‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 76 sur 113 · AUDRIEU · texte numérisé non relu

AUDRIEU

Audrieu, Aldereium, Audreium, Aldreium.

L'église d'Âudrieu est une des plus remarquables de l'arrondissement de Gaen ; elle est en forme de croix, terminée par un chevet droit.

La partie la plus intéressante est le centre de l'édifice ; les chapelles du transept sont romanes de transition, avec des fenêtres à»plein cintre, ornées Je colonnettes. Sous la corniche sont des modillons séparés les uns des autres par de petits festons en ogive subdivisés par deux dentelures plus petites de forme aigûe.

Dans le mur oriental de chacune des chapelles du transept s'ouvrent deux chapelles : celle du transept nord est semi-circulaire et, comme on le voit par la figure ci-jointe, surmontée d'un toit pyramidal ; celle qui était appliquée sur Iç transept méridional a été

(1) La famille de Chiveray, originaire de l'Anjou, est ancienne. Un Chiveraj, comte de Marençais, cadet de la branche, vint en Basse-Normandie au XVII* siècle, où il épousa Elisabeth de Couvert, héritière d'une des branches de Couvert de Coulons. C'est par suite de ce mariage que les Chiveray sont seigneurs de Sottevast (Manche), et qu'ils possédaient la seigneurie et le patronage de Blagny, du chef de la mère d'Elisabeth de Couvert, et le patronage de Ruqueville, du chef de Jacqueline de Thioult de Vaussieu, son aïeule.

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iTBDBept nor>l et Unir d'Âudiieu.

refaite au XVI* siècle, de forme quadrangulaire, mais il n'est pas douteux qu'elle ne fût, dans l'origine, absolument semblable à celle qui existe au nord. L'arcade cintrée, qui encadrait l'ouverture de ces absides à l'intérieur des transepts, est ornée de moulures en losange.

Dans le mur occidental de chacun des transepts s'ouvrait une magnifique porte qui correspondait ainsi aux absides dont je parle ; elles sont maintenant bouchées, mais elles ont conservé leurs riches archivoltes au nombre de quatre, chargées de frètes crénelées, et de losanges. Cette disposition des portes devant les absides est assez remarquable : elle permettait au peuple, placé dans le cimetière, d'assister à la messe qui était dite à l'autel de l'abside de chaque transept (1).

Le chœur, avec ses colonn«ttes, sa corniche en dents de scie, ses fenêtres simples à meneaux bifurques, semblerait annoncer le XIV® siècle ou la lîn du XllI*.

La tour centrale, extrêmement élégante, me paraît du XIV* siècle, et c'est une raison pour croire le chœur de la même époque. La pyramide de cette tour est tronquée, soit qu'elle ait été ruinée, soit qu'elle n'ait point été finie ; elle se termine par un petit toit en ardoise. Quatre clochetons s'élèvent à la base de la pyramide et, sous la corniche où se dessinent des crochets, on voit UA rang de trèfles. Deux fenêtres en forme de lancettes, subdivisées par des meneaux, s'ouvrent dans chacune des faces de la tour.

La nef est séparée des bas-côtés par de grandes arcades ogivales portées sur des colonnes monocylin-

(1) Dans le' transept sud avaient été inhumés : i° PhiJippe Gostard, seigneur de La Motte, mort en 1667, âgé de 86 ans : ses armes étaient de gueules au lion d'or ; 2° sa veuve, décédée en 1682, âgée de 82 ans. Dans le transept était aussi inhumé François de Lacroix, seigneur de la Motte^d'Audrieu, décédé en X683, à 44 ans.

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