‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 46 sur 82 · CANTON DE SAINT-PIERRE-SUR-DIVB · texte numérisé non relu

CANTON DE SAINT-PIERRE-SUR-DIVB

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Af B , G. €oapM dtt uillies des colonnes et des moulures de la frise.

5(|2 STATISTIQUE MONUMENTALfi DU CALVADOS.

variété dans leur (racme.

Peut-être sont-eltes dues

à Jacques de Silly.

Jacques de Silly fut

nommé abbé de St-Pierrc

en 1 501 ; il occupa ce siège

jusqu'en 1538.

Il fit faire des travaux

d'une grande importance,

tant pour la consolidation

de l'édifice que pour son

embellissement. Aussi ses

armes se voient-elles de

tous côtés ; elles sont cinq

fols reproduites sur les

deux premièrescroisées du

clérestory de la nef; et

elles s'y trouvaient primitivement huit fois; il y

avait un écusson dans chaque baie. On remarque encore le même écusson sur la clef de voûte de la deuxième travée de la nef, parce que ce fut lui qui fit édifier ces voûtes. A la troisième , quatrième et cinquième clef de voûte , ce sont les armes de personnes mariées appartenant à la famille de Silly , qui ont été bienfaitrices de l'abbaye.

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CANTON DE SAINT-PIERRE-SUR-DIYE. 5kZ

Arrivés à Tentrée du chœur , nous verrons dans le passage qui communique au transept du nord quelques colonnes romanes, et des appareils à larges joints qui pourraient bien être un reste des constructions du XP siècle. On voit aussi , du côté opposé , des traces d'une maçonnerie à larges joints dans les reconstructions, postérieures.

Le chœur comme la nef (sauf les voûtes et le clérestory) et les chapelles qui l'entourent , annoncent le XIIP siècle. Mais les voûtes du chœur, les voûtes et les fenêtres des deux chapelles qui avoisinent la chapelle absidale , sont du XVP ou de la fm du XV', et appartiennent à la grande restauration que je signalais dans la nef.

Ce coop-d'œil général donné, nous ferons remarquer que la tour établie sur le transept , ouverte à l'intérieur et terminée par un toit couvert d'ardoises, appartient également au XIIP siècle.

On ne voit d'architecture romane que dans les piliers qui portent la tour centrale , du côté du nord , et dans une des tours du portail ( côté du sud).

Les colonnes qui ornent les piliers de la nef ont des chapiteaux couverts d'une seule feuille de vigne, épanouie sur la corbeille , système (rèsHsimple que je n'ai pas souvent vu employé; les chapiteaux des colonnettes sont garnis de trois feuilles. Les sculptures ont été très-sobrement distribuées et n'ont nen de très-remarquable à St-Pierresur-Dive.

Pavé émaillé. — Le magnifique pavé en briques émaillées, qui occupe le sanctuaire ( Voir la page suivante), est peutêtre ce que l'église de St-Pierre offre à présent de pins intéressant , quoique depuis trente ans il ait perdu beaucoup de son éclat par le peu de soin qu'on a pris de le couvrir.

Signalé d'abord par moi il y a bien longtemps , puis des-

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BtMo ea quatre parties tt qui sont indiquées ici par de simples lignes.

siné par M. Victor Petit , il a depuis été étudié par plusieurs archéologues très-instruits, notamment par M. Ramé, de Renues, qui lui a consacré un article dans les Annotes archéologiques de M. Didron.

Des cerfs passants, des fleurs de lis, des aigles à deux têtes, des lions, des chimères forment rornementation principale des carreaux, avec des feuillages, des fleurons et d'autres figures d'un très-beau style.

Deux couleurs existaient dans cette rosace : le jaune et le noir; les figures sont jaunes sur fond noir, noires sur fond jaune, et l'on a disposé avec intention ces oppositions de teintes pour varier l'effet des mêmes formes dans les rangs circulaires concentriques. Ainsi, les carreaux dont les fonds sont de diverses nuances alternaient entre eux, ce que M. Victor Petit a essayé d'indiquer dans le dessin précédent eu ombrant les fonds de couleur brune et détachant en clair les fonds jaunes ; seulement cette alternance n'est pas régulière partout à présent , et cela tient sans doute aux dérangements qui ont eu lieu lors du remaniement des pièces quand le pavé a été réparé.

Pour le jaune, on a étendu sous la couverte de plomb une couche mince de terre blanche formant transparent qui, après l'usure de l'émail , a persisté sur beaucoup de pavés; pour le noir, le transparent est une terre qui se détache de la pâte de la brique, quand on la regarde à l'aide d'une cassure, et qui très-certainement a été appliquée après coup.

La rosace est coupée en quatre parties égales par deux bandes en pierre calcaire : l'une dans l'axe du chœur, l'autre perpendiculaire à cet axe et dont l'intersection occupe le centre du cercle.

La rosace était au milieu d'un carré de pavés émaillés. On retrouve, dans les pavés qui composent cet encadrement , à peu près les mêmes sujets que ceux de la rosace : ainsi , des

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