LAS80N
Lasson, Lacoriy Lachon,
L'église n'offre d'intérêt que du côté du nord, où les murs présentent des arêtes de poisson et quelques parties romanes ; le chœur est en grande partie moderne.
La tour latérale, au sud, est d'une époque incertaine. On y voit des ouverlures en ogive, à la partie supérieure, mais elles n'ont pas assez de caractère pour déterminer l'époque à laquelle on peut la faire remonter, le toit en pierre paraissant avoir été reconstruit.
L'église de Lasson est sous l'invocation de Saint Pierre. Le patronage était laïque. Le chapitre de Bayeux avait 1/3 de la dîme, par donation de l'évêque Thomas de Freauville; des 2 autres tiers, l'un appartenait au chapitre de Lisieux depuis l'an 126 (, et l'autre au curé.
CARTOK Dl CHBOLLY. 401!
Château. Le château de Lasson est un de cenx que le voyageur antiquaire ae saurait se dispenser de viaîter.
^ i (Vue générale du cbSteau defLassoD.
Après celui de Fontaioe-Henry, dont nous parlerons bientôt, c'est le plus important que nous ayons à signaler dans le style de la Renaissance.
Il se compose de deux corps de logis, dont Tun fait saillie sur l'autre, disposition qui donne à Tensemble de la masse plus d'efiPet et de mouvement.
Les moulures qui décorent la façade de ce bel édiQce, sont riches et élégantes ; on en jugera par le spécimen que nous présentons avec la vue générale du château. Au-dessus du second ordre, un encorbellement très prononcé porte une frise ornée de cartouches, de mé- * daillons et d'autres moulures usitées à cette époque ; au-dessus s'élève un parapet formant attique et dissimulant une partie du toit.
Les lucarnes cintrées, les grandes cheminées, qui dominent l'édifice, l'aiguille qui surmonte l'angle do corps de logis le plus saillant, la tourelle octogone qui renferme à l'une des extrémités du château l'escalier par lequel on monte dans plusieurs pièces et dans les galeries de l'attique, sont d'un excellent effet.
On voit dans la frise une inscription en grandes lettres, qui a singulièrement intrigué tous ceux qui ont visité Lasson : il est en effet bien difficile d'y trouver un sens ; elle paraît être une de ces inscriptions énigmatiques, dont la Renaissance offre divers exemples. Voici ce qu'on y lit :