VIEUX
Vieux, VedeoccBy Vedeiocœ^ Veiocec^, Veiocœ.
Vieux* à cause de son origine incontestablement romaine, mérite un article plus étendu que les autres communes rurales. ;
176 8TATI8TIQUB HOflUMBilTALS DU CALVADOS.
Église. La nef de Téglise présente, au sommet des murs latéraux, des modillons à figures grimaçantes. Les mûrs ont été repris en sous-œuvre dans quelque» parties, et des fenêtres arrondies au sommet ont été repercées du côté du midi, dans le siècle dernier sefon toute apparence. La porte occidentale a été refaite dans le même style.
Le chœur est moins ancien que la nef, et les chapiteaux dés colonneâ qui supportent l'arcade par laquelle'on y entre» paraissent du XIII* ou du commencement du XIV'. Une fenêtre bouchée au chevet annonce aussi la même époque. Hormis ces détails, il n'y a rien à remarquer dans le chœur de Vieux dont les murs latéraux ont été retouchés et modifiés par Toùverlure de fenêtres arrondies pareilles à celles de la nef.
Le grand autel placé au fond de l'église est de 1685. Deux autres petits autélâ entre chœur et nef portent la date '1679'. La tour latérale au nord, à l'entrée du chœur, est terminée par un toit à quatre pans en ardoise. Il est d'autant plus difficile de se prononcer sur son Âge qu'elle a subi une réparation considérable dans le siècle dernier. Les parties les plus anciennes devaient être de beaucoup .postérieures au chœur.
L'église de Vieux était sous l'invocation de N.<D. L'abbaye de Fontenay en avait le patronage et percevait la dîme ; le curé avait les verdages et ^250 livres d'argent.
Raoul Taisson. 4* du nom, dans une de ses chartes de l'an 1213, pour Fontenay, parle ainsi : Cofidessi etiam eiis (h l'abbé et aux moines de Fontenay), et conftrmam quidquid postew de novo acquisierunt , in tempore Radulphi Taxonis tertii^ qui fuit awM
CANTON D'ETRIGY. 177
meus^ et in tempore Jordani TaxofiU patris mei et in meo; videlicet eccleeias deVedaîs, et de Condeello, et de Stovico, et de Montabot et de Perceio (1), cum omnibus decimis et benefleiis earum, et cumomnibus rébus ad has ecclesias pertinentibus^ etc.
Dans le eartulaire de Fontenay, Vieux se trouve avoir les dénominations suivantes : ecclesia de Vediocis ; eceèesia de Vadiocis^ de Veocis, de Veiocis.
Outre l'église qui existe aujourd'hui et qui était autrefois la chapelle N.*D., il y en avait trois autres qui sont détruites depuis longtemps, une de Saint-Martin, une autre de Saint-Germain : une chapelle, dédiée à Saint Jean rÉvangéiiste, existe encore à quelque distance du village, au N.-E. Un contrat à la date du 10 octobre 1720 'témoigne que le lieu où était située l'église de Saint-Martin dépendait alors du trésor de Vieuxet s'appelait le cimetière de Saint-Martin et que de ce cimetière, ainsi que des terrains contigus, on avait retiré des cercueils de pierre dont plusieurs étaient encore sur le lieu. En 1723 ce cimetière fut vendu 180 livres à François Denya.
Il y a dans le territoire de Vieux un endroit nommé, la délie de Saint-Germain et encore l'abbaye de Sainte Germain où était, dit-on, l'église dédiée à ce Saint.
Antiquités gallo-romaines. Vieux renferme de nombreuses constructions gallo-romaines : on y a fait des découvertes qui prouvent d'une manière incontestable l'existence d'un établissement gallo-romain sur ce point. Damville a pensé que ce devait être VAregenus de la carte d( Peutinger, et j'ai adopté cette opinion dans la seconde partie de mon Cours d'Antiquités. Je
<1) Les églicts de Vitox, de Condelles, d*ÉtOQyy, de Monttbot et de Pércy.
178 STATISTIQUE MONUMBNTAIiE •]>U CALVADOS.
de peux que xesivoyeR aux motifs q^ j*ai donnés daA3 ^e' volume pour apptiyerr 1 -opinioa de Batnville.
• La dëeouverié la plus importante qui ait été faite à Vieux est cell^ du piédestal eu marbre, 4'oiinu soua le nom de marbre dé Torigny. parce qu'il, avait été :trans|[)orté EU; /château • dès Mat%ofoit, seigneurs: de •ToW^yV il piarait que oe moniâsieatf dune- haute im portaneè' po^ui? rbistoire . du paysf, Ait -.découvert à Vibox, dàâs: la deàiièmè cmdilié duXVI* Biède'{en '1360, selon' >I-opimDn.eomcnuaé)/ét.kraj!iBporlé p^u.de itemps/Àprës à Torigny^par les ordres du, lèarécbal de 'Màtîgnoii, laprès la mort duquel il fut ouJ>Ué et négligé. jBetrouVéién>i670 )dans;le8 maisures qu'0a aobetait de >*ééiiibiir pk)ui^ foDder Jun bâtiment destiné au logement des dQTDëstid{né8, til rësta> lon^ledips igisani près* de :Gie -bâtiment; trâniporlé^ ? pi^us < tiard d^ns Foningléri.e>du .ehâleau^' il réstav après Tiacendie qui consuma/cette ^ran^èrie en '17i:2f exposé àuxjojoceç du temp&et peu Après/ en-1?26i à «elleé de couvreurs qui pendant fbng- »l.emps taillèmot leurs ardôifies; dese^us^ Tran^porbé enfin par les soins du duc de Yalentinois dans le salon .^urpanterrei^u château^ où l'y voyait encoi^e avant la -Rèvôlulion. Il a depuis (en 1814) été recueilli et trianspor.té:à SaintrLo 'par les soins de M, 'Clément, maire de ce cheftiteu, qui se propose de le placer dans le vestibule de rflôtel-de- Ville qu'on doit y construire. <
1 Depuis M. l'abbé Petite, officiai de Bayeux.,qui le premier s'oeoupa du marb«'e de Tori^ny, jusqu'à la Révqlutioil, les. longues inscriptions qui recouvrent ce beau cippe ont attiré l'^ltentioa de plusieurs jsavant^, fàais ton» iceUl qui les avalent relevées «avaient commis quelques fautes dans celte opération et aucune des veirsipns. publiées n'était parfaitement exacte, lorsque
CAKTOti d'Cviibcï. rT6
M. Lambert entreprit- d^ tes eftiquer de nouveau avec le plaa grand soin, il y a peu d'années.
Les dessins de M. Lambert ont été publiés en 1833 ^vec Mç mémoire exp'idalif. D'après l^s iUesures \ prises par cet t^aJïUe anti- i
quaire, la bauteur du monument, y compris la
corntchtf , ^ aét de. 4 'pieds '
6 pouces sur une largeurj de 2 pieds 2 pouces :
les deux faites latérales ont seulement. 20 pouces.
Ces trois parties sont chargées d'inscriptions .
Le piédestal qui deraU être adossé à un mur , puisqu'il est resté brut
d'un côté et que if^ cor- >»•■,..,
Aiebe, qui a une saillie' de 6 ponces, ne se proloBge que sur trois faees, poKnit la statue de Titus Senhios ânlemniis. On trouve dans te marbre des cavités qui indiquent la place où se trouvaient fixés les pieds de la statue, M. Lambert, qui a dessiné le marbre .de Torigny, donne sur les trois inscriptions du monument des déli>ils paléographiqaes que nous nous empressons d<; reproduire ici textuellement: 1
« L'inscription pHncipale. dit-il, présente des lettres ( de quatre grandeurs difTérentes. La première ligné, 1 où.se.trouve le nom du Soleinnis, à 0,32 miliimèlres <•, (1 ipouce i lignes) de bauieur; les lignes suivantes, • qui composent le corps de l'iascription, n'ont que 0,â4 millîmëlres (1 lignes 1 12) .
180 STATISTIQUE MOKUVBNTâLE OU CALVADOS.
« L'indication des trois provioces de la Gaule c a 0,75 millimètres {i pouces 3 lignes). Enfin les deux
TRESqiOVGAl
PRfM-O'VMOJVM IN SV\ C(Vlti€. PD SVàYN* LOCVM ORD.O CIVnATÏS VDCS5 LB ï(.D2)
P^XVIIIJ ANPib JPROGL