‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 3)Chapitre 69 sur 82 · ABENON · texte numérisé non relu

ABENON

Abcnon, Abemon , Abernum., Abesnon.

La paroisse d'Al>enon est réunie pour l'administration civile et pour le culte à la FoUetière. L*église est rasée. J*ai éli' assez heui-cux, en 1851, pour la visiter et en faire un croquis. Elle était située dans la vallée , sur la rive droite de la rivière , et doniince par un coteau l)oisé. Elle appartenait à trois époques distinctes. La partie sud-est de la nef, construite en blocage avec un large contrefort plat, était romane. Le reste ainsi que le mur latéral du noixi et le pignon de Touest , construits en grand appareil , dataient du XVI" siècle. Le chœur ne devait pas être plus ancien que le XVIIP siècle. I^s ouvertures étaient contemporaines des parties daus lesquelles on les avait pratiquées.

Le clocher consistait en un corps carré portant une pyramide octogone , recouverte d'essente. Il était assis k peu près an centre de la nef.

L'intérieur, ouvert à tout venant» n'avait conservé aucun mobilier. Les voûtes , cintrées et lambrissées en sapin , s'efîondraieni , et les murs verdis laissaient à peine voir les traces d'une litre funèbre aux armes de la famille d'Irlande , qui possédait le fief au dernier siècle. Pourtant le patronage, d'après les pouillés , appartenait à l'abbaye de l'Isle-Dieu. L'église était dédiée à saint Barthélémy.

Administrativement, elle dépendait de TéicctiondeLisieux, sergenterie d'Orbec. On y comptait 55 feux , environ 275

(1) Notes de M. Ch. Vasseur.

habtlants. Aujourd'hui, les deux communes réunies de la Folletière et d*Âbenon n'en possèdent que 286.

Le trouvère Pierre d'Âbenon , qui vivait à la fin du XIP siècle, tire son nom de cette paroisse; mais il est probable qu'il appartenait à une branche établie en Angleterre après la conquête.

Abenon n'était qu'un quart de fief de haubert On trouve en possession de ce fief, en 152i!^ et 1526 , Jehan Le Roux, anobli en 1522, moyennant 500 livres; en 15^0 , Françoise de Ruqueville , sa veuve ; en 1562, Jacques Le Roux ; enfin , au XYir siècle , la famille d'Irlande.

FRrAaDEL(1].

Friardel , Sanctus Maninus de Friardello.

L'église de Friardel est bâtie à l'extrémité d'un plateau qui domine , au couchant , un vallon pittoresque au fond duquel s'élèvent l'église et les bâtiments de l'ancien prieuré dont nous parlerons bientôt

Cette église , dont la construction remonte au XI*" ou XIP siècle, se compose d'une longue nef terminée à l'orient par un chevet circulaire.

Les murs latéraux , dépourvus de contreforts et percés ^e fenêtres sans caractère, sont très-élevés et construits en blocage recouvert d'un crépi.

L'abside circulaire qui termine le chœur offre deux fenêtres. Tune irès-ébrasée et à plein-cintre , du XVI« siècle ,

(1) Notes de M. Paiiiiier.

CANTON O'ORBëG. 769

dÎYÎsée dans toute sa hauteur par un meneau prismatique ; Fautre carrée, sans caractère. Ces deux ouvertures remplacent probablement deux anciennes fenêtres romanes, du XI« ou XIP siècle.

Le mur occidental, soutenu par trois contreforts peu saillants en poudingue , est surmonté d'un clocher en charpente recouvert en ardoise. Ce clocher est supporté , à Tintérieurde la nef , par huit poteaux ou montants indépendants des murs. La cloche a été fondue en 1808.

Une porte à plein-cintre, d'une forme rudimentairc, s*ouvre au sud. Elle est précédée d'un porche en bois sans caractère.

CHARPENTE DE L^ÉGLISB DB PEIIROEL.

La voûte en lambris, avec entrails et poinçons, à été

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