‹ Statistique monumentale du CalvadosChapitre 61 sur 130 · BAC · texte numérisé non relu

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CARORICDS DB TBTULIS

PATBOBCS BT COLLATOB

« HIUIIS BGCLmJI

ABBO i700.

Quoique moderne, cette église parait conserver quelques restes des anciens murs.

CARTOR D0 BÈHT. 21S

EDe éuit soqs l'iiiTocadon de saiat Martin. Le chanMne scolastiqne de Bayeux en avait la collation et percevait lea groaaea dtnies.

Il y avaîjt an Sad-Ouest de cette paroisse one chapelle appelée le prieuré de l'hermitage^ sous le vocable de St.^* Sauveur, avec un fief appartenant à l'abbaye de Mondaye, qui y nommait un de ses reKgienx ; plus anciennement, deux religieux et un frère convers y avaient fait leur résidence.

Les héritiers de Guillaume de Saint-Gilles et demoiselle Lucette Caff, sa femme , tenaient en i/i53 , par foi et hommage, de la baronnie de La Ferrière^Harenc , la franche vavassorie de Brimboîs , assise à Sl.-Martin-de-la-Besace.

Les hoirs ou ayant-cause de Raoul Blanche-Cappe tenaient

de la même baronnie , par foi et hommage , une franche va-

vassorie noblement assise es paroisses de St. -Martin et de

St -Ouen , nommée la vaoassarie de la cannéîablie, contenant

200 acres de terre, c On trouve , dans d'anciens aveux ^

« que ce fief est sujet à faire le service, venir connaître, mener

« et lever au commandement du roi, les chevaliers qui devaient

« servir à Tévêque de Bayeux , toutes fois qu'il est saison , et

« porter notre bannière en icelui est : et avec ce, sont sujets

« les hommes à cause de ladite vavassoric , d'être un jour au

v bois ou forôt de la Besaze quand elle est revisitée sur les

« dits forestiers par nos officiers de ladite baronnie. Il doit

• 60 sols tournois de relief. »

St. -Martin est le lieu natal de Jean Le Ghartier, ancien rectenr de l'Université de Gaen , connu par quelques ouvrages de littérature , mort en 1737 curé de St.-Ouen du Breoil , diocèse de Rouen.

Le prince GrimaUi de Monaco, pair de France, grand d'£8pagne ,* mort en 18/i . , possédait dans cette commune un

lit STATISTIQUE MOfiKIMBMTAU JK CALVADOS.

cbltMO OÙ il pmait uae partie de la belle aaiiioD. Il y avait planté un vaste pa^

Cette habitation est située au pied de la.battedeMoathoaq, éminence assez élevée appartenant en partie Si la formation dn grès intermédiaire (i) , et de laquelle on a tiré autrefois du minerai de fer.

St -Martin faisait partie de la sergenterie de Thorigny, élection de Bayeux. On y comptait 233 feux.

Le canton d*Aulnay, par lequel nous terminerons noMne revue de Tarrondissement de Vire, renferme 19 communes » savoir :

AuviAT, chef-lieu. St.-Georges-d'Autoay.

Baoqnay. St -Jean-des-Essartiers.

La Bigne. Jurques.

Bremoy. Les Loges.

Cahagnes. Mesnil-Aozouf.

Coulvain. Onde-Fontaine.

Dampierre. St -Pierre-du-Frêne.

Danvou. Le Plessis-Grimoult

La Ferrière-au-Doyen. Roucamps.

La Ferrière-du-VaL

BEBHOY.

Bremoy , ecelesia de Bremoen.

L'église de Bremoy, comme la plupart de celles du Bocage, n*a pas de caractère et ne parait pas ancienne. Elle est longue

(i) V. ma Topographie séognoâtiqtu du CahaâM et la caite gèolo- Spqiie de ce dépaitemenL

CAOTON D*AIIL1IAT. 215

«t peu étefée» coDMroile <o fcMsie oa pierre 4a piy& Le decher , surmonté d*aae flèche en ardoise » ne parilt pas re** Monter a»«dcià da sîède dernier (1).

L'é^sé est sons rinvocation de «dot Jean-fiaptiste. Le aeignenr présentait à h core.

L'ancien ponillé indique comme présentateurs , l l*époqne où il fut rédigé, Richard Malherbe ^ scutifer.

La dame Marthe de Beaudre , patronne de Bremoy , d* Anfomlie , de Montaigu et du Hamel » nomma ft la cnre de Bremoy en 1685 ; elle était veure de Robert Néel , sdgneur de liercenlle , Neuville , Colombiers , baron de Talencé , châtelain de Tracy et do Fay , mort en 1654 : an siècle dernier , la famille Néel de Tierceville possédait encore la seigneurie de Bremoy.

Cette paroisse faisait partie de la sergenterie do Toumenr, élection de Vire. On y comptait 120 feux; elle dépendait de la hante-justice de Vassy.

L'émiuence connue sons le nom de butte de Bremoy est fort élevée : on découvre de là un assez bd horizon.

 l'extrémité de la paroisse de Bremoy, sur les conGns de celle de la Besace, près du lieu appelé Brimbois , se trouve la terre de la Fosse ; elle rappelle le nom de Nicolas Le Pelletier, sieur de La Fosse , qui vécut sous les rois Charles IX t Henry III et Henry lY, fut long-temps écbevin de la ville de Caen et prit une grande part au maniement des aOaires de cette ville dans des temps diflBdles ; il servit au siège de Falaise et à Fougères , les armes à la main , la cause de Henry IV, et fut souvent député aux Etats provinciaux. Envoyé par ses compatriotes aux Etats-généraux de Blois « avec le célèbre Yauquelin de la Fresoaye, il écrivii de cette ville des

(f ) Notet eommttiilqaéeg par M. Tabbé Tlocent , membre de la Sodélé française»

216 STATISTIQUE MONQliEIfTALE OU CALVADOS.

lettres curieuses qui mériteraieot d'être publiées; elles feraient coundtre la valeur de M. Le Pelletier de La Fosse » trop ignorée dans la ville qu'il servit avec autant de zèle que d'intelligence. Il fut contemporain de M. de Bras. Gahagnes a fait son éloge et l'a mis , avec justice , au nombre de nos illustrations. Voici ce que M. Floquet dit de lui dans son Histoire du parlement de Normandie, t IH , p. A3&. « Un Conseil se forme à Gaen , après la mort de Henry III « dans l'intérêt de l'ordre et pour le service de Henry IV, Jacques de Malherbe, lieutenant-général , Jean de la Courte vicomte de Caen (1), Marguerie de Sorieval, Le Pelletier de ta Fosse, en sont membres (2). »

Cette terre de la Fosse appartient maintenant à M*"*. Marie- Zoé Le Pelletier de Molandé, veuve de M. Achille de Cussy , fiUe de M. Le Pelletier de Molandé et de Maddeine-Marie- Françoîse d'Arclais.

MBSllIL*AUZOUF.

Mesnil-Auzouf , Ecclesia de Menillo Osouf.

L'élise de Mesnil-Auzouf est sans intérêt et moderne » c'est-à-dire en grande partie du siècle dernier ou du siècle précédent. Une tour en bâlière précède la nef à l'Ouest.

Cette église, placée sur le bord de la grande route allant de Caen à Vire, est dédiée à saint Christophe. L'abbé de St.- Sever nommait à la cure.

Dans le village de la Cérandrie était une chapelle dédiée à la Sainte Vierge , qui avait été fondée et dotée par contrat passé

(1) De la Court, ancien seigneur de Maltot, plus connu aujourd'hui BOUS le nom de Balleroy. ( Hôte de M, Du Feugrmf»)

(2) Groulart, Pillustre premier président du Parlement, r^ré à Gaen, et M. de la Verune, gouverneur de la ville, élaieot les cheik de ce conseil.

CAirrON D^AOLNAT. 217

devant les notaires de Vire en 1686 , par Guerard , écoyer , seigneur de Merey. Les héritiers du donataire nommaient le chapelain.

Pierre DiaUan.^ Il existe dans les bois situés 1 1 kilomètre de Téglise de Mesnil-Auzouf, à l'£st de la route de Caen à Vire , une pierre Tolumineuse de grès rougefttre entourée dé plusieurs pierres moins considérables de même nature. Cette pierre a été pour la première fois signalée il y a 20 ans» par M. Gastel» agent-Toyer chef du département de la Manche. Je Tai visitée en 1836 , accompagné de feu M. Gauvin , du Mans. C'est une roche en place qui attire depuis long-temps l'attention des habitants , rien ne prouve cependant que ce soit un monument druidique.

JURQUBS.

Jurques, Jorkes , ecelesia de Jurquii.

L'église de Jurques est peu intéressante. Les murs sont anciens dans quelques-unes de leurs parties et construits en arêtes de poisson ; mais ils ont été enduits de chaux à l'intérieur et à l'extérieur, et il est difiBdle de distinguer cet appareil. La plupart des fenêtres ont été refaites.

La tour , surmontée d'une flèche en ardoise , a été rebâtie à neuf en 1761.

L'église est sous l'invocation de Notre-Dame.

Le seigneur de Jurques nommait à la cure ; le curé était seul dédmateur.

Il y avait au hameau de Quercy une chapelle dédiée ^ sainte Anne et un fief qui appartenaient an prieuré de Yillers- Bocage.

La seigneurie de Jurques passa de la famille Bacon , par le mariage de Marie Bacon, à Ranulphe de Mathan; ils vivaient

çasemUe en 117$. Geoflfioy, wigiMor de Hilhaa et de Jurqiies, leur fib« vivait eo 120S; il foi père de Jean U de Mathan, seîgnear de Jarqoes, de St-Martin-de-YîUeff et de LoDgvillers en partie, dont la postérité a long-temps possédé la terre de Jnrques. Pierre des Asnières de Fontenelle , conseiller dn roi , receveur des TalHes k Gaen , était seîgnear et patron de Jnrques en 1695 (1).

M. Subtil de Bettengrevîne devint seigneur de Jurques au droit de la deoMNselle de Fontenelle, sa femme ; la seigneurie fut vendue depuis à la fomille de Mosges^Buron qui la possédait avant la Révolution.

Jurques faisait partie de la sei^nterie de YiHers. On y comptait au siècle dernier 114 feux et 500 habitants.

LA BIGHE.

La Bigne , Bingutu

L'égliie de La Bigne est moderne.

Le docher date du siède dernier.

On voit, dans le chœur, deux plaques de marbre noir por*tant les éfHtaphes qui se retrouvent dans le cimetière sur des tombeaux de la famille dn Rocher.

L*église est sons Tinvocation de saint EloL La cure était à la pleine collation du sous-doyen de la cathédrale de Baveux.

Robert de Manneville, chevalier, seigneur de La Bigne, et sa femme eurent une contestation avec Jean d*flaroourt , seigneur d'Auvillars, et dame Marguerite de Batamay, son épouse , par suite de laquelle intervint arrêt le 29 mars 1502.

(1) Noiei roanuKritct de Beziert conaiankiu^ par M. G« de YUl^.

€ANTOIf D'AULNAY. 219

C'est cle La Bigne qne sortit la famille de ce nom qui a donné i l'EgUse trois ecdéiîaitiqaes distiagoés, qni ont aoofem élé confondua ensemble à cause de l'identité de leurs noms.

Marguarinde La Bigne, n'étant qne licencié, fut recteur de l'Université en 1693 : il vivait encore en 1521.

Margoarin de La Bigne , oflScial de Bayenx , abbé d*Ardennes , chanoine de Mathieu et curé de Claîrefougère , de St.-Germain-de8-Prés, mourut en 1558.

Marguarin de La Bigne* chanoine et scolastique de Bayeux, auteur de la Biblwîkèpie des Pères, qu'il termina en l'année 1580, avant l'âge de 35 ans, mourut en 1588.

Les armes de k famille de La Bigne sont (targeni à 3 rases de gueules , 2 en chef et 1 en pointe.

La Bigne dépendait de la sergenterie d'Errccy , élection de Gaen. On y compUit avant la Révolution Uh feux et 190 habitants.

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