TES3EL
Tessel, Teuellum.
La partie la plus ancienne de l'égilse do Tessel est la nef, qui appartient an alyle roman ; lea mure présentent l'appareil en arêtes et l'enUblement offre des modillona ; la porte latérale au sud est remarquable surtout ■ par son tympan sciilj>té etoffranl unaeisé de tétraèdres.
le ehœur peut être du XIII* on du XIV siècle : il n'est pas facile de »e prononcer. J'ai remarqua dans le
mur méridional une reprise qui, évidemment, n'est que du XV' siècle. Un écusson sculpté sur celte partie du mur indiquerait, au besoin, & quelle famille est due ta réparatioa
J'ai vu dans le cfaœur, il y a quelques années, du côté de l'ÉpItre une arcade tumolaire dans laquelle était une inscription du XV* siècle ; cette arcade se trouve aujour-
CANTON DB TILLT-SUR-dEULLB8. 285
d'hoi cachée derrière la boiserie des stalles, mais elle pourra être lue quand j'y retournerai, le panneau qui la recouvre étant mobile (1).
Il y avait autrefois, du côté du nord, et accolée au ehœur, une chapelle qui a été supprimée. On voit encore dans le mur les arcs qui la mettaient en communication avec le chœur; elle devait être postérieure à ce dernier.
La tour, placée à Textrémité occidentale de la nef et terminée par un toit en bâtiëre, me paraît remonter au XYIP siècle (vers 1600 peut-être). Le linteau de la porte, par laquelle on y entre, porte une inscription en caractères du XV* siècle, qui a beaucoup intrigué les habitants de la commune et des environs : on a même basé sur cette inscription la croyance que l'église est de l'an 1000.
Mais rinscription est du XV* siècle, évidemment,
puisqu'elle commence ainsi: «sa l'an, mil cc.cr. Ixsiil
[1477] îoitv ht ma». Elle ne peut avoir aucun rapport
avec l'église, ni avec la tour qui est moins ancienne. Tout porte à croire que c'est- une pierre tombale qui aura été sciée pour faire le linteau de la porte quand on a bâti la tour, ce qui expliquerait pourquoi les lignes ne sont pas complètes, ainsi que je l'ai pensé ; on a encore tronqué cette inscription, il y a quelques années^ pour remettre au milieu un morceau de pierre neuve. L'église est sous l'invocation de Saint Germain. Il y avait deux fiefs à Tessel : celui de Tessel, auquel était attaché le patronage, et celui du Roray. Jean de Villers ou de Villiers et Thomas de Garbonel
(I) Pressé par le dédm da jour, il me fut impossible de lire cette inscriptio* qui, vraisemblablement, a pour objet rénomération des qualités du défunt et peutêtre l'indication d'une fondation d'obit ', je compte retourner à Tessel pour la déchiffirer.
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possédaient les fiefs de Tessel, le premier en 1360, le second en 1580.
M. le marquis de Malherbe devint propriétaire de Tun et de l'autre fief par l'achat qu'il en fit de M. de La Bigne et de M. de Mondrainville. Les moines de Saint* Etienne de Caen prétendaient aussi posséder un fief à Tessel, mais il paraît qu'ils n'avaient pas de titre, seulement ils possédaient une transaction par laquelle les curés s'étaient engagés à leur payer 100 livres par an, pour un trait de dîmes qu'ils prétendaient leur appartenir en vertu de leur fief.
BRETTEVILLE-8UR-B0RDEL.
L'église est en ruine et depuis longtemps dépourvue de toit. Les murs de la nef offrent des arêtes de poisson et au sud des détails appartenant à l'architecture romane. Le chœur, refait en grande partie, a conservé une fenêtre ogivale au chevet et une crédence à colonnettes, sur l'âge desquelles il est difficile de se prononcer (XIV* siècle ?).
La tour à l'ouest est moderne et terminée en bàtière. J'ai remarqué dans le mur latéral du sud de la nef (intérieur) une inscription tumulaire exécutée en caractères du XV* siècle, dont la plus grande partie a été effacée à coups de marteau.
Un débris de font baptismal ancien (XII* siècle), est gisant au centre de la nef.
On voyait dans le chœur l'épitaphe de M. Jean de , Banville, seigneur de La Londe, patron de Bretteville et conseiller du roi, décédé en 1676.
L'église est sous l'invocation de Saint Julien*
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Trois seigneurs laïcs exerçaient alternativement le patronage.
Dans une charte conûrmative de Tannée 1060, donnée à Tabbaye de Saint-Dézir de Lisieux, par le duc Guillaume, on voit que Gillebert donna à cette abbaye, pour sa fille qui y avait pris le voile, la moitié de Bretteville, près Cheux, et son église, avec un moulin.
Des changements se sont opérés depuis cette époque.
La seigneurie (demi-fief de chevalier) relevait, par foi et hommage, du baron de Creully.
Guiot de Bretteville, seigneur de Bretteville, Fourmigny, Belle-Ëtoile, et capitaine de la ville et château de Bayeux, en 1400, eut de Guillemette de la Luzerne, sa femme, Henri de Bretteville, qui vivait en 1461-1475, avec son épouse, dame de Fierville, Castilly, Than, Yaux-sur-Aure. Jacques de Bretteville en descendait ; il ne laissa que deux filles, qui partagèrent la seigneurie avec le patronage de la cure; Taînée fut mariée à Guillaume de Croizilles^ Tautre épousa Jacques Du Bois, seigneur de Noyers.
Bretteville est la patrie du jésuite Etienne Du Bois, mort en 1688, auteur de plusieurs ouvrages.
Château de La Londe. Le château de La Londe appartient encore aujourd'hui à M. le vicomte de Banville de Caen, dont un des ancêtres repose dans le chœur. Ce château peut dater du XVII* siècle, mais quelques parties pourraient être plus anciennes et appartenir au XYI®. Il va sans dire que des changements modernes y ont été faits ; toute la façade a été retouchée il y a peu de temps.
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