HÉROUVILLE
Hérouville, Herulftmlla^ Helmlflmlla, Herolflvillay Herolvillay Herovilla.
Hérouville avait jadis trois paroisses, Saint-Pierre, Saint-Clair, Saint-Ursin d'Ëperon, et un certain nombre de fiefs et de chapelles. Saint-Pierre et Ëperon n'avaient été érigés en paroisses qu'au XV* siècle. Saint-Pierre a été détruit à la Révolution. L'église actuelle est celle qui se trouvait sous l'invocation de saint Clair. Son architecture est assez remarquable.
La nef et les deux tiers du chœur appartiennent au style roman de la i* moitié du Xl^ siècle.
Le chœur était, selon l'usage, plus élégamment décoré que la nef ; on y remarque des modillons bizarres assez curieux (1). Au-dessous de la corniche, les murs étaient ornés d'arcatures au nombre de six, divisées de trois en trois par les contreforts; d'étroites fenêtres s'ouvraient dans l'arcature centrale de chaque travée.
(I) Parmi ceux-ci est un homme nu, U tète en bas, les jambes en l'air, dont les parties sexuelles ont un développement hors de proportion avec les autres parties du corps.
93 gTATISTIQDB MOIfDHBNTALB DU CALVADOS.
Voici reaqnisee d'une des travées du côté du Dord; elle fera compreodre cette disposilioa que, du reste, on retrouve dans un grand nombre d'é^clises romaiies. Au-dessous des arcatures de celte travée, existe uns ouverture en ogive avec compartiments prismatiques.
annonçant le XV' siècle: je ne me rends guère compte des motifs qui ont fait établir cette ouverture; j'ai pensé qu'on avait pu placer un autel dans l'embrasure à l'intérieur du chœur, mais je ne sais rien de précis à cet égard. Dans le mur latéral du sud, les arcatures
ont été 60 partie mutilées par suite de l'établissement de fenêtres nouvelles. On voit encore de ce c6té une porte boucbèe, dont l'archivolte est garnie de lozanges; le tympan présente des sculptures en damier, et sur le linteau sont deux monstres à queue de serpent, rongeant le pied d'un arbre placé entre eux. Ce sujet
diversement rendu se rencontre sur beaucoup d'édifices des XI* et XII* siècles, et je le croîs symbolique (1).
Le chœur se termine par un chevet droit ; mais évidemment celte partie est une addition du XIIP siècle,
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probablement de la seconde moitié, à en juger par les chapiteaux qui ornent, à Tintérieur du chœur, les colonnes correspondant à cette partie ajoutée. A Tintérieur, trois fenêtres en lancettes, très simples et sans colonnes, éclairaient le chevet. Elles ont été bouchées.
Deux colonnes romanes existent à Tintérieur du chœur, là on devait finir la construction primitive; peut-être soutenaient-elles les arceaux d'une voûte en pierre.
La nef est, comme je Tai dit, d'un roman plus simple que le chœur ; les murs latéraux sont aussi ornés d'arcatures et divisés en quatre travées par des contreforts. Deux de ces arcatures seulement, de chaque côté, étaient ouvertes pour éclairer l'édifice. Ces quatre fenêtres étaient, à l'intérieur, entourées d'une bordure de frètes crénelées et accompagnées de deux colonnes. L'élargissement que les deux fenêtres méridionales ont reçu a fait disparaître les frètes crénelées, mais elles existent toujours du côté du nord ; c'est du côté du sud que l'ornementation extérieure a le plus souffert.
La. façade occidentale n'avait probablement pas de porte dans l'origine, et l'on devait entrer dans la nef par une porte méridionale, supprimée depuis longtemps, mais dont les traces sont visibles. La porte actuelle est d'une maigreur choquante, d'un style qui ne répond nullement aux murs latéraux et dont il est difficile d'apprécier l'époque.
Les chapelles du transept me paraissent postérieures à la nef et au chœur : je base cette opinion sur plusieurs faits qui n'échapperont pas à l'observateur. Quand on examine l'intérieur de ces chapelles, on voit d'ailleurs que la décoration en appartient à deux époques ; celle du transept sud paraît du XII' siècle.
CANTONS US CAEN. 9o
celle de la chapelle septentrionale ne saurait âlre antérieure au XIII*, Je crois que, dans l'origine, deux absides peu saillantes s'ouvraient dans le mur oriental de chacune de ces chapelles ; elles ont été bouchées. Une inscription en caractères gothiques existe dans
le mur du transept méridional. En voici la reproduction.
Dans le mur du chœur, du cûté de l'épitre, une table de marbre noir armoriée porte l'inscription suivante :