‹ Statistique monumentale du CalvadosChapitre 101 sur 130 · AI«TON DB RYES · texte numérisé non relu

AI«TON DB RYES

L^église de Port est sous l'invocation de saint André. Le chanoine théologal de Bayeux nommait li la care en sa qualité de titulaire da canonicat de Bemesq ; le chapitre de h cathédrale percevait les dîmes.

Port est appelé Portus Pùcatorum dans la charte d'Odon , évêqae de' Bayeux , pour la réunion de St -Yigor à Tabbaye de St -Bénigne de Dijon en 1096. Danville , dans sa notice de la Gaule , y cherche le Grannona de la notice de TEmpire. Enfin Tabbé De La Rue {Notes mànuserites) supposait que Raoul Tortaire parlait de Port-en-Bessin dans le passage suivant de la curieuse épître qu'il écrivait au commencement du XTI*. siècle lors de son voyage dans nos contrées.

« Dès le hindi, au lever du soleil, nous quittâmes ce lieu « de délices , et vers le soir , nous fîmes notre entrée sur « le sol Baleusain. Là , d'agréables maisons de campagne , • dispersées sur le rivage , nous offrirent pendant dix nuits « les charmes de l'hospitalité. L'hôte vagabond des mers se « présentait sur nos tables sous toutes les formes et avec « toutes les saveurs les plus variées.

c Pendant qu'avec mon guide je m'amuse à recueillir des « galets que les flots ont polis, je m'enfonce jusqu'aux jambes « dans ces ondes maritimes que le nautonnier appelle les « Plates, lorsque dans la saison d'hiver il se livre è la pêche € des monstres de l'Océan.

« En ma présence, un de ces poissons, poursuivi par des « cris affreux, trompa l'espoir des pêcheurs qui manquaient *« de filets. Ils eussent enfoncé dans ses flancs chargés de « graisse le triple fer de leur harpon, et mourante de « ses blessures, la victime eût été conduite an prochain « rivage. »

Je ne vois rien dans ce passage qui prouve que RaouT:

- 616 STATISTIQUE HONUHENTALE DU CALT&POS. Turiaire fût à Port pIntAi qu'i Asncllos nu i Arrooianchcs; mais éf idem oient il parle d'une de nos communea littorales de ce quartier.

Le pont ï plusieurs arches qu'oo voit à Port , et qui , sans doute, était à l'eitrënutë d'uti bassin dont 00 a , dit- S <Hi, trouvé les ves- | tiges entre les mai - ;, sons qui bordent c« S vbUod et la pk^e ac- ^ tuelle , est construit | avec soin et m'a para g mËriter on dessin. g

Il n'est pas facile de déterminer absolament l'Sge de ce pont; les arches à plein-cintre et bien ^>pareillées sont au nombre de sept, doat trcMS seulement paît avoir été ei- S

posées an courant: ■

ces dernières sont s^iarécs les unes des

CANTON DE HTES. 617

autres par des épU , en aval comme eo amont , ce qui me parait prouver qu'il y avait alors au couraut alternatÏTement

ascendant et descendant , résultant du flux et du reflux de la mer.

Les piles du ptHit sont mamteaaot II moitié cachées par les attérissements. H.

Victor Petit , qui l'a visité avec moi et qui a fait le dessin que je présente, a rétabli la banteurdespiles.eniudiquant codpi «o fort.

par une ligne ponciaëe le niveau des attérissements et da E(d actuel (V. Ii figure, p. 616) (1).

Cotutrwuiont gallo-romaines. U. Lambert a vu près de l'église de Port et près du cbemin tendant de ce point vers l'église de Gommes, des débris de constructions romaines (briques , tuiles, placages peints , ciment) , ce qui conflruie mes conjectures sur l'anciesneté du village de Port

(1) LtiTaM|!;eidn baulo qui dciall Hiiter «nlre h mer el le pont font menltonnéf dini Its Mémoires moitmeriii de l'intendant Foueauli eonetritant la généralité de CatH. « Il y anlt inlrcftib

■ i Por<, dit H. PoumdIi, qui fcrlnlt au mmmtncemeitt du XTIII*.

• liétle, c'«l-i-dlr« Il ; ■ tftO toi , qninie h dli-hult viImchi , tl

■ à préicnt II n'in reite plui que deax qol portïol de* nurchandiMS

■ m Ha«re et 1 Bonen : laparavinl la gaerre, lit illaleot k 11 pèche

■ dn hareoga et dei maquereaui , et woi qui reatileol péchaient

• da polnoD poDT le vendre dani U ville ( i Btjreui }■ ■

618 STATISTIQUE MONtMËNTALE OU CALVADOS.

CANTON DE TRÉVIÈRES.

Le canton de Trévières se compose de 28 communes, savoir :

Agnerville. St -Laurent

Bernesq. Louvières.

Blay. Maisons.

Le Breuil. Mandeville.

Briqueviile. Mosles.

Golleville. Rubercy.

Colombières. Russy.

Grouay. Saon.

Ecrammevilie. Saonnet

Engranvitle. Snrrain.

Etreham. Tessy.

Formigny. Tour.

Ste. -Honorîoe-des-Perthes. Trévières (chef-lieu ).

Huppain. Yierville.

Je vais d'abord passer en revue les communes du canton comprises entre la mer et la route de Paris à Cherbourg,

puis je m'occuperai de celles qui se trouvent au midi de la même route.

HUPPAIN.

Huppain , Huppain.

J'ai cité l'église de Huppain , dès l'année 1827 , pour sa façade occidentale et pour ses arcatores entrelacées formant des ogives par leurs intersections que Ton voit sur une des faces de la tour ; j'en ai donné des esquisses dans l'Atlas du m*, vdume de la Société des Antiquaires de Normandie , pL 25 (années 1827-1828).

Cette ^lise se compose d'une nef romane et d'un chœur du XIIP. siècle.

CANTON Dt TRËVIËBES. 619

La façade occidentale se compose d'une porte cintrée ï deux arcbÎToltea dont l'one est ornée de lëtes plates , entre deux arcades bouchées, qui s'élèvent à une plus grande hauteur que l'extrados de l'arcade centrale ; une fenêtre ogivale a été percée après coup dans le fronton : la nef se divise en (riMS Irarëes : les

ptÇiDc occmcHTitB M l'Ioum di bdfpiih.

fenêtres étaient trés-étroites et arrondies au sommet : une porte et des fenêtres modernes ont été ouTertes du côté du Sud. La corniche, sans ornements, repose sur des modiltonsà figures. La tour est appliquée sur la première travée du chœur , du cdté du Sud ; elle se compose de trois éuges couronnés par une pyramide en pierre i quatre pans. Elle est ornée , comme je l'ai dit, d'arcatnres enlreiacëes du côté du Sud.

[CMi OattX. I

CANTOM 01i TRÊVIÊRES. 621

Do même côté , le chœur a sa corniche formée d'arcature» ogivales portées sur des modiiloos du XIIP. siècle. Du côté du Nord» on voit des modillons taillés en biseau. L'arc triomphal, entre chœur et nef, repose sur des colonnes dont les chapiteaux appartiennent au XIII*. siècle. La sacristie est moderne et appliquée sur le chevet L'église de Huppain est sous l'invocation de saint Pierre; l'abbaye de Gerisy nommait à la cure et percevait les dîmes.

Neuville , dont on voyait l'église en ruines il y a quelques années encore , à 2 kilomètres au Sud de celle de Huppain , faisait, ainsi que cette dernière paroisse, partie du doyenné de Campigny. La cure de Neuville avait été , avant la révolution de 89 , réunie à celle de Huppain ; elle était aussi à la nomination de l'abbaye de Cerisy.

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