‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 104 sur 113 · LUC · texte numérisé non relu

LUC

Luc, L'ancienne église de Luc se composait d'une nef romane du XII* siècle, dans les murs de laquelle on avait refait des fenêtres modernes La façade occidentale avait une porte romane qui a été masquée par nn porche dorique en pierre. Elle fut surmontée de trois fenêtres cintrées avec ardiivoltes |;&mies de têtes plates.

La tour latérale au sud, ornée de longues arcades dans lesquelles on remarque des têtes plates, parait du ffliême temps que la nef, mais il faut faire abstraction

(1) « Auquel lieu de Donvre avons par chacun an, le jour de la Chandeleur et « trois jours après, une foire séante en icelle paroisse par sept jours, c'est i savoir « trois jours devant icelui jour Chandeleur et trois jours après ; et nous en appar- « tiennent les coustumes et aultres droitures ; et si y avons par chacun jour de « samedi marché coustumier

Aveu touchant la temporatiti de l'ivèché^ rendu par l'évêque Louis de Harcourt, patriarche de Jérusalem, le 7 juin 1460.

(Manuscrit appartenant au Chapitre).

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UNTON VB BOUV&Bft.

Tout de l'église de Lao,

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des dernières assises formant le parapet de la plateforme de cette tour tronquée. Ce couronnement est probablement du XVI* siècle (a).

Le chœur était roman comme la nef.

En face du portail est une croix de pierre, dont le piédestal porte la date 1662.

L'église est sous Tinvocation de Saint Quentin. L'abbaye de Fécamp en avait le patronage et percevait deux tiers de la dime, l'autre tiers appartenait au curé.

Sous le règne de Guillaume Le Roux, Tabbaye de

(a) Vers 1860, M. Tabbé Vengeon, curé de la paroisse, pour satisfaire aux très vifs désirs exprimés chaque année par les nombreux baigneurs, fit construire près de la plage la charmante chapelle gothique qu'on admire aujourd'hui. Il avait réuni les fonds nécessaires par des dons généreux, une loterie et des quêtes faites, jusque dans des régions éloignées. La chapelle, en forme de croix latine, est ornée de peintures murales, de vitraux, de beaux autels et d'une chaire en pierre, richement sculptée.

Encouragé par ce premier succès, le zélé pasteur tourna ses regards vers son église paroissiale bien délabrée. Sans redouter les fatigues, luttant avec une énergie, une persévérance indomptables contre des difficultés de tout genre, il parvint à réunir les fonds nécessaires pour le gros œuvre. Il s'adressa à M. Marcotte, architecte du département à Gaen, et l'on vit s'élever rapidement (de 1873 à 1877) cette vaste et belle église romane, avec bas-côtés, qui excite l'admiration. La nef se compose de cinq travées et d'une semblable entre le transept et le sanctuaire. La voûte du chevet est en cul-de-four. La chaire, en pierre, est d'un bon style. Les statues et les vitraux sont aussi à remarquer. Lorsque les sculptures extérieures seront exécutées et qu'une tour sera venue compléter le monument, l'église de Luc prendra une place honorable parmi les chefs-d'œuvre qui couvrent Tarrondissement.

CANTOlf DE DOUVRtfS. éSA

Saint-Étienne échangea des terres qa'elle possédait sur le territoire de Livry , contre des terrains situés à Luc> appartenant à Guillaume de Tournebut. Cet échange fut approuvé par le roi d'Angleterre (1).

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