‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 78 sur 113 · CANTON DE TILLY-SUR-SEULLES · texte numérisé non relu

CANTON DE TILLY-SUR-SEULLES

d'abord enterrés dans une chapelle dépendante du château, furent transférés, depuis la Révolution, dans le cimetière de la paroisse ; un cippe funéraire élevé à leur mémoire porte une inscription qui atteste ce fait.

SAINTE-CROIX-QRANTONNE.

Sainte-Groix-Grantonne, Sancta Crux de Grentonia^ de Grentona^ de Grenton.

L'église de Sainte-Croix est moderne et a dû être refaite au siècle dernier. On y voit une petite tour en pierre avec terminaison en forme de cloche.

La cure se divisait dans l'origine en deux portions qui avaient été réunies en une, à une époque que je ne saurais préciser. L'abbaye de Longues et celle de Gordillon nommaient alternativement à la cure. Celle de Gordillon percevait la plupart des dîmes, le chapitre de Bayeux en possédait un cinquième.

Le château de Sainte-Croix et la belle terre qui en dépend appartenaient à feu M. le marquis de Chastenay. M'"'^ la marquise de Chastenay, sa veuve, l'habite quelquefois et vient d'y faire exécuter des travaux considérables. Le château a été élevé d'un étage; une chapelle gothique a été bâtie dans le parc. On montre à Sainle-Groix, au fond du vallon, sur la grande route de Gaen à Bayeux, une grande ferme qui était autrefois une auberge. Louis XVI y coucha en revenant de Cherbourg, en 1786.

PUTOT.

Putot, Putem,

La nef de l'église de Putot offre des fenêtres cintrées

à colonnettes ; deux portes, au nord et au sud (1), sont également cintrées, et des modillons à arcatures annoncent aussi la transition et peut-être même les premières années du XIII* siècle, car le faire paraît se rapporter à la première période du style ogival plus encore qu'au roman de transition. Il n'y a pas de porte à l'ouest, mais seulement des fenêtres comme dans un très grand nombre d'églises rurales du XIII*.

Le chœur, un peu plus bas que la nef, a bien moins de caractère ; on y voit des modillons sans arcatures, sous la corniche.

Anciennement deux chapelles donnaient à l'église la forme d'une croix ; elles ont été supprimées il y a très longtemps, et par la suite on a percé, à cette place, d'ignobles fenêtres carrées, pour donner plus de jour à l'église.

La tour qui s'élevait sur le transept a été refaite ou considérablement exhaussée vers le XIV* siècle ; elle offre un rang d'arcatures à colonnettes, et au-dessus, de longues fenêtres à deux baies, dont quelques-unes ont été bouchées pour garantir des eaux pluviales. A l'intérieur de la tour existe une voûte en pierre avec arceaux croisés, à peu près a moitié de la hauteur. Un toit à double égout termine cette tour, qui devait, dans l'origine, recevoir un autre couronnement.

Il a existé au sud de l'église, dans la pièce dite du manoir^ une chapelle de Saint- Hilaire dont il ne reste plus de traces.

Le patronage de Putot appartenait, ainsi que celui de Bretteville, à l'abbaye de Saint-Étienne de Gaen.

(i) La porte méridionale a été murée il y a longtemps : on entre par h porte d« nord.

CANTOII DE nLLI-SDR-SBDLI.Ee.

Notre-Dame de Putot était annexe de Bretteville, mais le curé de ces deux paroisses résidait à Putot (1).

Les baptêmes, mariages et inhumations avaient lieu à Putot. 11 y avait, dans cette église, des fondations qui étaient acquittées par des prêtres attachés spécialement à Téglise de Putot, et ces deux paroisses étaient divisées pour le spirituel comme pour le temporel.

Le Sépulcre de Gaen avait un quart des grosses dîmes, et le chapelain de Sainl-Hilaire un autre quart : Tabbaye de Saint-Ëtienne percevait le reste avec les menues et vertes dîmes.

On voit encore à Putot deux manoirs du XVII* siècle ; sur la porte de Fun d'eux étaient sculptées des armoiries qui ont été grattées à la Révolution.

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