‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 62 sur 82 · CB TABLEAU A ESTÉ · texte numérisé non relu

CB TABLEAU A ESTÉ

ET PAicT EX aaav ifeir M «ALA18B aaiii uw

Les autres lignes ont été malheureusement cachées pai' le cadre quand , ît y a peu d*années , on a fait restaùrei' tt toile. La date 'se trouve, bien proBablemeot , sur là partie cachée. M. le curé le croit , mais il n'a pu me findiquer. Quatre personnages , deux debout et deux i genoux , tous quatre les mains jointes , occupent la partie inférieure du tableau. Trois de ces personnages portent le costume ecclé*siastique. Je suppose que le peintre et lé donateur sont fès deux personnes à genoux. Le peintre ser&it celui qui est à droite en costume civil do XVlP siècle. Les deux ecclé^ siastiqucs, débqut derrière le peintre et le donateur , doiveiit ^tre leurs (Mtrons (1).

(1) M. Choisj, conservateur de la Bibliothèque publique de fVlaise», a bien foulu , sur ma demander, ree&âtttel' quel' poutlift^ «trc^ eè" Douéij. et je Mils hcareox dè^pléÉéf icTtël MijéMlMVti -•laataaiHtoii^,. dH^ld Ghal^, m m

oimiaM oe SâjntJHnM-iow-MVt; iSA

Je suppose que cet intéressant tableao ornait autrefois le maftre-autel. La Sainte- Vierge est désignée dans le Fouillé de Lisieux comme patronne de Téglise an XIV* siècle. On ▼oit, près delà tMre^ fnjijitafpf ftk|j9 Sainte- Vierge qui a également été reléguée là, après avoir , .m*a-t-on dit , fait partie de la décoration du mattre-autcl;

Il eii3te deux cloches à5**-Uargifçnt9rde-VjçUe : la .plus petije issl la plus a^cicnuç.

L*9Qtre cloche date do {834.

L'église de S'^-^^largu^nte-de-Viçtte était squs J*iaTaç9^ 4^ Notre-Dame ^t de sainte M^xff^eryte. ^'ahbiye (teSt-Fim'e nommait à ta cure.

m^t sar )e peintre du Vrt^u 4e S^'-Mv^n^^^Mc^Viflte, fi Pfo ne conDait pas ses œuvres dans le pays.

• Jusqu*à présent , il est donc à croire que Douësy était un ariisie «mate «r* ^ çeun gircpypstaofg e^t due, peninars, la j^r^amfm 4« portrait du peintre à côlé de celui du curé donatçur, P*Wf parW .y<^* le saTei, les Le Sassîer, à partir de Nieolai, rbeureux délégué de Gnibray auprès de Henry IV (V. Galeron, 1 1 • p. iW* Reviennent /les personnaapes €( «furent aVofr de bonnes relations à Féîdisé. tie fautre, et aa^ apiNriMiiÉM 4lfe cette époque , Il y atfffl «u , da^ Uoè niuts, une fomille Mi^ 49ni plus tard , sous Louis XV ( Voir GaUnui^ I& 1, p. «8S et I3A)» «*un to «aipbrcs, Douësy , afocat ,^ iiefvS.è'la dignité de a^aÎJt. Ot cet^ m^ne famille DpuO^y q^i« ^ una ^po^t plus rapprpcbée de nous, posséda les cbéleauz de Çorabillop et d*Olendon (Voir Gai., L II, p. 98). Cette fhmllle était ancienne dans le pays, ei reconnue uoible en 1667. Aujourd*bui elle est étefotc.

« 0aM «es pap«m de k ftimllle BdbMMié, l'akbé Le Saurier est elle aa A72a domic ionaant quiuaaaa à uo fHrei il t^mH^ i|ti*à cause de sofi âmtréme ffrani éfe. Il ne croit pas de?oir se aMiger de dire un grand nombre de loasses à lui demandées.

« Les armes de cet abbé, «rmes dont tous me oommunlquei;Un dessin , sont Identiquement les mêmes que celles de la fiimille Le fiasiier-Boisauné. »

( Nctê é0 M. CkoUif^ impectêur de tàtioeiation normande, )

616 STATIftTlQUI MORUMBUTALB 0D CALTADQ6.

CANTON DE UTAROT.

Grftce aox recherches étendues et conscicndeases de M« k Ticomte Loais de Neuville sur les divers fiefs du canton de Livarot; grâce aussi au concours de BL Ch. Vasseur et de M. Pannier , je puis donner sur les communes de ce canton des détails plus étendus que sur celles du canton de St-Picrre-sur-Dive : j'éprouve même le regret de ne pouvoir faire usage de tous les documents dont je dois la communication à ces habiles et savants archéologues.

Le canton de Livarot embrasse, dans sa rïrconscription, les paroisses suivantes :

AuquainviUe.

Les Autels-St-Basile.

Bellou*

LaBrevière.

La Ghapélle-Hante-Grue.

Cheffreville.

Fervaques.

S**-Foy-de-Montgommery.

Si - Germain - de - Montgom-

mery. Heurtevent.

Lîsores.

LiVABOT» chef-lieu.

S^'-Maiiguerite-des-Loges.

Le Mesnil-Baciey.

Le Mesnil-Durand.

Le Mesnil-Germain.

St-Michel-de-Livet

Les Moutiers-Hubert

St-Mardn-du-Mesnil-Oury.

Notre-Dame-de-Gourson.

St-Ouen-le-Houx.

Tonnenconrt.

Tortisambert

CAirrON DE LIVABOT. 615

ST-U AETIIC-DBS-If Oï KIIS.

St-Martin-des-Noyers , Sanetus Martinus de Nudfms.

Cette commune est formée par la réunion des communes de St-Martin-des-Noyers et de la Trinilé-du-Mesnil-Oury, réunies par ordonnance royale du 19 décembre 1851.

L'église de St-Martio-des-Noyers n'a pas été démolie. Elle oCFre un intérêt tout particulier pour l'archéologue ; elle est construite en bois, sauf le portail, flanqué de deux contreforts à retraites et percé d'une porte ogivale qui parait dater du XIH* siècle. Les vantaux sont du XYP , à panneaux plissés. Le porche qui précède est plus ornementé qu'on ne le trouve ordinairement. Des anges, à longue robe, portant des instruments de musique, sont sculpté!^ sur l'un des poteaux comiers (1). La sablière du nord a reçu l'inscription suivante:

Cf (ot fait bm mil IH^ rt ii itn f or nos Jlul^rlU llod rt 31)a tRa\t%,

Les deux mars latéraux sont construits en bois, avec remplissage en argile, sauf un contrefort plat qui fait retour auprès du portail, et le patin , peu élevé au-dessus du sol, où l'on constate la disposition des pierres en arêtes de poisson. Les fenêtres sont carrées.

Le cbœur, plus large que la nef, appartient à la même construction et offre les mêmes caractères.

En présence d'un édifice rustique si peu caractérisé ^ il est permis d'hésiter avant de fixer une date. fiOrsque , dit M. Ch. Vasseur , nous avons visité St-Martin-des-Noyers, en compagnie du docteur Billon , excellent juge en pareille matière, nous sommes tombés d'accord pour n'attribuer cette église qu'au XVI* siècle. Cependant le vocable , qui doit re-

(1) Notes de M. Ch. VaMear.

^^ STATlSTlQyp 1^0(«CI|fa9T>^B ,1^ CALVADOS.

monter jasqa'aax temps cariovingiens ; Tasage. bien constaté par Grégoire de Tours et autres clironiqoenrs des premiers siècles, de faire à cette époque les basiliques/ comme Jes palais, tout en bois, peuvent donner lieu à réfléchir. D'un autre côlé^ le patronage appartenait à l'abbaye de St-Pierre-sur-Dive , et l'on doit se demander si CjBtle riche abbaye aurait pu élever^ à la veille de la Renaissance, une si mesquine bâtisse pour une paroisse d'une certaine importance, puisque le revenu de la cure est estimé dans les pouillés anciens à 700 '*^, ce qui représente près de 2,000 fr. de nos jours.

Le mallre-autel du chœur n'a pour rétable qu'une peinture de décoration sans valeur. Le tabernacle est en forme de pavillon hexagonal, avec dôme et colonneltes torses : type propre à la fin dii XVII* siècle , rencontré déjà bien souvent Les statuettes de l'entrecolonnement représentent le Sauveur, saint Martin et sainte Barbe.

Aux petits autels de la nef on a employé quelques panne;iifx à traceries flapifxoyantes. Les cjieux statue? qui Içs ornent datent aussi du moyen-âge.

Le clocher , en charpente, n'otke rien de particoNer ; il contient une petite cloche de 58 centimètres de diamètre , «k>nt void rinscription :

f LAJI i73A lAT ETE r.RRITB l'AR M* HOEL LBNOIB PBftTRE CV^E DB ^T MABtlR ET ROmiBR LOVISE FEINÇOISE PAB M'* LOVIS lOVBDAIN CUEVAUEB M' RT PATBON PRRftENTATBVB D? POKTALBBT BOIfORAIBB DE ST KABTIR DE5 ROYEB BT REVL Wn' POSSEDANT FIBP DANS LA BITIS PAROlSB M' pKS K^h^ VlBf TERRE ET 86^ J>B ST VABTIN ^NTILUàHB CASTIUON ET iVTBBS LIBVX BT DAVOISELLE FAAITÇQIBE BENER EBOTOIBBB DR LA CQ?tTBI^

On voyait naguère à St-Martin un ancien manoir seigneurial du XVr siècle, coin|)osé d'un corps-de-logis en bois et d'an pavillon, élevé en brique et pierre , offrant les caractères propres â l'archlteeture du temps des derniers Valois. Ce manoir, dit de Mézerai ou de ^jnl-l^j|||ftvi, ^ tf^stét^^^

constrii^r^ )e pn^pri4uip;e ficMel • Mr le coiMa 4^ .I^<Wr ^fillc. I^.|en|9ifle$t-Mafitif>^il^ m MH'M^^p )afro-

iltei^iiU^ y ^ fmi^jie d*9J)gben^ oq^ew dan^ fo pçc^h^)i^ de iQjSÇ. Passée liSf veofe, dans, la gfewièxe moitié du ^i^ dçro^ier» enlre les maûp^ de8.^ifr/44ip, ^igpeprs 4e .$i-Nl^iP et de Yiette, cette terre a été de nouveau stfiim R^f les héritiers de «ette {amUle, ily ^ ei^ijron trente ^s; .et après avoir été possédée par 4îyecs acquéreurs « elle est «nfi|i éc^bue i Mf l^ coiBte d^ Mi^ourvifle , f^r WP . wnw^ am^ II"* d'Osow ( Ren^i^it0m^(9 atmmmiqftés par M. le vicomte de l\fef»iUe ).

L*église de la Tiunitê-du-Mesnil-Ouby a été rasée il y a trente ans. Le patronage en appartenait au seigneur qui , au siècle dernier, était un membre de la famille de Nouant

D'après les recherches de M. le vicomte Louis de Neuville, une partie des terres du Mesnil-Oury était tenue en francaleu , circonstance très-rare dans nos contrées. — La paroisse était comprise dans Télection de Falaise.

Gabriel Le Loutre!, sieur de Haut-Mesnil , et Jean Totrel , sieur de Bocquencey, s'y présentèrent lors de la Recherche de la noblesse en 1666; mais ils furent l'un et l'autre condamnés par de Marie.

La population actuelle de cette commune est de 10& habitants. Au dernier siècle, la Trinité-du-Mesnil-Oury. en comptait à elle seule 195.

SAIJITf-HICIiBL««DE»UVET.

St^MicIfel-de-Uvet, Saucius Miçh^ie UfffetQt Sançms O'après la description de l'^îfie ,4e S(n]||MMll^T(.iii9t

fidte par M. rJi. Vasseur, elle consiste en an chœur, une nef et une chapelle accolée au nord , entre les deux.

La porte s'ouvre dans le pignon occidental , flanqué de deux contreforts. C'est un arc surbaissé accompagné de deux petits pilastreSi Les vantaux sont à panneaux plissés. Un porche prot^ cette entrée. Les murs latéraux , divisés en quatre travées par des contreforts, datent du. XVP siècle , comme le portail.

Les fenêtres du sud sont en accolade ou en ogive avec an meneau. Celles des deux travées restées visibles au nord ont été refaites sous Louis XY. La chapelle, avec deux contreforts sur les angles , doit appartenir aussi à la dernière époque ogivale; mais toutes les ouvertures ont été refaites.

Le chœur remonte au XIII* siècle : il est divisé en deux travées avec chevet droit. L'unique fenêtre du nord est moderne : les fenêtres du sud sont modernes aussi ; mais l'appareil et les contreforts sont bien caractérisés.

A l'intérieur , la voûte de la nef mérite l'attention. Elle est en merrain avec charpente apparente. Les trois entraits sont ornés de rageurs , et des blasons occupent la base des poinçons : des anges soutiennent les écussons, malheureusement mutilés pour la plupart. Sur l'un d'eux , pourtant , on reconnaît la trace des trois fleurs de lis de France ; sur un autre un dauphin. Les sablières sont garnies d'une série de mascarons et d'emblèmes funèbres.

Le maître-autel date du Tègne de Louis XY. Le rétable est soutenu par quatre colonnes classiques, entre lesquelles sont des niches contenant une statue de saint Michel , et une statue de saint Louis. Le tabernacle peut remonter au r^e précédent : il est orné de colonnettcs torses accouplées et trois statuettes occupent l'entrecolonnement : le Sauveur du monde, saint Pierre et saint Michel. î^e dôme qui servait de couronnement a disparu.

CANTON DE LIYAaOT. M9

L'autel de h chapelle montre, comme celui du chœur» les caractères de la fin du XYIII' siède. La frise de l*enu- Uement porte un blason dont le champ est chargé de l'écusson du donateur , qui était un Bonenfant ( Voir la page 621 ).

An mur opposé est appendu un tableau contenant les Noms des Pèlerins de cette paraisse qui ont fait le voyage du Moni'St'Michel, 22 jmUet année 1753 ; ce sont:

M'' Nicolas Peolevé, vicaire de Liyet MM. Desfontaines-Belœii roy.

Jean PeulcTé.

Mathieu Peulevé.

Pierre LmdeL Jean de MontreuiL François Fleuriot.

Pierre PineL Pierre Jouanne.

Philippe Messan.

Nicolas Doublet.

Gabriel Perrine.

Jean Pigis.

François Doublet

Au moment où les pèlerinages an Mont vont recommencer avec une nouvelle ardeur , dit M. CL Yasseur , il nous a semblé curieux de transcrire cette liste.

St-Michel-de-Livet a hérité d'une partie du mobilier de Téglise de la Trinité-du-Mesnil-Oury. Ce sont quelques tableaux dont on n'a rien à dire et une Trinité en pierre du XVr siècle, savoir : le Père-Éternel , assis sur un trône, soutenant des deux mains la croix sur bqueUe le Fils est atucbé, Undis que le Saint-Espril sort de sa bouche , sous la

ne STATISTIQUC «^MIlIlBRrALE M CALVADOS.

Umm d'soe -criomte fHanxm ëë âmm en CMCÉé. <Mbt flMiptare tifim pas mt» iûMv^iî).

S^4M€llel-4e-4J>vM faisait fftiiS« 4« df^yeMC 4a HcMff- MHigêr. Le pa»Mi«(^ «ppaitenaic à râkM4eSt-1^tetlt-sttt- Dive.

A» «ÂTfl» I4 pmiw4é|MNWt d0 réMîpi ésFaMae,

soit 5fi$ baWtaMi lia fWfNilaOsN» M réduto k »5.

anciens fiefs. — D'après |«s reDhurfiis dt M. L. dt Meoville, St-Michei-de-Livet renfermait phuisors oircoDscriptions féodales. Le fief de Livet , imi le manoir éliit siloé à l'extrémité nord de la paroisse, non loilt da.la rivière de Vie » était dans la mouvance du iWU(( Al MODl0»vmery ; il appartenait, au XVI* siècle, à la (9mi|e dw.(i^ François, qui portaient pour armes: d'argent ^ 4oav pab de saUe au chef de gueules. Vers 1520, Jeaft JU ifr^n^CHI» écuyer, était seigneur de St-Michel-de-Live^ d*4dvenel, fief situé aux Quatrç-Faverils , et de la Plesse. Frapcois hfi Frsiiiçois , son arrière-petit-fils, était encore seigpeqr 4^ Iivptenl615; mais, peu après , ce fief était passé entre )e$ n^ains de la famille Vaumesle. Jean de Vaumçsjo , trésorier de France à Alençon , était seigneur de Livet vers 1650. Ses descendaols ùoi fMiDMrvé cette terre«t an «it fiorté le nom jusqu'à leur extinction , survenue il y a une trenUiiie d'années. Le manoir, encore subsistant, parak diler du XVII* siècle et o'offrfî pas d'intérêt

A l'autre extrémité d^ la pair^îss^ était sitaé le fi^ de Mesft qui, au 7LVI* «ièclç, é^t piiisédé {«r |a f^miUe de NepfviU?. BQbertdç Neuf ville, éçqy^r, wor( en 153d« était qualifié sei-

{€} NotCi ' i0Mi8i6i4U!i "ûé M. 'Chv VâMor.

gneur de BeUeto» Mesnil-Baclcy , Mmt et Mesiiil-Doniod. Sa postérité GonserYa U terre dft-MenC^JBaqirfan 1688, époque où elle fot veadoe par Gabriel de Neufville , seignear de Mczet elSl4M%i«\à Keml^MinnriUMÉÉéeGrai^ iMKMe deetièyo taftiHe < MeaM a paeié pw^sdedcBMlÉ ou doaaUeo attv fÊÊâtkB Movli», Jtakqte^y Goodeatf ei U HfilB dé' ¥ittni Mr Atamdviy aib» h& Mffw dfe VîHeiw, a> veildîBH cette terr^ en 1859 à M. le Yicomte Loois defietMt^rifÊf mjmt é> Mm «onaMm m dhÉMs eo MyieMUiÉrtoiMyie du XIKH* nèetai tt »*y snhiiaiaitv déiaBÉpu hméttMM^ Mt--'

Uf M de €aoeb, skoé peslie» sir Si-màiéMê-lkm .p««»awk^MiMil'Jitteyv paolsdlre éclivfiiv^ àr F» fippie Ar CittoMiki»! Tw des iilsés 6l*De^ ûé MMfMto/ M»' gneor do Mesoil-Baeley. Anne de Neufville , filte^HMéè^ dè< FUUppevayttot éiMMé^eaiM/iS^ GMqsi»id# BMMMhnts hi iy|K>tt»kr Btt et ÇaMl ei farl» «onteid'aiië- bfMcbë' dtf* H« faiwUil de loneatet qlii a réskié pendMlt plnà^d^iÉn M6WV Sl«MicbeMft4^iMC', #6* so» ésussm , d» gtieéles â'ia' UsM' d'argent accompagnée de si» wses' dfer^ déeot^- W iMm'M* d'uni mj^ MMi dms» ifégliso' de la^ pmbm EU f 789 Mb. &Besey,i8ei(Denr do hiiÉirt»^ étaÀt dttveant ae^odNHif'AH lefi do CMwi, QOMOR de pinsifRirii a«twe ternes; r^hirtët^ oMoiff «éiè déipiiè* pat des-tnfaot récmier; dtle pafriiè t pofirMl coasemié son <AMicttre<ei^peiii« dater da«^^4èdèl

Onelquoi terre* da» St^-MtbelHlet'lLmt) dèpeUidliiMit^ att^ trefHSf de la seigaeon» de FlaihyilM^; apt)«rtènaliti à^b fV^' mille d*Assy. Plusieurs membres de là) Ibnlflfe' DblM' é^ Saint«Ahidoo) eoll itésklép dcpiaisr dMa sMtaii d«n# àHco mtaai paraHB^ «aia^ili n'y paaifrMwat ni Mf^ai mabélt» înii* portant

LB MBSHIL-BACLET.

Mesoil-Baciey , MeniUus BaccaUrii, Maùnil Bachdarii.

L'église da Mesnil-Bacley s'élève toat près de Livarot, sor la rive gauche de la Vie , sur le bord de la route allant à Truo; quoique peu importante, elle offre cependant un certain intéréL

. D'abord, sa porte occidentale appartient au style ogival et présente cette parlicularité , assez rare , que les tores de l'archivolte se continuent sans colonnes depuis le sommet jusqu'à la base et qu'il n'y a pas de tympan. Cette porte , à plusieurs t(Hres déuchés , pourrait remonter au XIII*" siècle ou au commencement du XIV* ; une ouverture en forme de lancette la surmonte.

Les vantaux de la porte ont leurs panneaux plissés et me paraissent du XVI' siède. Un porche en bois, formant un vestibule, avec des bancs , en avant de cette porte, doit remonter au XVIP siècle au moins , s'il n'est pas du temps des panneaux dont je viens de parler.

Des reprises considérables et des reconstructions ont été faites dans le corps de la nef et du chœur, mais on remarque quelques restes d'appareil ancien dans le mur septentrional de la nef qui approche du chœur , au lieu que des appareils

plus grands , et qui paraissent du XVI* siècle , se voient en

approchant de la façade. On trouve, du côté du nord et du côté du sud, des lancettes dont la tête, en accolade aigué, annonce le XVI* siède.

Plusieurs fenêtres sont modernes et de forme carrée. On en voit une autre à deux baies et à compartiments flamboyants dans la nef, du côté du sud.

On entrait dans le chœur, du même côté , par une porte dntrée épanndée sans caractère.

CANTON UE LiVAEOT. 623

Eofin , le mur do cheTet s'arrête à la hauteur des murs latéraux, et le pignon triangulaire qnieiiste sous la charpente du toit est en clayonnage.

Le retable du maltre-aulel est orné de colonnes torses avec une niche en attiqoe ; il doit dater du règne de Louis XIY ; te tabernacle, de forme hexagonale, a des colonnes torses aux angles et, sur ses faces, des niches avec les statues du Sauveur, de saint Paul et de saint Luc

Les deux petits autels , entre chœur et nef , datent du même temps.

Une piscine géminée, du XilP siècle, existe dans le chœur.

On voit dans le chœur la pien*e tumulaire de Thomas Maheult , prêtre , curé du lieu , décédé le 25 avril 1 759 , âgé de 49 ans.

Le clocher , en charpente et de la forme habituelle , est assez élégakit (1).

L'église du Mesnil-Badey est sous l'invocation de saint Pierre. La présentation à la cure appartenait à l'abbaye de St-Pierre-sur-Dive.

La commune du Mesnil-Bacley était autrefois comprise dans l'élection de Falaise ; mais , dans l'ordre judiciaire, elle dépendait en partie de la vicomte d'Argentan.

On compte 2US habitants au Mesnil-Bacley. Au dernier siècle, il y en avait plus de 500 (102 feux).

(1) La cloche , de 60 centimètres de diamètre, porte IMoscriptlon luIvaDte :

f L^Aii i777 JAT iTi BnniB PàM paM{re) co9hb cvm m ci uiv

BT HOMMU rBAMÇOm TAB8U.LB PAB HiaSIBB ARTOIIU THOMAS MOVUH CH' IKB LOBDni KOTAL BT MILITAIRB OB S* LOTIS LIBVTBNAUT COMIIBL DB CAf ALBEIB SBIONBf B OV MKSIIII. BACLBI BT Of MBSBT BT PAB MMOI- S8LLB FBANÇOISB TABCIILB DISHAIS. PIBBBB OTCflURB TBBSOBIIB (*}.

f ) Trtucription faite pu M. Vi

6H STATISTIQUl^ ÉdlitilL^li^jitÈ tit GAIVADOS.

trooTa divisée, il y a déjà plusieiiM^ rfiHéiysr, éol diVeMiÉ' pbi'tlorià , sani dbùte par âàM d*àtf 00* é^ (Att^eïMr pàtrâ^ ^èééssfi^ Dans la seconde niôilié dd Xt* siède , des' ùiëttittrés de là famille 6btaiî«r oui été' qualifiés sietiirs' dé tfesÂir-Èà'dey, éï JéaVlf Ëbcfidlai^ portait le mAùé liki% eii^ 1&69 ; daos les deux àiècle^ suiVaiits là' métt^ quàUfidàttdft i été SHittée à des tùembrâ des îiMïé» de NeUMile , Le Fournier, Le Ghastelain, de Margoerin, dé' Ci'ôisiU^, Jatafét, db Costard, Le Iffé&ant et atitreiil l^epdtîvâiïi Mitre aV^e eïactltude'l'hi^oit'e de cha^cunfde ces fragàïénts féod^x, cdmillué* lA^. de^ fMiVillë; nou^ notlé cdntetatei-biiâ'd^esqtifàâ^r celle des principaux manoirs qui leur servirent dë'Cliefs*lfedx: Le rioni dé'ni^bir de l»)e^iNÉbclé|r a été o^rdirialreihënt employé pour désigner le manoir de la HardeHe, sltofi' àt^fJëd dèf distancé dé féglike'paboièsîale. î^ m^isoii éstdnetidlle (^ônSthimion eri bois du' XV!"^ siètlë , €(ai li'offre qiiè' M caractères généraux des édifices de ce genre' ;'lë cbloolBler', de la* même époque, esi a^sez plttbre^e.' tes Keut' ont IbtigtéMps' servi' de ré^dënce' à mië branche' de là bfiiiHé de Neufville. Jban de l^bufVille dfetneurait à' MësnfÙlfedey lor^ de 1^ recherche de Mbntfabt en' I/16S. Sotf' arrièrepetite-filie, Jeanne de iVëufviilé , épotr^', en' 1?10' , Robert de Neufville, sieur deBelleau, issu de la branche des Loges ; celui-ci est le premier de sa maison que nous trouvions qualifié du titre de seigneur de Mesnil-Badeyr^e se» desœndknts ont oonstamment» porté» jusqu'à' Kàbën de NetffiriMe-, ^tirde Mesiirtt^Badeyel'de'Ia'PresscngèrtfSqllS Vi^dit dette tetfé vêts 1680 f^itr" aller ré&fder dàhi li fË(rôisse d*Xth1s où' sa' branche s'est' éteinte au' commencement de ce siècle 9 ayant toujours professé la religion protestante. Le fief de Mesnil-Bacley, de Ui(iMDilledeN^iiMlle,i«ievait

GAnTail DE LHAiOT. 685

par \àà qoart ée ftef de chetaKel' de to mgoedrit d'Ailly , appartenant à la maison de CettnevUes aë )LVP ôlolt. Possédé edraite par les familles Lemenant de Qfaad^al, MooKé, Deflhayes^ Gondean et Letnyre de YOlens^ le manoir de AMnll^Badey k été tendu par un membre de cette deriuère famille à M» Desgenetes : il appartient avjonrd'knî à M"" Bannier, sa fiHe«

A peu de distance de ee manoir se tfoure une autre tonstroctiod de la même époque, aojonrd*hul connoé sous le flOM du Rotty , mais qui se uomÉMdt aulrefoik le manolf de la BrasKrie. U ne paraît pas ofoir jamais été le ebeflfeli d'un fiel Guy de Neufviile, on des fils du seigneur de Meenli^Badey , se qualifiait cependant de sieur de la Brasserie vors 1620. Marie de NeufviUe, sa petite-iHe, épousa, dafis les dernières années dû même siéde, Charles Le Conte , seigneur du Rouil , à S**-Matigoerite-des-Loges. Cesl de cette époque que ce domaine parait avoir changé de nom : n a appartenu depuis aut demoiselles Sautai et est augolHrd^hui la propriété des héritiers Dfsgenetez.

(In autre manoir du XVP siècle, celui de Mont-Audln, a été longtemps le centre d'une portion du fief de Mesnil- Bacley , qui a appartenu à la famille Le Fe^umier. HenH Le Fonmier, sieur de St-Marlin*du-BÛ , avait épousé, soils le règne de Fl*ançois I*, Jeanne de Neufrille-Mesnil-Bacley , et possédait on fief qui fut divisé en trois portions par partage cuire ses trais peUtes-filIea L'une d^elles, Madeleine Le Foui'nier, épousa» co 4580, Nicolas de Margoerie, seigneur de Bretteviile et de Soitevai; une autre fut mariée à Tvei Lé Chastelain* siew de Pont-*Hardy. Nous ne savons à laquelle échdt le manoir de Mont-Audtn ; maâs, vers 4655, il fet acqius par Roger Costard, sieur de la Oroictière et depuis de Meanil-Badey. Un de ses descendants, M. de Costard de Borsiurd* i-a ravendii en 47#3, «t si est attJQ«Ml4nii la ptx)pHélé

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de M. Pierre. Les coiistroctions, bien qa'ÎDtactes, n'offrent rien qui mérite l'altention.

Un peu plus loin , en remonunt le vallon du Douel-Hoqoin , se trouvait, entouré de belles douves , le manoir des Mézerets , centre d'une autre portion de la seigneurie de Mesnil-Bacley , qui fut, vers 1580, l'apanage d'une des trois filles de Pierre Le Foumier et de Guillelmine de Nossy : celle-ci épousa Henri Jamot. Un de ses descendants, Nicolas Jamot, sieur de Mesnil-Bacley, fut, en 1666, condamné à l'amende comme ayant usurpé la noblesse. Il eut pour héri- ^tier Pierre Lemenant de Grandval, chevalier de St-Louis, .possesseur de plusieurs fiefs et de terres considérables dans le voisinage, lequel faisait sa résidence au manoir des Méierets. Ce domaine passa depuis par succession à M. Moulin» pois par vente au sieur Graverend, qui l'a transmis an propriétaire actuel, ftL Mignot, maire de Mesnil-Bacley ; celai«ci a remplacé l'ancien manoir par une habitation moderne;

Une autre portion de la seigneurie de MesniUBacley a longtemps appartenu à la famille de Groisilles , peut-être comme dépendance de son ûef de Poix. Au siècle dernier , M. de Panthoo se qualifiait de sieur du Mesnil-Bacley , probablement au même litre.

 l'extrémité de la commune de Mesnil-Bacley, vers fleajte vent, se trouve encore un vieux maaoir du XYP siècle, Belleau , qui paraît avoir été construit par Robert de Neufville , sieur de Belleau , vers 1526 , et en avoir reçu le nom. Un des descendants de Robert, Jean de Nenfville , sieur de Saint-Rémy , baron de Fresne, gentilhomme de la chambre du roi, le vendit, en 1605, à Michel Costard, sieur de la Quaize, dont les héritiers le revendirent, en 1632, à Louis Costard, sieur de la Moraizière. Le peiit-fils de ce dernier, Louis de Gosurd , sieur de Belleau, voulant quitter la France après la révocation de l'édlt de Nantes , pour retourner à la

CANTON DB LIVABOT. 527

religioo protestante qu'il avait abjarée , veoclit, en 1669, ce manoir avec le fief de Yauxmeslin dont, il dépendait » à Jacques Rioult, sîeur d'Ouilly et de Neuville. Le fief de Yauxmeslin, mouvant de la baronnie de Gourcy , avait été acquis par tes Costard de Nicolas de Mannoury i sieur de Fribois , qui lui-même l'avait acquis d'un sieur Samin de LaSaminière. BeUeau-Yauxmeslin est aujourd'hui la propriété de M. le comte de Neuville.

Le territoire de Mesnil-Badey renfermait, en outre, le prieuré du Yal-Boutry, dépendance de l'abbaye de St-Pierresur-Dive. Cet établissement religieux, dont l'origine paraît remonter au XII* siècle , possédait, outre des terres et des bois assez importants , une mouvance féodale sur une partie de la paroisse. La chapelle et les bâtiments du prieuré sont encore subsistants , mais ils n'offrent aucun caractère digne d'attention. Dédiée à Notre-Dame, la chapelle est encore de nos jours fréquentée par des pèlerins (i).

HEURTEYENT,

Henrtevent, Hurtevent, Hurtevanu

En remontant le cours de la Yie , nous trouvons, sur le coteau qui domine la rive gauche de cette rivière , l'église d'Heurtevent qui appartenait au style flamboyant de la dernière époque (commencement du XYP siècle). Toutes les fenêtres ont été refaites au siècle dernier et sont modernes; mais la façade occidentale nous montre une fenêtre flamboyante , et une porte en accolade encadrée dans une ogive. Elle est précédée d'un porche en bois , de la fin du XYI* siècle , d'un travail soigné. Le gable , qui termine b

(i) ExUrait des notes manuscrites de M. le viconte Louis de Nen?»le.

628 STATISTIQUE MOMOIfENTALE DU CALVADOS.

Ciçade occidentale, est protégé pkv tme forte saifflle do toit 9008 laquelle se dèssiue une ogitc en charpente, comme dans lès maisons en bots. Une croix de bois revêtue de çltotah oûoromie le faîte.

La tour , en bois , conformé à celles que nous a?otis iMt de fois fi^gnalées dans ce pays , précède le chœur à l^extréfflité de la nef.

Une litre funèbre peinte autour de l'église est encore visible.

On pisut remarquer dans Thitérteur de t'égtise un rétabk tMs-ricbé , I colonnes cannelées ; un tabemade orné de tx^ tonnes torses et de Matttiettes. On tbit an bas du tabléan dta t^Me , d*Uh côté , rinscriptîon suivante :

n DORO I. DB MANOURT

De l'autre côté, la date 1684 avec un écusson d'ar^mu â trciM mouchetures d'hermine de $abUt2 eii^quiestManoorf.

Deux autels latéraux , au haut de la nef, près de l'arc triomphal , ont de petits rétables ornés de colonnes torses dans le style du XVII* siècle , comme l'autel magistral.

Le confessionnal porte la date 1667.

Il paraît que les femmes d'Heurt'event avaient Habitude de parler à l'église, car on trouve sur le mur dé la nef, do côté de l'épître, la curieuse inscription suivante que M. Bouet a copiée avec soin, rt qui n'a pas été mise fii sans Dliotif. Elle est gravée en caractères gothiques sur une pierre incrustée dans fe mur.

ilhras . yuiblM . «mut . (WPO|tf Wiifar tlo«t . yor • ttMtn • ^ oft • aaitatrf kôCir |U«r . Abetlrr • ni . cr . ^p«pkr mcnMi frs . famn . qm . qvaqttfttmt . m . ce lin ^PttBf • vnr < iW^teo^ • nt • nmn • ni a^ant Ct . l'cMOfttttîon . te . grimt Mn

CANTON Di UTAROT. 63^

J.Q6 capiulei» qw ccmmeocent <teqQe tigne m$i rdViM,

li ^xi^te dans la sacriaiie 4'Hemleveiit im panp^aa amn cqrkia peïQt des iem qOtis , roprtaemii»! la b^endi» d^ fiaiot Jacque^le-Migeur; les différentos sotaes (leintes 4f^ celte légende sont accompagnées d'iascripUoys pj^plicsiUres,

L'igl^e d*{leurtevea( e^t $ous rîQirqcalioD do saint J^a^ quea, ce qui explique la peintore dont nous venons de parler.

Ad XIV'' siècle , le pauronase apparienait su duc «is Nor^ iD9lldie;att XYI* siècle, à Robert de Utet, et Su ^¥(11*^ siècle, au seigneur de la localilé.

Voici maintenant les iiHéressanta détaib que nous donne M. Louis de {^euïille :

« Cette commune, une des plus richesducaqton.de Mvarot, était autrefois comprise dans ks limites de TéleçUoii d'Argentan. Les (itus anciens se^^neurs furent les d'OiuUy » famille originaîre d*OuiUy-le-Tesson , près Falaise , et qui portait pcuir armes : d'argent à la baoUe de goeulirs. (ijgel d'Ouiily doqpa la d}nie de la paroi^e d*Heurtev^ ^ FalH baye de St<-Pierre-sur-Dive vers ia fin du XI* siècle : il éiail frère de Robert d'Ouilly qui suivit CluiUauuie-^le -Cou-' quérajit en Angleterre, où il fut fait connétable d'Oxford. Qe^te famille illustre , qui s'est éteinte en France dans le cours du XIV* siècle, subsiste encore en Anglelierre dans les opaifo^ d'Oiley df Chislebampton et d'Oiley ^ Shottisbam, décorées l'une et l'autre du titre de baronnet.

(( $oit que la terre d'Heortevept ait été dpvisée en veirtu d'un parage ou autrement , il est certain que dès uqe épeqne fort ancienne on la trouve partagée eu itrois )^s, on peMt-4ire quatre, en tenant compte d'une portion réunie au domaine royal. Le principal de ces fiefs, auquel était attaçbé le titre de patron de la paroisse et le droit de présenter à la ours du lieu, était réuni et incorporé au fief el hante-jusiice du

630 STATISTIQUE MONUMENTàLE DO CALTAD09.

Goodray , sitoé en la paroisse Yolnne de Tortisambert C'est comme possessears de ce fief qne se sont saccessivement qualifiés de seigneurs et patrons d*Heurtevent , les du Goudray , les de Lyée , les Le Jau et les Picot de Dampierrc ; ces derniers en portaient encore le titre en 1789, et leurs armes se distinguent sur la litre funèbre qui règne autour des murs eitérienrs de Téglise paroissiale. A l'intérieur de la nef on remarque encore on double écusson : c'est celui de Jean-Henri Le Jau , seigneur de Chamberjot et du Goudray, capitaine des gardes de la porte de Monsieur, et de dame Ângélique-Ânne- Marie de La Guérinière , son épouse ; ils Yifaient sous le règne de Louis XIV.

« Le second des ùeh d'Heurtevent était une dépendance du fief de Poix, qui s'étendait dans les paroisses voisines de Mesnil-Bacley, Montriette» St-Martin-de-Fresnay, St-Georges» Escots et autres. Ge fief, qui parait avoir été aussi nommé le fief Quesnel , a appartenu d'abord aux deux familles dont il a porté le nom. Bertin Quesnel , écuyer , vivait à Heurtevent en l&OO , avec Perrette de Neufville , son épouse ; il était probablement issu de la même soncbe que les Quesnel de Goopigny et allié à la famille de Poix , éteinte au XT* siècle. Plusieurs familles ont successivement possédé le fief de Poix ; contentons-nous de citer celles de Moges , de La Ménanlière, d'Âcher-Mesnil-Vitté et de GroisOles.

ff Venait enfin le fief d'Heortevent-Perleville. Il entra vers la fin du XVI* siècle dans la famille de Mannoury, de la branche des Fribois, qui avait conservé les anciennes armes de leur nom : d'arrgent à trois mouchetures d'hermine , tandis que la branche aînée, celle des seigneurs du Mont-dela-Vigne, avait échangé son écusson contre celui de la maison du Tremblay. Guillaume de Mannoury, marié à Philippe de Tirmois , eut pour fils aîné François de Mannoury , seigneur de Perteville, reçu avocat du roi à Argentan « en

GAirrOll DE LIVAROT. 531

1599 , mort en i6b9. Geloi-ci est Tauteur d*uo ouvrage intitulé: Du comté d*Âlençon ^ récemment publié par M. Gravelle-Desulis , et d'une Histoire d'Argentan encore inédite. La famille de Mannoury possédait aussi les terres de la Bmnctiëre et de Yalingou , dans la mouvance du fief de Perteville ; établie à Heurtevent dès le XV* siècle, elle y a eu des représentants jusque vers 1789.

« Plusieurs autres familles nobles ont résidé à Heurtevent sans y avoir possédé de terres seigneuriales. Une branche des Neufville a demeuré, au XVI* siècle, au hameau de Glerdouet dont elle prenait le nom. Ce hameau, dont il ne reste plus de vestiges, était situé dans les herbages de Belleau, dépendant aujourd'hui de la terre de Neuville. Les familles de Brossard , de La Houssaye et du Buat ont eu aussi des résidences dans la paroisse d'Heurtevent. Il ne s'y trouve cependant aucun manoir digne d'appeler l'attention. »

De 500 habitants qu'elle comptait au dernier siècle, la paroisse d'Heurtevent est réduite à 260.

TOET18AMBERT.

Tortisambert , Tort Isembert, Tourtum Ytamberti.

Comme presque toutes, l'église de Tortisambert se com-k pose d'une nef et d'un chœur rectangulaires , le chœur en trait sur la nef; une sacristie moderne s'appuie sur le chevet

Quelques restes d'appareils dans les parties basses des murs de la nef pourraient appartenir au XII* siècle , mais on a dû reconstruire l'édifice presque en entier. Les fenêtres sont carrées, pour la plupart ; il n'en reste que deux anciennes dntrées et épannelées, mais d'une époque peu caractérisée; le chœur parait en grande partie moderne.

On y voit, du c6té du sud, une grande fenêtre carrée dont

632 STATISTIQUE MONUMfNTàLB BU GALTADOS.

te Ufileau dewiB^ une accolade |ivec ou écuason, et que je crois de la fin du XYI' siècle.

La pof te occidentale est an cintre surbaissé, surmonté d'un cordon , nais le mur qui la surmonte et forme le pigpQon a été^refait récemment; pn y a figuré, à Taide de briques, un ostensoir avec son pied et son soleil rayonnant. La flèche, en bois et ardoise , est assez élégante et se compose d'une base carrée surmontée d'une galerie de même forme en surplomb, laquelle est courpnnée d'une flèche octogone très-élaocée, dont les angles de la base font saillie sur le carrô qui la supporte.

L'intérieur de Téglise de Tortisambert a été fraîchement peint. Les anciennes voûtes en bois ont été remplacées ou masquées par des voûtes en pUtre.

Ueuv petits autels obliques et modernes, entre chœur et nef, sont peints en couleur de noyer ; le ch^nr a aussi été peint. Les deux fenêtres qui éclairent le sanctuaire ont reçu des vitraux points : au centre de chacun on voit un médaillon, de forme circulaire, encadrant des personnages; dans l'un on distingue l'Adoration des Bergers , dans l'autre le Christ et les Saintes Femmes après la Descente de Croix.

L'église de Tortisambert est sous l'invocation de la Sainte- Trinité. Le duc de Normandie, puis le roi nommait à la cure.

Noos lisons ce qui snit dans 1^ notes de Pi Louis de NoMville :

Cette commune a fait autrefois partie de l'élection d'Argentan. Bile renfermait un fief, celui du Coudray, décoré du privilège de haute-justice rare en Normandie, et qui avait pour origine une concession royale dont la date ne nous est pas connue. Cette terre paraît avoir pris son nom d'une famille du Coudray, qui l'a possédée jusque dans la seconde moitié du XV' siècle, lorsque Jeanne du Coudray, dame de ce lieu et d'Heurtevent, épousa Guillaume de Lyée, seigneur de hjM^ de TonmMioawrt^,^ de Qellefiu eji 4« 1^ ^os». Pendant

CAWTOK DIS UVAftOT. 61^

deux sîèck» , ta terre du C^oodray tppartiiit h It finnîlte et Lfée. Fraoçois de Lyée » seigaear de St-Jeaii*de-i.ir<!lt da Geodray et d'HeorteveDt , cadet de la branche de Ton* nancourt, n'ayant eu qu'une fille de ten mariage avec Madelaine de Mailloc, ses terres passèrent h d'adtres maiMnl Mad^ine de Lyée, hériiière d'une fortune considérable, épousa Jean de VieuxtPont, d'un nom illustre en Normandie ; détenue bientôt veufe , elle donna sa main à Arnoul de Braque » seigneur de Volbard et de Chftteauvert Ce second mariage eut lieu en \ttt2. l/aunéo ne s'était pas écoolée que la dame du Coudray était plongée dans un nonreav veuvage. Après un deuil de quelques années, Madelaine de Lyée convola, en i6/i8, à de troisièmes noces. Cette fois elle épousait on gentilhomme pérîgourdin de peu de fortune, mais nne des célébrités littéraires de Tépoque, Gantier de Costes, sieur de 4a Caiprenède. Auteur de plusieurs tragédies médiecres, La Caiprenède est surtout connu par ses romans : Cassanére, Cléçpàtre et Fharamond. Ces ouvrages témoignent à la fois de la féconde ituagination de i'autenr et de l'intérêt infatigable de ses admirateurs; cependant, après avoir été entourés d'une extrême popularité, ib sont tombés dans le plus complet oubli. On en a justement critiqué le style néf^gé et les sentiments peu naturels; mais peut-être aussi , par le ton héroïque de ses écrits, La Caiprenède a-l-il contribué à développer chez &e$ lecteurs cette élévation morale si remarquable dauiiia s^ociété française du XVirsiècia La Caiprenède Oiiourut aux Aodelys, en 1663, de mort accidentelle: sa veuve ne put surmonter sa douleur eMe suivit de près au tombeau. La terre du Coudray a été depuis possédée par la famille Le Jau, puis pai* celle de Picot de Dampierre, maison distinguée de Chaoppagne ; elle appartient encore ii M. le comAe de Dampierre. Vn9^ enceinte da Imiges fossés entourait kt m^nok lieigneuvial ^ démoli à la fin du siècle dernier, et sef

6Sa STATISTIQUE MONUMENTALE DO CALVADOS.

dépendances encore subsistantes, mais dénuées dUntérêt On a détruit, il y a une vingtaine d'années, la prison de la hautejustice , construction fort singulière , composée de pièces de charpente couchées horizontalement les unes sur les autres et reliées par les extrémités.

La paroisse de Tortisamhert renfermait aussi le fief du Buisson , qui a appartenu , comme le précédent , à la famille de Lyée. H était voisin de la forêt de Montpinçon , autrefois du domaine royal , qui s*étend en partie sur Tortisamhert. Cette forêt est aujourd'hui la propriété de M. de Logivière, dont l'habitation de Beauvoir occupe une belle position.

Signalons aussi le manoir de Bultenval, longtemps possédé par la famille Ghauvel de Bultenval ; le manoir de Val- Henry, ancienne résidence de la famille du Bnat et aujourd'hui la propriété de M. de ChaumonteL Pierre du Bnat comparut à Tortisamhert pour faire ses preuves de noblesse dans la Recherche de 1666 , de même qu'Yves Philippe, sieur de Beaumont ; Nicolas de Vigan, sieur de La Fresnaye, et Antoine de Vigan, son fils, sieur d'Angerville.

Le colonel du génie du Buat^ auteur d'un ouvrage important sur l'hydraulique, est né à Tortisamhert, ainsi que son frère du Bnat , comte de Nançay , diplomate.

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