‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 5)Chapitre 97 sur 113 · VILL0N8-LES-BUI880N · texte numérisé non relu

VILL0N8-LES-BUI880N

Villons-les-Buissons, Willon, Guillon, Villonsprope dumos.

La petite église de Villons, aujourd'hui supprimée, offre des murs refaits à diverses époques. Dans la nef, dont les parties les plus anciennes sont peut-être du XVP ou de la fin du XV* siècle, et dont d'autres sont plus modernes encore, on voit une porte occidentale formée avec les débris d'un portail roman. D'autres fragments du même temps se voient dans le mur latéral du sud. Le mur du nord est le plus récent.

Le chœur pourrait être en partie du XIV' siècle, à en juger par la porte latérale placée au sud et dont l'archivolte est portée sur des colonnettes, mais il est probable que des réparations postérieures ont eu lieu dans cette partie de l'édifice. Entre chœur et nef est une petite tour octogone à pans inégaux, dont l'époque me parait difficile à établir et qui probablement ne remonte pas au-delà du XV* siècle.

On trouve dans le livre Pelut de l'évêché de Bayeux, que l'église des Buissons était sous le patronage du duc de Normandie.

Gambes, Cambes.

L'église est sous l'inTocation de Saint Martin. L'abbaye d'AuIaay en avait le patronage ; le curé percevait un tiers de la dîme, et l'abbaye de Saiot-Ëtienne de Gaen les deux autres tiers, en échange de celle d'Aunay, dont les deux tiers lui appartenaient, mais qu'elle

Porte seplentrloDalo de l'église de Cambes.

abandonnait à l'abbaye : Gaufridus abbas S. Stephani cadom&nsis décimas ecclesiœ de Cambis sub annua sex hordei modiorum et sex sextariorum frumenli pensions Alnetensibus monachis ccmcessit anno 1298 .

L'église est en grande partie romane, sauf la tour, terminée en plate-forme, que je crois du XV^ siècle, et l'extrémité du chœur qui appartient aussi à la troisième époque de l'ère ogivale.

La maçonnerie d'une partie des murs est en arête de poisson. On remarque, du côté du sud, une porte à plein cintre bouchée, ornée d'étoiles^ et endommagée parle temps, sur le linteau de laquelle on distingue un bas-relief, figurant, je crois, Daniel dans la fosse aux Lions.

Le tombeau de l'abbé De La Rue, membre de Tlnstitut, se trouve près de cette porte, dans le cimetière.

Le château de Cambes est au nord de l'église; c'était la demeure habituelle de feu M. le marquis de Malhan, pair de France, et du savant abbé De La Rue. Il y a composé ses Essais historiques sur Caen, son Histoire des Bardes et ses autres ouvrages.

Une longue avenue d'ormes précède le ch&teau. On y conserve quelques portraits de famille et des manuscrits précieux, légués par l'abbé De La Rue à M. de Mathan.

ANISY

Anisy, Aniseium,

L'église d'Ânisy est une église romane sur laquelle l'attention a été d'abord attirée par M. Léchaudé-d'Anisy (l). Elle appartient au style roman, et l'on y voit une porte assez élégante, dont les archivoltes sont ornées de losanges et de frettes crénelées. On peut remarquer encore dans ses murs un bel échantillon de Yopus spicatum (pierres plates, disposées en arêtes de pois-

(1) Tndactioa da Voytge de Ductrd. Q^n.

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CIKTOK DE CREOLLÏ. 413

son), quelques fenélrea anciennes et des modillons assez bien conservés.

L'église est sous l'invocation de Saint Pierre. Le patronageétait laïque. La perception desdimes se décomposait ainsi qu'il suit : le curé.deux tiers ; l'évêqoe de Bayeux, un tiers; et, sur le tout, un trait de dîme perçu par le chapitre de la cathédrale.

G. de Reviers était seigneurd'Anisy, enlSfO ; plus tard, la seigneurie passa à une famille de Goyon, puis à M. de Clinchamps.

ANGUERNY

Aogueruy, Agiiemeium.

La nef de l'église d'Anguemy est romane, aussi hien que la tour latérale au sud. Le chœur appartient au style ogival du Xtll* siècle, sauf les retouches et les altérations qu'il a subies.

Cette église est sous l'invocation de Saint Martin. Le patronage appartenait au chapitre de la cathédrale de Bayeux, par donation de l'évêque Philippe de Harcourt. Le chapitre percevait deux tiers de la dime et le curé un tiers.

C0L0MBV-8UR-THA0N

Golomby-sur-Thaon, Colombeium, Columbeium.

La nef de l'église de Colomby montre des contreforts

plats oi*nés de colonnettes margioales, des débris de cintres avec zigzags, etc. Tout porte à croire qu'elle a été élevée au commencement du XIP siècle ; mais, depuis ce temps, des fenêtres modernes ont été percées. La façade occidentale a été reconstruite en grande partie.

Le chœur, qui était peut-être primitivement de la même époque que la nef, a subi des changements plus considérables encore, et a été presque entièrement reconstruit postérieurement. La tour, toute moderne et très mesquine, est en forme de cloche.

L'église de Golomby est sous l'invocation de Saint Vigor. Le seigneur du lieu nommait à la cure. Les dîmes étaient perçues pour 2/3 par Tabbaye de Sainte- Trinité de Gaen, et pour 1/3 par le curé.

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