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Il parait qu'au moment de la Révolution les gens de la Halboodière se distinguèrent par leur zèle pour le progrès et les idées nouvelles , car ils ûrent un feu de joie de toutes les statues de saints de leur église ; nous en avons retrouvé , sous l'autel, les tronçons informes et à demi brûlés, sanvés
par QDe main piease. On doit regretter , entre autres , anc Vierge qui devait avoir quelque mérîte.
Les deux petits autels de la nef ont été transportés à Familly. Ils étaient contemporains de celui do chœur.
Du côté du sud, on voit des vestiges de peinlore murale cachés autrefois par Tun d'eux. On ne distingue plus que les contours d*un personnage esquissé à Tocre rouge, peut-être un saint Michel, avec quelques vestiges d'ornementation architecturale. Cette peinture remonte au moins au XIT*" siècle. Sous la fenêtre voisine est une petite piscine en accolade.
On trouve dans Tébrasure d'une autre fenêtre le blason d'une litre funèbre : trois croissants sur champ de gueules,
La croix du clocher , gisant parmi les débris , doit remonter au XIY'' siècle. Elle est assez richement travaillée, comme le fait voir le dessin de M. Bouet. (Y. la page 763.)
L'if du cimetière subsiste encore, vis-à-vis du portail; il mesure un peu plus de 7 pieds de circonférence.
L'église de la Halboudière , dédiée à Notre-Dame , faisait partie du doyenné d'Orbec. Le patronage en appartenait ï l'évêque de Lisieux ; mais il lui fut plusieurs fois disputé par les seigneurs temporels du lieu. On a une sentence des assises du bailliage d'Orbec , du 29 juin l(i87 , qui met à néant les prétentions de Thomas Thiesse , qui r^rdait le droit de présentation comme un privilège de sou fief du Trembley.
Au ^YIIP siècle , les pouillés attribuent le patronage au seigneur.
D'après les recherches de M. Ch. Yasseur , la Halboudière était un huitième de fief relevant de la baronnie d'Orbec, et pendant tout le XYI"* siècle les barons d'Orbec se qualifièrent seigneurs du lieu , de Bienfaite et de la Halboudière. Néanmoins cette terre avait, dans ce temps-là même, des
CANTON D ORBEG.
CROIX DE LA HALBOUDiIrE.
76/l STATISTIQUE MONUMENTALE WJ CALVADOS.
seigneurs particuliers. On trouve parmi les nobles du bailliage d'Évreux, en 1669, « maistre Guillaume Myée , prebtre , seigneur de ia Halboudière et de Beauvoir. i>
Un ancien * registre de la Recepte de la sieurie de Beauvoir », de la Si-Michel 1476 à 1/|79, le mentionne encore comme seigneur du même lien avec ce protocole : vénérable et discrète personne Guillaume Miée , officiai de Lisieux.
Il parait probable qu'après lui le fief tomba en quenouille.
En 1524, on trouve en possession] de ce fief Guillaume Thiesse, qui fait apparoir aux élus de Lisieux, comme il fut déclaré noble par les commissaires des finances.
En 1562, Charles Thiesse, écuyer, se qualifie seigneur du fief du Trembley , de la paroisse de la Halboudière. Un acte de 1573 parle de Anthoine Thiesse , sieur de La Fontaine et de la Halboudière.
Avec le XVIP siècle paraît une autre famille, celle d'Épinay. En 1641 , Jean d'Épinay , seigneur de Campigoy, Grandval , la Halboudière , etc. , et Madeleine Ozanne , sa femme , marient leur fille k Gabriel d^ Hays de Forval , seigneur de La Cauvignière. En 1697, les d'Épiuay en jouissaient encore , et la litre funèbi;^ signalée dans Téglise doit porter leurs armes.
LA FOLLETIÈRK^ABESON (4).
La Folletière-Abenon.
Sur le penchant d'un coteau qui regarde le couchant, et près des sources de TOrbiquel , s'élève la petite église de la Folletière dont la construction remonte à l'époque romane (XV ou XIP siècle).
(1) Notes de M. Pannier.
Les murs de la nef, dépourvas de contreforts, affectent la dispoéifioii JBA arêtes de poisson.
Le cbœttr -efit en retraite ^ur la nef.
iroQt^ îeg fenêtres sont modernes, deux ouvertures éclaireai la neif , de dbaqoe côté. Une fenêtre cintrée en brique est percée dans chaonn des murs latéraux do chœur.
Le diocher. aotrdois couvert en essente, s'élève à Textréinhé occidentale de (ta nef. Deux petites fenêtres trilobées s'ouvrent dans le mar occidental , dans lequel est pratiquée une petite -porte en l>rique sans caractère.
Une litve funèbre (avec écusson ) apparaît sur les murs.
Les voûtes sont en lambris.
Le maltre-^antel^ dans le style Louis XIY , est à colonnes torses entouré(is de pampres.
Les'deux tpetits autels iatéramc , placés à l'extrémité de la nef, datent du XVri" et du XVIir âècle. L'entablement d'un de Ces autels est supporté parles colonnes cannelées.
Devant le portail se dresse un bel if.
Dans un pré, on voit la source principale de l'Orbiquet (^. la page suivante), qui est considérable, sort de la craie verte et forme au pied d'un coteau une belle nappe d'eau. J'en ai parié dans ma T&po§raphie géognostique du Calvados, Près de ces eaux croît le Phataris arundinacea , par. variegata , qui est cultivée dans nos jardins anglais et lait l'ornement de nos pelouses.
A peu de distance de l'église, au midi, jaillit une autre source en forme d'entonnoir, à laquelle on accède par un escalier en -pierre. Cette source , d'un effet pittoresque , est entourée d'arbres de haut jet qui la dérobent aux regards.
Çà et là apparaissent, dans tes vergers en côte qui bordent le chemin, d'énontlfis blocs de grès.
La Folletière et Abenon y réunies par ordonnance du 22
juin 1825, formaient, avant cette époque , deux communes distinctes.