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Ifs, Iciurriy ItiurHy !z, Is, Izium, Icitis, commune située au sud de la ville de Gaen, dans une plaine en-
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tièrement découverte, se voit de loin, soit que Ton parcoure la route de Falaise ou celle de Condé.
L'église mérite d'êlre remarquée. — La nef, romane, présente du côté du sud une porte latérale semi-circulaire à voussures multiples et en saillie, surmontée d'un couronnement ou fronton triangulaire annonçant qu'un porche protégeait primitivement de son toit cette entrée qui était la principale de l'église.
La première face de l'archivolta ou voussoir extérieur est chargée de têtes plates ; elles ont été recouvertes d'un enduit de mortier qu'il serait facile d'enlever avec un peu de précaution. L'un des autres voussoirs porte des fret tes crénelées (1^.
À l'ouest, existe une autre porte romane qui n'offre rien de remarquable.
La tour latérale, au sud, est aussi de ce style jusqu'à la moitié de sa hauteur ; on y voit des arcatures, mais la partie supérieure appartient au style ogival et date probablement du XIIP siècle ; les fenêtres annoncent cette époque, on voit encore des modillons sous la corniche. Cette tour élégante et svelte offre un beau type que nous retrouverons dans plusieurs cantons du Calvados.
Le chœur a été construit vers le même temps que la partie supérieure de la tour ; mais on y a percé depuis des fenêtres qui ne m'ont pas paru antérieures au XV' ou au XVI* siècle (a).
Un bas-côté est accolé à la nef, au nord ; les fonts baptismaux doivent dater du XIII« siècle.
(I) Voir, pour ce terme d'architecture et pour les autres, la 4e partie de mon Cours d'Antiquités ou mon Histoire sommaire de l'architecture au moyen-âge.
(a) En 1878, ce chœur a été reconstruit en style roman.
Sur la commune dlfs, au nord-est de l'église, se trouve le hameau de Bras, où il y avait une chapelle (i).
Tombeaux. On a découvert à peu de distance de ce village, entre les maisons qui le composent et la route de Falaise, et au-dessous de la route dite du bac d'Athis, trois tombeaux en pierre de Quilly, longs d'environ 6 pieds, plus larges à Tune de leurs extrémités qu'à l'autre, dans lesquels plusieurs morts avaient été inhumés et superposés les uns aux autres ; ces corps étaient presque complètement détruits; on remarquait seulement des têtes et des fémurs. Les cercueils étaient couverts de grandes pierres plates juxtaposées et percés latéralement vers le fond d'un trou pour l'écoulement des eaux qui pouvaient y pénétrer. Ils étaient rangés de manière que la tète était vers l'ouest et les pieds à l'est.
On avait précédemment découvert de pareils cercueils dans le même champ, et l'on croit que plusieurs autres pourraient être trouvés, si l'on y faisait des fouilles.
Le patronage de l'église d'Ifs et celui de la chapelle de Bras appartenaient à l'abbaye de Saint-Ëtienne de Gaen, ainsi que la totalité des dîmes, à l'exception d'un trait qui était dévolu à celle de Fontenay (2).
Il existe dans la commune d'Ifs deux ou trois maisons du XVP siècle.
(i) De bourgueville sieur de Bras, l'auteur de l'histoire de Gaen, possédait le fief de Bras au XVI* siècle.
(2) Cette possession fut confirmée à l'abbaye de Saint-Etienne par l'archevêque de Rouen, en 1170, et par l'évêque de Bayeux en 1173^
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CORMELLES (1)
GormelleSy Cormellœ^ situé dans la plaine pierreuse qui borne au N. E. le territoire de Vaucelles, n'offre rieu d'intéressant aux archéologues. Son église est moderne en grande partie ; une portion du chœur offre seulement des fenêtres en forme de lancettes, mais d'une époque peu ancienne et fort peu caractérisée (peut-être du XYI*). La petite lour moderne qui surmonte la nef est en forme de cloche ou de coupole hémisphérique.
L'église de Cormelles était sous l'invocation de Saint-Martin; deux seigneurs laïcs, ceux de Grenteville et de Rupières, exerçaient alternativement le droit de patronage ; les dîmes étaient partagées entre le curé et le collège de maître Gervais, à Paris.
Gilles-André de la Roque, auteur de l'histoire de la maison d'Harcourt et de plusieurs généalogies, naquit à Cormelles en 1S98.
C'est à Cormelles que reposent les cendres du savant Bochard.
Jean Bardou, membre de l'Académie des belleslettres de Çaen, était curé de Cormelles dans la 2® moitié du XVIP siècle. Dans la première édition de ses satyres, Boileau avait placé Bardou parmi les mauvais poètes, mais il l'en retira dans les éditions suivantes, d'après l'avis de Racine. Ce dernier chargé de composer plusieurs cantiques, en donna le soin à Bardou. On trouve beaucoup de morceaux de ce poète dans le recueil de poésies choisies imprimé à Paris en o vol. par Sercy, en 1660.
(1) Cormelles prenait le surnom de RioyaU L'abbé De La Rue dit que c'èuit en raison de divers privilèges accordés par le Roi aux habitants. V. Essais historù qita, T. i,>. 3/7.