‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 100 sur 113 · BASLY · texte numérisé non relu

BASLY

Basly, Baalleium'YvetuSy Balleium.

L'église de Basly n'offre d'intéressant que sa tour romane placée à l'extrémité occidentale de la nef. La porte de cette tour, principale entrée de l'église, n'a pas d'impostes ; elle est décorée de tores se prolongeant

CARTON SE CREELLT, 431

sans iQterruptioQ depuis la base jusqu'au sommet. Audessuadu l"ordre, la tour est décorée de deux rangs superposés d'arcatures :

les unes courtes et sans coloDues, les autres allongées avec coloQDettes à chapiteaux] romans. La pyramide à quatre pans qui couronne le tout a été refaite postérieurement en grande partie ; le centre seulement peut être ancien.

Le vestibule qui existe sous la tour est voûté ; la voilte est fortifiée par des arceaux croisés à plein cintre.

La nef et le chœur ont été repris en sous-œuvrc; ils offrent d'ailleurs si peu de caractères qu'il serait difficile d'en indiquer l'âge.

On lit extérieurement sur le mur du chevet, l'épitaphe d'un curé, nommé Yrard, décédé le 24 janvier 1815, âgé de 74 ans, lequel avait été pendant 39 ans curé de la paroisse.

L'église de Basiy est sous l'invocation de Saint Georges. L'Hôtel-Dieu de

Caen en avait le patronage. Le curé percevait la moitié

de la dîme, l'autre moitié

appartenait au chapitre de

la cathédrale et à Tabbaye de

Saint-Wandrille depuis Tan

1024, en vertu d'une donation

du duc Richard II.

BËNY-8UR-MER

Bény-sur-Mer, Beneiuyn, Begneium supra mare.

Cette église appartient au style roman : on y voit des aréies de poisson dans les murs latéraux de la nef. La porte occidentale a ses archivoltes portées sur deux colonnes On remarque, au nord, une porte bouchée.

Le chœur, aussi du XIP siècle, est voûté; les voûtes paraissent de cette époque.

La tour latérale, au sud. est assez belle et très bien conservée. Elle est couronnée d'une pyramide à quatre pans ei se voit de très loin Sous celte tour, qui avait une porte com muniquant avec le cimetière, on voit dans le mur des chapiteaux dont l'un présente l'image d'un lion.

CANTON DE CRBULLY. 433

L'église est sous rinvocationde Notre-Dame. La cure se divisait en deux portions : Tune à la nominaiioa de Tabbaye de Montmorel, l'autre à la nomination de l'abbaye de Lessay ou à celle du seigneur laïque. L'abbayede Montmorel percevait un tiers de la dîme, et les curés chacun un tiers.

Dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale, n^ 8408, folio 373, on trouve une charte de Saint Louis, de Tannée lâ55, accordant à Radulphe de Meullent 301 livres de revenu, assignées sur des terres situées partie à Bény, partie à Lyon.

Geoffroy de Reviers était seigneur de Bény en 1499.

MOUUNEAUX.

Moulineaux, Molinelli,

L'église de Moulineaux est en partie moderne ; elle est supprimée et je ne l'ai point examinée à l'intérieur, mais extérieurement elle ne m'a rien offert d'intéressant.

Elle était sous l'invocation de Saint Clair. La cure était a la présentation du seigneur laïque ; le curé percevait les dîmes.

REVIERS.

Reviers, Radeverus, Badeverum, Beveria.

L'église de Reviers a été reprise en sous-œuvre et presque complètement refaite à l'extérieur ; mais, quiind on examine l'intérieur, on remarque d'abord sous la tour, placée à l'ouest, une porte romane, puis à l'intérieur de la nef, du côlé du nord, des arcades romanes communiquant au collatéral, lesquelles sont portées sur de grosses colonnes cylindriques à chapi-

teaux romans. Ces arcades sont légèrement ogivées comme beaucoup d'arcs de transition.

Les arches qui communiquent de la nef au collatéral du sud ont été refaites il n'y a pas longtemps. La nef n'est pas voûtée.

Le chœur offre encore quelques colonnes avec chapiteaux de transition, mais il a subi bien des reprises depuis l'origine. Les. voûtes, en pierre, doivent être de la fin du XV® siècle ou du commencement du XVI* . Â l'intersection des arceaux qui couvrent le sanctuaire, on voit, en relief, la Sainte-Vierge tenant le corps de Jésus-Christ mort, étendu sur ses genoux, sujet qui a été reproduit principalement à cette époque ; à Tintersection d'autres arceaux on voit des écussons. La tour appliquée à l'extrémité occidentale et sous laquelle existe l'entrée principale de la nef, peut dater du XIÏP siècle ; mais le parapet porté sur des mâchicoulis et le toit en pierre qui la surmontent, doivent être beaucoup moins anciens, peut-être même du XVII* siècle.

On dit qu'il existe un caveau sous le chœur.

L'église est dédiée à Saint Vigor. La cure se divisait en deux portions, l'une à la présentation du roi, l'autre appartenant à l'abbaye de Montebourg ; les deux curés percevaient les dîmes : le curé de la première portion donnait au curé de la seconde 82 boisseaux d'orge en retour.

Chapelle Sainte-Christine. Près de l'église est une chapelle qui sert aujourd'hui de grange et dont l'architecture est intéressante : une porte d'entrée dans le mur occidental montre des archivoltes garnies de lozanges et de têtes plates.

Les fenêtres ont la forme d^ogives, mais d'ogives de

CINTOR SB CRBOLLT.

la première époque, et telles qu'on en faisait dans la deoxième moitié du Xil' siècle. Tout ce qufl l'édiflce

présente de caractéristique se rapporte aussi à cette époque.

Sous le pavé de la chapelle, on a trouvé beaucoup de cercueils en pierre contenant des squelettes : l'un d'eux avait au doigt un anneau orné d'iAie pierre de couleur; d'autres cercueils contenaient des boucles d'oreille, des anneaux, de petits vases en verre ou en terre. Depuis que je suis allé à Reviers, MM. Lambert,

436 STATisnoux hohihihtale dd calvados.

de Salleo el de Marguerye, ont fait ouvrir une des sépultures qui restent, et ont trouvé, avec des oesemenU, un petit objet en argent (1).

Il exisl< aussi des tombes en dehors de la chapelle. Qotammetit dans la cottr du presbytère qui l'avoisine au nord.

Sépultures de la Hoguelte. Sur la hauteur nommée la Hoguetle, au-delà et à l'est de la rivière, on a trouvé des cercueils et d'autres sépultures avec divers objets, sur lesquels je n'ai pu recueillir que des renseignements assez vagues. Ces tombeaux devaient remonter h une époque assez reculée du moyen âge, si même ils n'étaient des derniers temps de l'ère gallo-romaine

La voie romaine de Bayeux au Bac du-Pnrt, dont nous aurons occasion de parler dans la suite de dos recherches, passait k Reviers, tout près des sépultures de la Hoguette.

On a dit que Saint Vigor, avant d'être évêque de Bayeus, s'était établi à Reviers oîi il avait fondé un monastère. Comme on n'en trouve plus d'indices, Hermant, historien du diocèse, a révoqué le fait en doute. Quoi qu'il en soit, SaintVigor, ayant établi l'abbaye de Cerisy, a bien pu y transférer le couvent de Reviers, et si le monastère de Reviers a subsisté depuis la fondntion de Cerisy, il a dû, comme tant d'autres, être détruit par les Normands, ce qui expliquerait comment il n'en reste plus de traces.

La famille de Reviers était puissante au XI* siècle ; elle possédait, à Reviers, un chftleau fort qui fut confisqué, en 1343, par Olivier de Glisson, père du connétable, et donné à Gilles d'Espagny.

(D V. U nots de H. Lunliat.

CANTON DE GREOLLY. 437

Baudouin de Reviers fonda l*abbaye de Montebourg S0U9 le règne de Guillaume- le-Conquérant et donna à ce monastère le patronage de l'église deReviers.

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