTADOS.

STALLES DB SAINT-FIBSlK-SUB-DlfC.

GAHTON DE SAIRT*^ll»BE-8im«DITl. 5&9

pour faùre élever deox pyramides tronquées » surmonlées de boales » à la mémoire de lear premier abbé.

Ces applicâtioQs sur les piliers qui supportent la tour, à l'entrée do chcQur , sont du plus mauvais "goût et de Telfet le plus déplorable.

On se demande ce que signifient les attrarats de la musique sur ces espèces d'obélisques : il paraît que Ton a voulu rappeler par là que l'abbé Alnard éuit musicien.

Les stalles sont séparées les unes des autres par des accotoirs. Le dossier des sièges supérieurs est orné d'une arcade trilobée t reposant sur une colonaette carrée, qui indique la séparation de chaque place. Les sièges des quatre eitrémités éuiient autrefois plus larges que les autres, et deux arcades trilobées éuiient figurées sur un seul panneau.

Le couronnement, en forme de dais, est surmonté d*une galerie à jour dans le style gothique flamboyant

Les sièges inférieurs sont moins larges que les précédents : leur séparation est la même; un animal fantastique ailé se voit sur le premier accotoir à droite et à gauche.

Dix panneaux diflî^nts ornent les côtés des entrées. Sur deux panneaux qui se trouvent à l'entrée du chœur , on voit les armes de l'abbé qui les fit construire ( Jacques de Silly ) surmontées d'une crosse tournée en dedans , qui sont : d'hermine à la fasce vivrée de gueules , surmontée en chef de 3 touneamas de mhM.

Quatre statuettes se voient aux extrémités des stalles, dans une arcade à plein-cintre :

A droite en entrant , saint Benoit est représenté debout , la figure austère , tenant de la main droite un livre qu'il appuie contre sa poitrine; de la main gauche, il tient une crosse qui a été briséa II est vêtu d'une tunique recouverte d'un manteau à larges plis.

A gauche, la Sainte- Vierge (décapitée) tenant de son

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bras gnache rEofaat-Jéios eodormi sar son sein; de h droite» eUe soulieal ane draperie qoi lai recoovre les épanles.

Dans le fond et li droite* sainte Marguerite , la tête Toilée, terrasse un dragon* ailé , ea appuyant son geoon gaoche et le pied droit sur le dos da monstre , qui se retoame poar la mordre ( le bras qoi tenait une lance a été brisé).

La statue de saint Taul lui fait pendant , elle est de plus grande dimension que les trois précédentes. La tête cbauve est ornée d'une longue faeii)e, di? isée symétriquement en deux parties égales ; il appuie ses deux mains ^ une longue épée.

Les miséricordes offrent de Tintérét par la variété de leurs sujets ; elles ont été dessinées par M. Pépin.

Vitraux. ^ Il reste de curieux débris des vitraux qui garnissaient autrefois toutes les fenêtres; ils sont de deux époques. M. Pépin les a étudiés avec attention.

Les débris qu'on voit encore dans quafre des fenêtres du bas-c5té nord, et dans les fenêtres du transept sud, remontent au XIII* siècle. Ce sont des grisailles. Au bas des baies de chaque panneau on voyait la représentation do donateur , qui est toujours 9i genoux, dirigé vers le chœur, offrant pieusement à Dieu son vitrail qu'il élèv^ entre ses mains; une inscription accompagnait chacun de ces donaCeurs. Tout ceci est bien mutilé.

La bordure était formée de crochets jaunes. Meus ou verts sur fond rouge , ou de fleurs de lis d'or sur fond d'azur, qui est de France , ou de châteaux à trois tours d'or sur fond de gueules , qui est de Gastîlle. Une série de cercles blancs contigus formait, dans la plupart des panneaux, une seconde boi^ dure concentrique à la première.

Le fond présente ordinairement , dans chaque carreau en forme de losange, un simple trait noir reproduisant une fleur de lis ornée , ou une branche trif urquée terminée par des

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