BLAINVILLE
Blainvitle, Bledvilla, Blevilla.
L'église de Blainviile, sur la rive gauebe de l'Orne,
était, dans l'origine, un édifice roman dans toutes ses parties. L'appareil était en pierres de taille; une corniche assez soignée portait sur des corbeaux. Au XV* siècle ou au commencement du XVI®, on a percé des fenêtres dans les murs latéraux. L'extrémité orientale est moderne et, à l'ouest, on a construit une tour terminée par une espèce de coupole qui n'annonce pas plus de cent ans d'existence. Une chapelle moderne se remarque aussi du côté droit.
L'église est sous l'invocation de N.-D. Le patronage était laïque ; le curé percevait la dîme.
Médailles et sépultures. On a trouvé à Blainville, sur la propriété de M. Goujon, des médailles romaines et des cercueils en pierre dont quelques-uns paraissaient remonter à une époque fort ancienne ; des anneaux de bronze ont été trouvés dans plusieurs cercueils : cette découverte a eu lieu en 1826. A une époque plus ancienne (dans le siècle dernier), M. Delalonde avait trouvé dans le même terrain une quantité considérable de médailles romaines saucées, parmi lesquelles il s'en trouvait un très grand nombre de Posthume et de Tetricus, etc. Ses héritiers en possèdent encore et, si leur appréciation est juste, il ne devait guère y en avoir moins de trois à quatre mille dans le dépôt mis à nu par M. Delalonde.
BËNOUVILLE.
Bénouville, Burnolfivilla^ Burnoldivilla, Portus^ Beata Maria de portu.
Église. L'église de Bénouville offre un chœur du XIP siècle (probablement de la fin), dont les voûtes sont en ogive et les chapiteaux des colonnes d'un style
de transition très prononcé. A Textérieur, les fenêtres sont légèrement pointues et presque à plein cintre.
La nef doit être très postérieure, et peut-être du XVI® siècle. Les fenêtres, refaites vers le XVIP siècle, n'ont pas de caractère, et Ton est réduit à des conjectures pour Qxer approximativement l'âge des murailles.
Dans le mur occidental, à gauche de la porte d'entrée, on remarque une inscription dé la f moitié du XVI* siècle, en lettres gothiques, relative à un obit et aux prières qui devront être prononcées pour les défunts. Elle est ainsi conçue, d'après la copie qu'en ont faite MM. Bordeaux et Bouet,membres de la Société Française.
Horm hne pierre benouuille fUz guéri et sa feme de la par' de benouuille meues en deuotion considérant que guillêbeno^, son grant père auoit fondé céans troys messes de requiem a note q se disent a m vedrediz des iiii temps A om^sn aux curé pWes et clers de ce lieu vvg de trrê en la délie de feugueray Jem thas le foye dpt etayw/ir croix dmt S^ Adone ausdpbres et clers xvi l p pour Jployer en fus de trre ou Rente dmt les const^* aurot v s P p an pour semer et assister aux obiz cy déclarés et iceulœ pbres diront une messe de RequTe a note au vedred des iiii tëps que îêd Qûill nauoit point fùdé et chûh pmier vedredi des viii moys ausquelz ne sont p5ît les iiii teps sera dit wne messe de requiem a note et a la fin de chacûe messe sera dit ung libéra sur les sépultures de ses amys Iresspasses et les oraisons ppres et a doné au trésor xi l Vpor êploier en ii t de fourmet de bêre po le luiere et ornemès qu'à ce seaurôt et au dimece qlen nœnera
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8TATISTIQUI MONtlMENTALB DU CALVADOS.
sel (Vobitz au plue ser*a chante ung libéra pb les amisjoux le cbtrat de ce passe deùàt pierre Honore et richard le cote tabell d'oystrefia le xxix* jor d'aotist MV^xxYiiii.
Dans le chœur, du côté de TËvangile» on voit une autre inscription qui ne remonte qu'au XYIII* siècle (1768), gravée sur une table de marbre noir, appliquée sur le mur; on y lit ce qui suit :