‹ Statistique monumentale du CalvadosChapitre 5 sur 130 · SAINT* PIERRE-DE-LA- VIEILLE · texte numérisé non relu

SAINT* PIERRE-DE-LA- VIEILLE

St -Pierre-de-la- Vieille , Sanctus Petrus de VetuUu On aperçoit de loin , en venant de Gondé , la tour en bâr tière de l'église St. -Pierre-de-la- Vieille, et elle produit un certain effet , quoiqu'elle n'offre que très-peu d'intérêt architectonique. Cette tour parait du XV^ siècle ; elle s'élève audessus de la porte où l'on voit une ancienne statue de saint Pierre. L'église elle-même a peu d'importance (1).

La Vieille était le siège d'une des prébendes ou canonicats de la cathédrale de Bayeux . le chanoine qui en était ti-

(1) La cloche a été foodue eo 1810.

tolaire nommait it h care et percevait tootes les dîmes.

Le patron est saint Pierre , comme l'indique le nom même de la paroisse.

Cette commune , située sur la Druance , faisait partie de la sergenterie de St-Jean-le-Blanc.

Quelques temps avant la Révélation de 89 et à l'époque oà l'abbé fiéziers rédigeait des noies historiques que j'ai déjà citées sur diverses paroisses du diocèse de Bayeux , M. de Cordey , écuyer , sieur d'Orbigoy , était seigneur et patron honoraire de St-Pierre-de-ia-Yieille.

PBRRIGNT.

Perrigny , Perrignexum , Pertigneium,

L'église de Perrigny est peu importante , comme on peut le voir par lesquisse ci-jointe de la nef et de la tour ; quelques parties des murs de la nef remontent encore à l'époque romane, car elles sont en arêtes de poisson.

On voit des fenêtres en accolade dans le choeur.

L'église est sous l'invocation de saint Julien. Le prieur du Plessis nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes.

La paroisse faisait partie de la sergenterie de St-Jean-le- Blanc , élection de Vire.

En 1^53, Jean Guillemin , écuyer , tenait de la baronnie du Plessis 1/4 et 1/8 de fief de chevalier assis es paroisses de Perrigny , de Danvou et ailleurs (1). La seigneurie de Perrigny appartenait, au siècle dernier, à la famille Gohier de Précaire.

(1) Il devait pour ce 6er 15 s. toiirnoit de rente de trois ans en trois ans. — F^oir l'aveu rendu par Vévéque Zanon de CastiUon,

La connnime de Pcrr^y comprend six petits villages .

savoir : le village Genverin ou Hamel-Briard ; 2'. sur la

nuanccle Val-Rûzé elle !Uoulin-a«-Bceuf; 3°. sur la rivière

de Crème , le Vai-Vérienne, et plus loin les Hatits-Champt.

Lesoault , Sanaa Maria Emauldi , Lernault. Les deux murs latéraux de la nef sont complëtemëDt en ar€(es de poisson. On y a refait des fenêtres modernes. II n'y a pas de porte dans le gable de l'Ouest. On y voit deux lancettes séparées par un contrefort.

La porte priocipale , au Sud de la nef , est romane et n'offre qu'une seule archivolte peu iiaitlaiile , les colonnes sur lesquelles elle porte sont ï moitié engagées. L'archivolte , ainsi que l'arc intérieur , se compose d'une série de petits claveaux dont quelques-uns sont simulés et elle n'est pas entourée du larmier qui ordinairement accompagne l'archivolte extérieure (1).

Près de cette porte s'ouvre une petite fenêtre de la méineépo- S que, en maçonnerie g très- grossière , offrant I quelquefois une épaifr- § seur de mortier de 8 ^ i 10". lorsque l'on- ^ verture de la fenêtre m ■l'est guère que de 6°. ^

Le dessus de cette fenêtre est formé d'une seule pierre sur laquelle on a tracé profondément un demi-

(IJ NolM rtdlgéei par U. Bouel.

30 STATtSTIQCE HOKUHCIITâU DG CALTUmS.

cercle et tnw lignes amniant la sCprMioQS de quatre cfa- Team , maii il femUe qa'anparaTaiit cette pierre avait M deslioée i un antre naa^ , car « y voit , tracées i la poiole , plusieurs I^JKS panant d'an centre commun, cmmne si on cfll toain tirer de cette pierre les clafeanx de la porte arec leaqneb ils s'accordent pour l'épaisseur et pour la iongnenr du rayon.

Au Sod, est nn clocher en biiière aamiantani nne chapelle.

Dans le chœur , on TWt quatre tombes en granit , rangées les unes près desautres , et ponant les inscriptioiu sniTanies :

Les artoes des Radulpfa étaient d'azur à la fasce d'or , ace. do 5 molleltcs d'épron de mÊme ; celles des Parfoum d'azur k la fleur de lis d'or.

Charles Radulph , écuyer , sieur de Lesnanlt , épou^ , en 1638 , demoiselle Marie de Parfouru , dont naquit Nicolas Radulph, écuyer, seigneur de Lesnanlt, tieulenani criminel i Vire, marié ï demoiselle le Mancel de Secqueville. Ces faits sont confirmés par les tombes précédentes.

CANTON DE CONDÉ. Si

Noos ayons déjà yu les Raidulph à Tracy, canton de Villers- Bocage ( tome /«^ de (a Statistique monumentale ^ p. 191 ) , puis à Méré, à Proncy et à St. -Vigor-dcs-Maisercts : nous les trouverons plus tard dans Farrondissement de Bayeux où l'une des branches de la famille s'est éteinte à la fin du siècle dernier.

Dans la nef, encadrées dans le mur du Midi , sont trois inscriptions plus anciennes que les précédentes.

Sur la première, à TOucst, en lettres gothiques allongées, et qui a été estampée par M. Bouet , on lit :

Ici près gist M Raul liasier prestre qui trespassa en Can mil cinq cents et onze le XXVil: jour de juillet prions Dieu itous pour luy quUl lui face pardon. Amen.

i aum m œ) Taiil

wOnpfin fpai en là

(Miiièmiito' PO

La seconde , en caractères gothiques plus courts , est i^us facile b lire , porte ce qui suit :

Cg ^ruot gîtdt B0ttbe cette tombe mteere rtcljarb (autru f reste qui irespaBdtt en lan mît ôxu\ et» et 8» bttu liiî fare'|unr)on omc

La première lettre est colorée en rouge ; les autres étaient remplies de résine noire.

Voici la troisième ; elle est en lettres capitales et est entourée d'un encadrement orné de pilastres, têtes d'anges et autres ornements en usage au XYII^ siècle.

IHS

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