BIP
PoDtécoalant, dont Téglise présente ane maçonnerie ancienne , parait avoir été un ancien lieu de sépulture , car on trouve beaucoup de fragments de cercueils en pierre blanche dans le cimetière et les champs voisins. M. Dndezert, membre de Tlnstitut des provinces , nous a communiqué , il y a plus de 20 ans , des notes sur les découvertes de ce genre qu'il avait constatées; il avait notamment remarqué plusieurs cercueils alignés dans un champ, en-dehors du cimetière actuel, qui est assez vaste.
L'église de Pontécoulant a saint Michel pour patron. Le seigneur nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes.
Le livre Peint, que l'on croit de 1356, nous apprend qu'à cette époque (2*. moitié du XIV*. siècle) Guillaume de Braye ou de Bray était seigneur et patron de Pontécoulant ; il possédait aussi les seigneuries de Bray, de Gervon, de Barenton , de Rnlly , de Yassy pour une portion et de la Ghapelle-Engerbold.
Blanche de Bray , sa sœur et son héritière , porta toutes ses terres à son neveu, Guillaume de Harcourt, chevalier baron de la Ferté-Imbait, vicomte de Touars, qui vivait en< core en l/i02. La seigneurie de Pontécoulant passa, quelques
années après, dans la famille de Doulcet» dont les armes sont Amorcent à la croix fleurdelisée de sable.
Nous Yoyons dans an aveu rendu au roi le U avril 1653 par Zanon de Gastillon, évéque de Bayeux, que Richard du Guey tenait alors de la baronnie du Plessis , par foi et hommage , un quart de fief de chevalier dans la paroisse de Pontécoulant Jean Doulcet , au droit de Guillaume du Pont , tenait de la même baronnie par fol et hommage » un quart de fief de chevalier assis à Pontécoulant , à Périgny et ailleurs.
Nous voyons figurer, en 15&0, Jean de Doulcet, seigneur de Pontécoulant , et son épouse Peronne de la Digne. Leur fils unique épousa , en 1571 , Jeanne Héroult, fille de Nicolas, seigneur de St-Jean-du-Corail, près Idortain , qui fut mariée en secondes noces, en 1584, à un de Lacour, seigneur de Maltot et vicomte de Gaen.
De ce premier mariage naquit Jacques de Doulcet, seigneur de Pontécoulant, de RuUey, de St -Christophe, qui prend dans divers actes la qualité de seigneur de Plomb , et qui devint chevalier de Tordre du Roi et gentilhomme de la Chambre. De son mariage, accordé en 1 603 avec Charlotte d*Oiiliamson, fille de Thomas d'OiUiamson , seigneur de St-Germain- Langot , naquirent plusieurs enfants , parmi lesquels on peut citer :
Thomas , qui fut capitaine d*une compagnie de mousqne*taires;
Rolland , major au régiment de cavalerie d*£sclainvillîers, puis, en 1658, capitaine commandant le régiment du commissaire-général de la cavalerie légère ;
Jacques H, capitaine commandant la noblesse de Télection de Vire en 1674.
Jacques II de Doulcet, seigneur et patron de Pontécoulant et de la Trinité, naquit en 1612 : capitaine en 1642, il épousa , en 1646 , Françoise de la Rivière , fille de Charles , seigneur de Gouvix et des Isles.
CANTON DE GONDÊ. 21
Jacqaes III de Donlcet, son fils, servait en 167& dans l'arrière-ban en qualité de brigadier ; il mourut en 1716, laissant de son mariage, accordé en 1686 avec Jeanne- Françoise du Mesnil , fille de Tenneguy, seigneur de Meslay :
Jacques IV de Doulcet, seigneur de Pontécoulant, capitaine dans le régiment royal Piémont ( cavalerie) , chevalier de Saint-Louis; il épousa en 1722 Marie-Cbarlotte de Chenevlère , et mourut à Parme en 1734 , des blessures qu*il avait reçues à la bataille de Guastalla.
De son mariage étaient issus quatre enfants , savoir :
1^ Léon-Armand, seigneur de Pontécoulant, page delà grande écurie du Roi , qui obtint ensuite une compagnie de cavalerie dans le régiment de Gondé ;
2^ Jacques-René de Doulcet , né en 1731 ;
3*. Charles- Jacques, né en 1732;
ti\ Et une fille qui était née en 1729 (1).
La* terre de Pontécoulant est encore dans la famille de Doulcet. Le petit-fils d*un de ceux que nous venons de citer a été sénateur sous TEmpire, puis pair de France. Son fils, colonel du génie, officier de la Légion-d'Honneur, est aujourd'hui membre du Conseil-général du Calvados.
Le château de Pontécoulant a été reconstruit en partie ; ce qui reste d'ancien peut remonter à la fin dn XVP. ou M XYIP. siéde.
LA CHAPELLE-ENGERBOLD.
La Chapeile-Engerbold , Capella Gerboldi, CapeUa de Engbauu
L'église de la Chapeile-Engerbold ne présente point d'autres caractères d'ancienneté qu'une fenêtre tréflée , au Sud , et une petite fenêtre ogivale , )i l'Ouest
(t) y. It géoéalogle de la famille de Doulcet par l'abbé Béziera.
22 STATISTIQUE IIONUNENTALE DU GALYADOS.
Dans la dernière fenêtre de la nef , an Midi » les restes d'une verrière de la renaissance représentent rapparitîan de Jésus-Christ après la résurrection ; il reste au bas une moitié d'inscription en caractères gothiques, ainsi conçue (I) :
£an HRlo^' Irot bkpiUl Bamt ht ffoKM^ (t l|0itoralik If Ibîer ht €lmcl)ûp tf' ht Viobk ^or %^a ht Cttnd^qi 0' ht Mmt cttu Pttrr f rîff 91»
Cette église est sous TinYOcation de saint Gerbold. Le seigneur de St.-yigor-des-Maiserets nommait à la cure aa siècle dernier (2) , le curé percevait les dimesw
La paroisse de la Chapelle-Engerbold est traversée par la Druance : elle faisait partie de la sergenterie de St.-Jean-le- Blanc.
SAIJIT-VIGOR-DES-BIAISERETS.
St - Vigor-des-Maiserets , Sanctus Vigar de Meseretù.
L'église de St-Vigor-des- Maiserets est assez remarquable pour la contrée.
Elle paraît, sauf quelques fenêtres modernes et une addition à l'Est, être entièrement du XY*. siècle.
Le clocher , en bâtière, est placé sur le transept nord.
(1) Note de M. Bouet
(S) Quand le livre Pelut du diocèse de Bayeui g été écrit, le présentalear à la cure était ao Dominas GuilUtmus de Braeyo.
fT^.
Bouct ilcl.
CAKTOM DE COfOtt, 33
Sur la porte de l'Ouwt est une jolie roee flambofanU; «a
midi , les fenâtrefl avuent presque toutes des meneaux
coDloarnés : il reste encore quelques fragments de i\-
t «init-viooR-pn-«iiBuni.
Ir^ni en grisaille dans le cbœor, et dans la fenêtre du transept méridional , des restes d'une verrière assez remarquable.
Ces deux chapelles des transepts out été décorées trèsrichement , i en juger par les ocrfures i clefs armoriées qui ornent les voûtes. Des branches de vigne courent entre ces nervures profondément évidécs. Les retombées sont portées par des anges tenant des écussons qui ont tous été mutilés aosai tûen que ceui des clcb de voûte.
3& STATISTIQUE HONDHBNTALE DU CALTADOS.
Un seul écasaon a échappé, protégé qu'il semble avoir été par l'obscurité; il se trouTe sur une clef de voâte dans la chapelle du Nord , sous la tour.
Malbeareusement toute cette église est engluée de bad^eon d'une façon déplorable, et c'est une des localilés qui peut être signalée comme ayant le plus soulTert de cetle manie de peindre ou pluiGt de barbouiller qui a fait unt de mal dans les campagaes.
La base des fonts a paru du XIV*. nëde è H. Bouet ; il
est dUBdle de nvtàr si la cuve est dn même temps on si elle n'a poiot été refaite.
IVois on quatre jolies stataeltcs ornent cette église : deux d'entr'elles , notamment une staloe de saint Denis , viennent d'une chapelle St-I^iarenl qui, dit-on, était assez belle et que l'on a détruite depuis la Révolution ; elle éiait située sur le bord de la rivière , dans la direction de Perrigny.
26 STATISTIQUE HONUMBNTiLB DD CALTADOS.
La cloche est peu aocieDue , en voici l'ioscriptian :
On remirque un if très-ancien dans le cimetière.
La croix du cimetière est éleiée sur des d^rés, au nombre de huit ou dix.
La cure était i la nomination do prieur du Plessis qui la faisait desservir par un religieux auguSlin. Il y avait dans la paroisse une chapelle titulaire, sous l'invocation de St.- Laurent des Prés , à la présentation du prieur.
Château. A peu de disUnce, au Sud, est l'ancieu chaieaa de SL-Vigor , très-grossièrement construit eu grès ou schiste , avec corniches en charpente.
La pi us grande partie de cette construction
semble dater du XVII*. siècle ; quelques accolades et un dessus de fenêtre partant des scuptures figurant un câble ou cordée semblent seuls pouvoir lui faire assigner une date plus reculée.
Une grande salle , au rez-de-chaussée , dans laquelle débouche l'escalier de la tourelle, conserve encore quelqnes boiseries du XVII*. et quelques restes de tableaux représentant des femmes nues et des amours , suivant l'usage assez généralement suivi alors pour la décoration des châteaux.
CANTON DE CONDÊ. 27
Le seigneur de la {NinMsse avait une chapelle domestique Ams 6a maison.
, Cette seigneurie était possédée, au XI*. siècle, par la faïuille de Giinchamps.
Hugues, seigneur de Giinchamps et des Maiserets, fil des fondations en 1138.
Un autre Hugues de Giinchamps tenait les fiefs des Maiseretset du Rosel, sous le règne de Philippe-Auguste, en 1210 et en 1226, comme nous l'apprennent des registres de la Ghambre des Comptes. Yigor de Giinchamps , écuyer , passa un contrat le 27 mai l/il7 et fut père de Philippe et d*OliTier, seigneurs des Maiserets et de la Basoque, dénommés dans des lettres-patentes du 22 août 1453. Nicolas de Giinchamps , seigneur des Maiserets , fils d*un autre Nicolas , fit preuve de noblesse vers 16^0. Philippe des Maiserets avait fait ses preuves devant Montfaouq en 1463.
Cette paroisse faisait partie de la sergeuterie de St. -Jeanle-Blanc : on y comptait 120 feux.