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LA FBREIÈEE-DU-VAL

La Ferrîère-du-Val , Ferrarta VaUis.

L'église de La Perrière -du- Yal est moderne et sans intérêt

£lle est sous l'invocation de sainte Anne. Le grand doyen du chapitre de Bayenx nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes.

Il est parlé en ces termes de cette paroisse dans la charte de fondation de l'abbaye d*Aulnay : Habent monacht(Alneti) totam terram WuUtelmi de CoUeviUe de Ferraria Valle cwn nemare ad eamdem terram pertinente. La Perrière était, dit Béziers, le titre d'une prébende unie depuis long-temps au doyenné de la cathédrale de Bayeux ; c'était une des sept pré-

220 STATISTIQUB MORDMENTALB OU GALTADOS.

bendes que l'évéqae Odon de GoQte?ille airait fondées des biens du rebelle Grimoult , confisqués par le duc Gufliaume.

On ne comptait que 29 feux à La Perrière; die dépendait de la sergenterie de St-Jean-le-Blanc, élection de Vire.

M. le général de Grouchy possède des bois très-étendus dans cette contrée; il habite, une partie de Tannée, le château de La Perrière , qui est moderne.

DANVOU.

Danvou , Ecclesia de Damno vato.

L'élise de Danvou vient d*être reconstruite ; elle n'était pas achevée il y a 2 ans, quand M. Bouet y est allé.

La tour , surmontée d'une flèche en ardoise, s'élève sur un porche. Celte église n'est pas orientée. La cloche date de 1836.

Dans le chœur est un autel en bois sculpté qui vient de l'abbave du Plessis.

L'église de Danvou est sous l'invocation de saint Vigor. Le chanoine de Bayeux , dont le fief était situé à Danvou et à Onde-Pontaine , était patron coUateur de la cure et d'une chapelle fondée dans l'église paroissiale. Il percevait les dîmes. La prébende de Danvou était une de celles qui avaient été fondées par Odon de Gonteville , évêque de Bayeux, avec les biens confisqués sur Grimoult , seigneur du Plessis.

Danvou dépendait de la sergenterie de St-Jean-le- Blanc et de l'élection de Vire. On y comptait SU feux au siècle dernier. A cette époque il y avait une forge où l'on fabriquait du fer avec un minerai que l'on tirait de Monbosq. .

PLBSS1S-6EIHOULT.

Plessis-Grimoult, Plesseium GrmaUdi*

Le Plesffls-GrimouU» situé à l'extrémité d*une vaste lande trè^^ieYée (environ 1,100 pieds au-dessus du niveau de la mer ) d'où l'on découvre une étendue de pays considérable du côté de l'Est et du Nord-Est, notamment l'embouchure de la Seine , le Havre et les falaises qui l'avoisinent , est une des localités les plus intéressantes du département.

L'église paroissiale a la forme d'un parallélogramme rec* tangle; elle appartient, en grande partie, au style roman.

Entre la nef et k chœur , l'arc triomphal a son archivolte ornée de moulures en zigsag et de saillies semi-cylindriques. Les colonnes qni supportent cette archivolte offrent de beaux chapiteaux ornés de feuilles entrelacées et de fruits.

Ils ont été malheureusement mutilés par suite de l'érec-, tion de deux autels et de deux statues à l'extrémité de la nef, à l'entrée du chœur*

Le chœur est voûté et se divise en deux travées comme dans la plupart des églises rurales : les colonnes qui divisent la première travée de la seconde ont des chapiteaux du même sftyle que les précédents. Les fenêtres ont été retaiUées et élargies du côté du Sud; les murs ont été repris en sous-œuvre do même côté. Une partie des murs de la nef sont construits en arêtes de poisson, et la porte latérale, au Sud, a son archivolte garnie d'étoiles ; le reste a été repris en sous-œuvre.

Un porche, à l'Ouest, précède une porte cintrée sans moulures. Ce porche n'a pas de caractères qui permettent de lui assigner une date certaine ; il ne doit pas être ancien.

La tour latérale , au Nord , n'a pas non plus de caractères tranchés ; elle pourrait cependant dater du XV*. siècle , car les contreforts sont appliqués sur les angles : elle est couronnée d'une pyramide en ardoise.

Le Plessis.

Roallours.

Garville.

Ghénedollé.

Trottemer.

Montsegré.

Fresne.

St.-JeaD-le-Blaoc

Gampandré.

Montchaavec.

Ardais.

S^. -I]onorine-la*Gbardoiine.

St -Vigor-dcs-Maizerets.

Perrigny.

GaoviUe.

Proocy.

Bernières-le-Pairy.

Maisoncelles'Joordan.

Estry.

St -Ghristophe-d'Anifeniet.

Beaochéne.

Glaire-Foagère.

Proucy.

St-Gornier.

St-Jean-des-Bois.

St -QuentinHles-Gbardon

nettes.

Ifrande.

Bosne-Maîson.

Gounraudon.

BuUy.

Peaguerolles.

FoBtaiDe-Etoupefoar.

RoieL La Gambe.

St -GléuieDt-8or*le- Vey.

MoodjraiDTiJle, Noyers.

Planqoery.

St-Gennaia-d*BUe.

Bretteville-le-Aabet Gampeaut.

ColkMnbelles , etc.

Reites du prieuré* Quand on arrive sur la montagne du. Plessis, do côté d'Aulnay, on aperçoit les ruines de Féglise du prieuré, à l'extrémité de la bruyère» au Nord du i)ourg. Gette église assez considérable avait un transept et se terminait par une abside; plusieurs des colonnettes que J*ai vues dans ces ruines avalent des cbapiteauz qui annonçaient le XllW siècle. La vue générale que voici a été prise en i827 ; aujourd'hui on voit encore une grande partie de ce qui existait alors, bien que quelques pans de mur aient été démoKs. La tour., à l'Ouest , ne parait pas aussi ancienne que ce qui* existe du

CANTON D'aUI-NAV.

chœor , au moins elle paraît ayoir été retoacbée ; on y voit des chapiteaux tournés: la plate-forme doit avoir été substituée à une pyramide en charpente à une époque que je ne crois pas très* ancienne, peut-être au XYIIP. siècle.

Il y avait probablement sous cette tour un autel dédié à saint Rodi , car on y voit quelques peintures et l'inscription suivante peinte sur le mur :

STB

BOOM PBSTB LAB0BANTI8 àD BOGB PATBONVM COlirUGIBRTI» COHTAttlOMBH ATBOCUOIEAM BVAftUBOS SIGNinCO

On ¥oit encore tout le côté oriental des bâtiments qui bordaient la cour du cloître ; c'est là qu'habite le propriétaire , M. Bultot.

Voici un croquis de la salle capitnlaire fait par M. Bouet , mais cette salle a été raccourcie quand on a reconstruit ou refait en partie les murs des bâtiments où elle se trouve , et tout parait indiquer qu'elle se terminait, à l'Est, par une espèce d'abside; deux portes s'ouvraient sur la plerie du cloître.

Les chapiteaux des colonnes couverts de feuilles contournées doivent être de la fin du XIY*. siècle ou plus probablement du XV.

Les autres pièces du rez-nle-chaussée sont paiement voûtées ; les colonnes à 8 pans ont des chapiteaux unis qui peuvent être du XIV*. siècle , mais auquel il est difficile d'assigner une date certaine.

On regarde comme ayant été la cuisine, une pièce dans laquelle on voit une belle cheminée.

CANTON D'AtiNAT.

Des jardÎBs et , plus loin , des étangs se troUTent ft l'Est des construciioDS que nous veDODs de signaler.

A l'Ouest de ceUi-ci existe la cour extérieure du prieuré ; la porte pu* laquelle on y entre de la rooie m'a piru mé-

226 STATISTIQUE HONIIHENTALB DV fîALTADOS.

ritcr un dessin; elle doitdaU-r de la fin du XIII'. ou du

Château. — Au Snd du prieuré , et tout près des maisons du bourg , se trouvent les ruines du château du Plessis.

Après la bataille du Val-des-Dunes, en 10^7, (ous 1rs biens de Grimoult furent confisqués et donnés pour la plupart au chapitre de Bayeux. Le chtleau u'a point été habité depuis, et nous pouvons le r^arder comme un des types des forteresses élevées dans la première moitié du X I*. siècle. Halheureusement il se trouve maintenant dans un état de dégradation fort avancé.

CANTON D'ADLNAT. 229

Les mun élaiail fondés sur une émincnce ovale au ceatre de laqnelle se Irourait noe cour de 8 ii 10 perches d'étendue. Ib fornuienE ainsi noe enceinte qai suivait le contoor de la motte en décrivanl plnsionn angles obtos : et l'ensemble du diâtean présenUit l'image d'an polygone irr^ulier.

Ces murs avaient an mMug dit pieds d'épaissenr. Ils étaient reveins de pierres posées en arfite de poisson ; on y voyait de disUDce en dlstinoe , mais généralement de trois en trou rangs des cordons de pierres schisteuses posées horiiontalemeut et à plat , comme les briques dans les constructions romaines dti petit apparu Les malériauz qui entraient dans la conslrnction de ces murailles étalent Ués par ud cimeet de chauE devenu . d'mie eztréme dureté

On v<h1 encore les débris de la grande porte. Elle était à pluin-cinlre , établie aa milieu d'une tour carrée placée au Sud , qui faisait probablement l'office de donjon , et ne pouuit s'accfder qu'au moyen d'un poM-tevis.

De« r^tes de coostructioiis appliquées le long ctos mars d'eaceînte » à rîDtérieor de la place , mmilreDt que des logemeots existaient loat aatour de h cour centrale. Cette coor qui kMnne maintenant le jardin potager d'une oiaisoQ voisine, éuit encore pavée il y a peu de temps. (i). Elle se troavait à un niveau trés-bas comparativement à cdui de la terrasse qui supportait les murs.

Dans Tétat de destruction oà se trouve aojourd'boi le cbâ^ Isau du Plessis , on ne peut dire quelle était la hauteur des murailles s elles n'ont plus que 1 0 à 1 3 pieds dans les parties de l'enceiote les mieux conservées • et l'on n'y voit aucune ouverture, L'éminence sur laquelle elles reposent s'élève à peine de 15 à 18 pieds au-dessus du sol environnant. Les fossés qui entourent le rempart sont encore visibles ; un ruisseau y porte ses eaux.

Au Sud-Est , en avant de la forteresse , se trouvait une cour on première enceinte qui ne paratt pas avoir jamais été entourée de murs; c'est aujourd'hui une prairie; des fossés de clôture, remplis d'eau, indiquent la dreonscription primitive.

Camp romain» — Le petit camp du Plessis-Grimoult et celui que l'on trouve dans la conunune de Gampandré dont le nom est significatif, et dont j'ai donné la description dans le 1*'. vohime de hSaiùtique numumentale, sont placés presque au sommet de deux monticules très-élevés (2) d'où l'ceil s'étend fort loin vers le Sud , l'Est et le Nord-Est De là on distingue en même temps les collines du Pays-d'Auge (Quovrue. Moult, Ëstrée, etc.) , la côte de Dives à 1& lieues de

(1) RenteigneincDl communigué par Bl. Le Grand , curé du Plesfis-GrfmoQlt.

(t) Ces deni émioenoes ne sont pas è moins de 1,000 à I,t00 pieds au-dessus du nircau de la mer.

disUflce • el même cette du fllvre K de Fécamp ( Seine- Inlérieore) ; on toit encore, au Midi , le lx>urg de Vaasy , li butte de Belle-Etoite et plusieurs autres points culminants do département de FOrne. Ces deux camps très-voisins, quoique dans deni communes , sont de la même forme et à peu i»^ de ia même grandeur ; celui de la bruyère du Plessis, qui est le mieux conservé, présente mi carré presque parfait ayant environ 200 pieds dans le sens de la longueur et 2&0 snr la largeur. Le fossé a 3 pieds de ptx>i6ndenr, et le vatlum^ haiit de 6 11 7 pieds , est un peu plus élevé près des angles; nn y voit aujourd'hui deux portes en face l'une de Tautre et il est traversé par on chemin.

Vu sa petite dimension le camp du Plessis n'a dû contenir que des garnisons peu considérables ; toutefois , on remarque sur la bruyère quelques traces de fossés qui sembleraient annoncer qu'une enceinte plus étendue aurait existé devant et sur les côtés de Penceinte , mais ces traces sont discontinues, et il n'est pas facile de se rendre compte de la disposition de cette deuxième enceinte en supposant qu'elle ait été complète.

On a trouvé beaucoup de médailles romaines au Plessis, notamment des médailles saucées de Posthume, Tétricus, Galtien, etc., etc.

J*ai remarqué des fragments de tuiles à rebords près du hameau de la Saugsurière , au Sud de la bruyère.

ROU€AHPS.

Roocamps , Rufm campus.

On rapporte que relise de Roucamps a été transférée là où elle est aiyourd'hui , feng-temp» après avoir existé dans le bas de la commune , dans un emptacement que l'on désigne. L'église actuelle n'offre pif d'iotérèt.

La tour, placée à rextréinité occidentale, est moderne. Des fenêtres carrées ont été percées dans les mnrs latéraux de la nef et du chœur.

La porte principale est onverte dans le mur latéral de 1» nef, côté du Sud : elle offre an cintre sans caractère d'ancienneté.

Dans le chœur , terminé par un chevet droit , on voit une crédence géminée du XIIK siècle , et dans la nef, du côté de Tévangile , une inscription tumulaire au-dessous d*an basrelief incrusté dans la muraille et représentant deux personnages à genoux devant une vierge tenant le Christ étendu sur ses genoux , sujet très-commun au XVI*. siècle.

L'inscription en caractères gothiques est conçue ainsi qa*il suit :

Ci amant gtt Sucttit Stamu m Mm vtpoitt ifmiM bt Viîà^h ht J^omcl vfht U JQ. ÇIUIm hn ^ûmA d^ottome )» €ttA\km coUatenr et yotron ^ Cmb$ liqiifiU txt^oMa It fremur joiir VocUànt 1325.

Il y a deux cloches dans la tour de Téglise : Tune porte Tinscriplion suivante :

L^AN 1771 J*AI iTé BiNIB BT ROHHéB PAB M*'*. PHILIPPB BB8T0DT CCRÉ DB BOCCAHPS BT ROMM^B HABIB PAB AMMB MABIB PBAN FBIUIB DB FRANÇOIS BESTOUT AVOCAT, l. BBATHBAOHB TRÉSOBIBR.

L'autre cloche , fondue il y a quelques années , porte pour inscription :

J*AI ÉTé BéRIB PAB H. LB BLARC CUSé DB B0UCAMP8 BT ROMMiB CHABLOTTB LBOGADIB LACBART , PAB M» CHABIBS RIGOLAS rAARÇOIS DCBOORG BT PAR H""*. LÉOCADIB JBANNB TAVLBfiBABD.

M. Le Blanc est toujours curé de Roucamps. Le chanoine de Gatillon était patron et cdlateur de la cure. Le curé percevait seul les dîmes.

Le prince de Monaco était seigneur da deuxième tiers de Roncamps, comme baron do Plesn^-Grimonit; le marquis do Tessé était seigneur da reste , comme baron d'ÂuInay.

Il y avait dans le Tillage d'Origny une ancienne chapelle de saint Celerin , confesseur, qui n'avait d'autre revenu que les offrandes des pèlerins qui venaient la visiter pendant le mois de mat

ONDB-FOMTAINB.

Onde-Fontaine , Onda Fans*

L'église d'Onde-FoDtaine a été reconstroite en iSlft. On a replacé les débris d'une petite statue de saint Jean à l'ex* térîeur du chœur.

La tour, placée à l'extrémité occidentale , est terminée en bfttière.

Cette église est sous l'invocation de saint Germain. Le chanoine'de Danvou nommait à la cure et percevait les dtmes» Il y avait deux fiefs : l'on , qualifié de châtellenie, appartenait à la maison de Monaco; l'autre au chanoine de Danvou.

Cette paroisse est occupée en partie par la chaîne d'éminences qui domine les sources dé l'Odon et qui se prolonge sur plusieurs autres communes (1).

Onde-Fontaine faisait partie de l'élection de Tire; on y comptait au siècle dernier 118 feux.

On distingue de fort loin (des environs de Caen et de Bayeux) une petite futaie de hêtres placée à peu de distance de l'église sur le haut de la chaîne de grès. Presque partolit on désigne cette petite futaie par son nom : c'est , dit-on , le Bouquet iVOnde^Fontaine.

(f ) T. ma Topographie géognostique da Calvados et ma Carte géQkigf4|Qe éB ce 4épartemeot

23ft STATISTIQUE MONiniBNTALB DO CALVADOS.

Ckâteaust. — Som le bouquet de hèlrei appelé trcche ou bouquet (tOHde^Foniame , fle trouve an espace plaDe coodo dans le pays soas le nom de vieux château de Bwron. Cet em* placement n'ofifre maintenant rien de remarquable. Escarpé des o5té8 Est , Nord et Nord-Ouest , il a pour limites deux ruisseaux et Tétang de Buron, au«-delà duquel se trouve la fierme du même nom. Quelques décombres épars et formant des tertres peu apparents, indiquent l'enceinte du château , qui devait avoir environ 40 mètres de loagueur de TEst à FOuest et 25 mètres de largeur du Nord au Sud.

L'emplacement d'un autre chttean se voit dans un bois sur uu proniootoire qui domine la route vicinale d'Auluay au Mesuil-OaouL 11 est extrêmement curieux, qudque moins grand et moins important que beaucoup d'autres ; je l'ai figArédaas le V*. volume de mon Cour$ d^ antiquités ^ pL LW, n». k.

La motte est assex élevée et creuse à l'intérieur • de manière à figurer un cône tronqué renversé» ce qui « Ici comme ailleurs « vient évidemment de ce que les terres du rempart avaient été élevées le plus haut possible pour couvrir et prcH téger ta base des constructions en bois qui ont complètement disparu. Une enceinie étroite, en forme de croissant» résultait de l'établissement vers l'Ouest d'un rempart garni de fossés. Ce rempart n'existe peint au Levant parce que la vallée offre une pente un peu plus rapide que celle que l'on trouve du cdté opposé; Deux échancrures ou passages ont été pratiquées dans cette espèce de demi-lune. Je suppose qu'elles servaient l'ottA pour descendre dans le vallon , l'autre peur accéder \ la route et au ruisseau qui baigne, au Sud, le pied du monticule. Ces issues devaient d'ailleurs être munies de portes.

Du côté du Nord surtout, ta place avait besoin de défense ; car, de ce côté, le cap ou promontoire s'attache au plateau voisin. Aussi nous y voyons une cour presque trianguhiru défendue par un fossé.

CANTON D'ADLNAY. 2S5

]] parait qu'on poia kviit été [vaUqné tu centre de h

nwUe. Jusqu'ici w «'a reinarqoé ancane Ince de maçoMcrie

et tant iDOOBce que le bois pneqne soal était emploré pow

1q» btUoifiDii de la forterewe.

AULNAT (CBIF LIIV).

Aulnay, Âtnetwn,

Le bourg d'Aolnay est considérable et très-commerçant; h population est aujourd'hui de près de 3,000 habitants.

On y a construit, il y a pea d'années, une belle halle , et jJiiaieurs roates ont rendu l'accès plus facile.

L'fgliae paroissiale, placée h l'eitrëmité du boui^, offre bien peu d'intërSt ; elle paraît , en majeure partie , dater de la fin du XVI*. siècle ; mais , attendu qu'on a refait partout des fenêtres , le style de cette époque y est peu apparent. La lour , située ii l'extrèinilé occidentale et terminée par un toit ï double ëgont et des fenêtres en forme de lucarnes , doit remonter i l'époque que j'indique.

Hais, avant la reconstruction ou l'a^ndisseoieni de l'Oise , i la fin dn XVI*. siècle , comme je le suppose, il y en avait une dont on a utilisé tes murs , au moins en partie. Nous voytMw , en effet , paraître des assises en arêtes de poisson dans les murs de ta nef; nous voyons encore , du côté du Sud, une porte & pleincintre , bouchée , et au-dessus une petite fenêtre romane ornée de moulures k compartiments géométriques, dont H. Bonet a fait on croquis.

Nous n'avais rien de plus i dire

de r^ise d'Aolnay; elle a été repavée et ne nous a pas présenté de pierres tombales. Le chœur est très-long relativement à la nef , et le transept est par conséquent plus rapproché de la porte occidentale qu'on ne le trouve ordinairement

Abbaye. — L'abhaye d'Aulnay était une des filles de Savigny qui furent agrégées à Tordre de Citeaux en 11 /i7. L*époque de sa fondation» que l'on fixe au 15 juillet 1131 , s'infère d'une charte de Henri I*'. , roi d'Angleterre , qui confirme les donations faites à ce monastère.

Les premiers fondateurs, Jourdain de Say, près d'Argentan 9 et Luce, son épouse , donnèrent le terrain où s'éleva primitivement le monastère ; leurs donations furent confirmées et considérablement augmentées par Richard du Hommet , connétable du roi d'Angleterre , qui transféra l'abbaye sur la rivière d'Odon, à mille pas du premier emplacement. En 1151, Gillebert, fils de Jourdain, donna une terre sise à Vendes; Guillaume, fils de Richard, en donna une sise à Langrune, le 29 avril 1190, jour que V église fut dédiée en i'honneur de la Sainte Vierge par les évêqoes de Bayeux et de Goutances. Parmi les autres bienfaiteurs on compte des papes, des rois de France et d'Angleterre, des é?éques de Bayeux et des descendants de Jourdain et Richard, seigneurs d'Auluay et de Semilly.

L'abbaye d'Aulnay a donné naissance à celle de Thorigny ; elle adopta l'étroite observance en 1635.

Avant la Révolution, elle possédait 18 patronages, et ses revenus étaient évalués à 33,000 livres (1).

Une filature considérable, appartenant à M. Lepriuce,

(1) Pouillé historique du diocèie de Bayeai , par Lamare.

CANTON D'AUiNAY. 287

occupe l'ancienne aUuye d'Anlnay , ûluée sur l'Odon , k 2

kilomètre!) dn bourg.

238 STATISTIQUE MOMUMENTALE OtJ CALVADOS.

11 ne reftte des ancienaes constructions de rubbaye que la moitié de la nef de l'église (1) , quelques parties des transe|Ms et d'un bas-côté du chœur , de transition , et une porte du dernier style ogival, assez riche, mais d'un médiocre dessin (2).

Le reste des bâtiments est moderne et largement construit ; pour les pilastres , on a employé une pierre trèsdure ressemblant beaucoup à celle du château de Thorigny et que l'on trouve assez près de l'abbaye (conglomérat porpbyritique des géologues ) ; les encadrements des fenêtres sont en pierre blanche. Tout le rez-de-chaussée était voûté « mais on a détruit, pour placer des métiers, une grande partie de ces voûtes et le grand escalier qui était placé près du transept de l'église. Parmi les voûtes conservées , on remarque celles du réfectoire; elles rappellent celles du réfectoire de St- Etienne de Gaen.

M. Bouet a dessiné la girouette que voici, sur un des bâtiments actuels.

La nef, construite dans le style de la transition du XII*. siècle , présente quelques particularités remarquables : à l'intérieur, les arches inférieures sont ogivales et les fenêtres en plein-dntre ; la disposition contraire existe à la façade : là , la porte est en plein-dntre et la fenêtre ogivale.

La disposition des colonnes de la nef indique qu'elle a dû recevoir des voûtes qui, comme à nos abbayes de Gaen, couvraient deux arcades.

(1) Ces noiêi onl été rédigées |)ar M. Bouet. lonquMI a levé le plan des parties anciennes qui subsistent encore Noos en avons \érlGé i'eiactilude il y a peu de temps encore.

(i) Un écttsson, maintenant mutilé, portant 3 fleurs de lis, se voyait sur celte porte.

CANTON D'aOLNAY. 239

Qaant aax ▼oâtm des bas-eOtés , il iie seinble pas qa*dleB aieDt été destinées, dans Tong^iie, à être renforcées de nervures; mais, comme dans la plopart des monuments romans , ce ne devaient être que de simples voûtes d*arétes « car l'architecte n*avait disposé aucune colonnelte ponr rece^ voir la retombée des nervures diagonales, et, lorsque ce changement fut introduit dans le projet, ou dut faire porter ces nervures sur le vide. Quoique ces nervures soient d*QO style un peu avancé, M. Bouet penche cependant k les croire da même tempe que le reste de l'édifice, rencorbellemeot étant le même que celui de quelques colonnettes qui supportaient les grandes voûtes.

Le transept ne consenre qn*uoe porte romane donnant accès à Tescalier, placé dans l'angle , conduisant , au moyen de couloirs, dans le clocher, .qui était placé sur le centre de l'église. Ce clocher était à double égout

Le bas-côté nord du chœur semble du XIV*. siècle. Sous une console à feuillages placée au fond de ce bas-côté, qai se termine carrément , est un écusson où j'ai cm apercevoir un chevron accompagné d'un croissant en pointe.

M. Bouet a trouvé dans les matériaux provenant du pavé de l'église quelques briques émaillées , ce qui prouve que œ système de pavage avait été employé à Aulnay conune dans beaucoup d'églises.

Château, — Robert Wace cite ensemble (vers 13,775 et suivants), comme ayant pris part à la bataille de Hasting, plusieurs seigneurs dont j'ai retrouvé les châteaux dans les communes du Calvados qui portent le même nom. Ce sont les seigneurs à^ Aulnay, du Moiay, de Combray, de Rubercy, et de Fanienay-^le^Marmion. Le poète leur fait proférer des cris de mort contre le roi Harold.

« Les seigneurs de Combray, celui d'ÂuInay, les. sires de

« Fontenay , de Robercy et du Molay couraient , dit-^1 , en • inandant^e roi Harold et disant aux Anglais : Oà donc en le roi que vous servez, le parjure quiamanqué de foi à GuMaume ? si nom pouvons le trouver , sa mon esi certaine (1). »

L'emplacement du château d'ÂuInay est à 1/2 lieue du boui^ de ce nom, sur le versant nord d'une chaîne d'éminences qui traverse cette partie de Tarrondissement de Vire et décrite dans mon ouvrage sur la géologie do département du Calvados. Ce cbâteau/assez vaste, aujourd'hui couvert de bob, était divisé en trois parties bien distinctes , qui suivaient la pente du terrain. La motte du donjon occupait la partie la plus élevée; die est ronde ; son diamètre est de 1 50 pieds. On y voit encore des fondations de murailles et un puits qui se trouvait, je crois, dans une petite cour que je suppose avoir existé sur la partie de la motte tournée à VEst

Ce donjon, ceint de larges fossés, était dominé au Sud et au Sud-Ouest par le sommet de l'éminence dont il occupe la pente septentrionale, ce qui devait considérablement en diminuer la force en cas de siège.

On descendait de la motte dans la cour centrale, par une pente douce. Cette pente a été pratiquée du côié du Nord* Est, soit parce qu'elle devait correspondre à la cour du donjon placée, comme je le suppose, du même côté , peut-être aussi

(1) Cil de Gombral é cîl d'Alnel E H fire de Fontenei De Rebercil é del Molei y uni demaodant Heraat U Rel As Engleiz dien ; ça estez ; U est U Rels ke vos servez , Kl à Guillaaroe est perjurez, Sforz est s*il pot estre trovez.

Roman de Hou^ vers 13 775 S2.

CANTOR D'AULMAT. 2&1

fwmqoe dau osui directioa la vallôe rwàùt le ehlMM peu accessible i l'eaneuii.

La cour centrale D est k peu près carrée et présente une dédirité sensible lere la vallée Tt^sJoe. Cette tallée, qui forme QD second et large kasé, était aotrefoia occupée par une pièce d'eau. On voit encore nn barrée en terre (a) servant i maintenir k nne certaine hantear les eanx dn niissean qui coale dans le valloa

La seconde cour, on troi^ème partie dn cbâiean (E), qoe l'on pourrait appeler la conr basse , en comparant son niveau avec celui de la précédente , oSn , comme elle , un carré k angles <Atus , dont le cAté nord est légërement convex& De ce due et vers le couchant , le valltim est plus considéraUe et s'élève en fora» de parapet an-dessns du Rivean de la coor. 1«

262 STATISTIQUE MONUMËNTALB DU GALTADOS.

Je n'ii tirooTé dans celte eaceiate ni dans la précédente auciine trace de maçonnerie.

On voit encore un rempart {f) dirigé vers l'Caest et bordant un chemin creux. Je suppose que Ui était une des entrées du château , et que ce rempart avait pour but de défendre l'accès de ce chemin » qui venait aboutir dans le fossé , entre la seconde cour et la cour centrale.

Je serais assez porté à admettre que Ton accédait encore au château par la chaussée qui servait à retenir les eaux de réung(a).

J*ai dit que le château d'AuInay était défendu naturellement au Nord et à TEst par deux vallées, mais que le côté de rOuest et du Sud, il était dominé par les terres environnantes. C'est ce qui aura déterminé à établir de ces deux c6tés un second fossé F qui formait une double ligne de défense.

BEAUGCAT.

Beauguay , ecdesia de Balcheio,

L'église de Beauguay, placée sur le bord de la route départementale d'Aulnay à Gaen, est petite et insignifiante. Elle est précédée d'un porche supportant une tour en bâtière, laquelle ne parait pas remonter au-delà du XVII*. siècle (1).

Les murs du chœur montrent des pierres disposées en arêtes de poisson. Trois petits contreforts appuient le chevet C'est tout ce que j'ai à dire de cette église , dont les fenêtres sont modernes, et qui n'offre absolument rien de remarquable.

Elle est sous l'invocation de Notre-Dame. L'abbaye d'Aulnay

(1) Loi cloches placées dans celle tour sont nouvelles.

CANTOR D'AOLHAT. SAS

■onnuit k U can. Elle avait aDcienneiiKDt les deax tiers de h <ttiiie et le caré dd tiers ; man le caré foi mis en posses- •ioa de toutes les dîmes par arrêt du Parlemeot du 30 juillet

Beangnay fidsait partie da doyenné d'Evrecy.

SAIBrr-«BOReES-D'AULNAY.

SL-Geor^»-d'Aalnay, Sanaus Georgùu de Alneio. Vt^âae de St-.Georgeg-d'Anlnay est en forme de croïi.

Elle se compose d'an diœur remarquable dans le style ogival de la [vemière époque , de deux transepts du même style

2kh STATISTIQUE MONUMENTALE DU CALVADOS.

dans les mars desqœb on remarque beaucoup de fragments romans , particulièremenl du côté du Midi; de deux i)a8-côtés très-étroits, du XIIP. siècle, et d*une nef moderne dont la façade occidentale ressemble aux constructions des Jésuites et porte la date 1720.

La tour, dont les fenêtres paraissent du XY*. siècle, s'élève entre les transepts sur des piliers romans (1).

On voit sous la chapelle qui termine le bas-côté nord, une fontaine recouverte d'une voAte ogivale.

La cure était divisée en deux portions : le marquis de Buron nommait à la première, le chapitre de Bayeux Si la seconde. Il existe un accord de l'évêque de Bayeux et de son chapitre, du mois de décembre 1&66, par lequel il fut reconnu que le patronage de cette portion appartenait au chapitre et la collation et juridiction à l'évêque, avec le déport par moitié. L'évêque Louis de Harcourt prétendait à cette portion , et en conséquence ses grands vicakes y avalent nomméGuiliaume de Gastillon (de Castillione), archidiacre des Vez, le 29 mai l/i65.

Les deux curés avaient leurs territoires séparés. Le curé de la première portion percevait sur son territoire le tiers des grosses dîmes avec les verdages et les menues dîmes; les deux autres tiers étaient partagés entre l'église de St. -Georges et les religieux d'Aulnay et le titulaire de la chapelle de Courcelles. Le curé de la seconde portion avait aussi les menues dîmes et le tiers des grosses dîmes de son territoire ; les deux autres tiers étaient perçus par l'abbaye d'Aulnay.

Il y avait plusieurs ûefs à St.-Georges-d*Aulnay : le principal était celui de St. -Georges (autrement dit Champin) , auquel était attaché le droit de présentera la première portion de ladite cure : c'était un fief de hautbert relevant immédiatement du roi.

(t) Notei de M . Bouet.

BoroQ était un «utre fief arec une grosse ferme sitoée au Sud de Téglise dans h Tallôe où TOdoa prend sa source;

Ces fieft et ceux de Ronde-Foagère » d*i^rdennes et de Moiges furent unis et érigés en marquisat sons la dénominaiHin de Moiges^Buranf. en 1725. Les lettres-patentes furent délivrées à Marly, an m<HS de mars , et enregistrées par les cours do parlement , des aides » comptes et fermages de Rooen an mois de novembre suivant • en faveur de Léonor* Théodose de Mosges-Buron.

Souques est on hameau de St. «Georges où il y avait pour le marquisat de Mosges-Boron, une bautejustice qui relevait du baillage et présidial de Gaen (i). Il y avait dans le même lien une chapelle fondée au XVII*. siècle sous Tinvocation de Notre-Dame de liesse par Lanfranc de Mosges et Geneviève de Morand, sa seconde femme; mais elle fut, en 1750, transférée dans le château, près de l'église St-Geqirges, où elle sert de chapelle domestique (2).

Coureelles est un autre hameau de St -Georges où il y avait une chapelle de la Sainte Vierge qui avait été fondée en 1B22, en septembre , . le vendredi après la Sainte-Croix , par Guillaume de Meheudin , comme on l'apprend d'une présentation fisdte le 10 août 1610 par Daniel Radulpb,écuyer, qui prenait le titre de seigneur et patron de St.-Georges-d'Aulnay. En 1755 , elle fut transférée de son ancien emplacement dans le manoir de Léonor-Gharles-Alexandre Radulph , seigneur de Beaumes , situédans le même hameau. Ce même Léonor Radulph, un de mes ascendants maternels, vendit, l'année suivante, la terre de Coureelles et le patronage de cette cha-

(1) Les parolMet qui en dépendaieDl «ont : St.-Georges, Longvllleri (en parlle), Epinay-sur-Odon , Tracy-Bocago , Amayé-sur-Orne 9 BretlevUle (en partie) et la Bigne.

(i) Le cbapeiain était tenu d'y dire la messe les dimanches et fétei et le jour du décès du fondateur.

240 STATISTIQUE nONUMENTAXE OU GALTADOS.

pelle à la fiaunille de Moeges-Boron • qui rôanit ainsi ce fief à çeax qui composaient le marquisat (1).

Je troove encore dans les notes manoscrites deBeziers qœ la seigneurie de St-6eorges-d'Aalnay et la baronnie d'Annebec furent portées par mariage , à la fin du XYII*. siècle» à Païen de Mébendin , deuxième du nom , seigneur de Héheudin et de Ronvron , par Agnès de Nenboui^, troisième fille de Robert de Neubourg et de Marguerite de Glocestre. Elles passèrent ensuite dans la maison de Husson, d'où Mai^ueritede Husson les transporta à son mari Samson de Saint-Germain^ chevalier, avec lequel elle vivait en 1454.

Samson de Saint-Germain , chevalier, baron d'Annebec, seigneur de St -Georges, de Rouvrou et de La Selle, à cause de sa femme, obtint , en 1463 , des lettres pour le rétablissement des marchés du Pont-d'OuilIy et de St-Georgesd'Aulnay.

Jean de Saint- Germain, sagnenr de St-Georgesnl'Aulnay, épousa Catherine de Ghesné, par contrat passé à Gondé-sur- Noireau le 3 février 1476.

Jacques de Saint-Germain , seigneur de St. -Georges et de Fontenay-le-Husson, épousa demoiselle Antoinette du Saussay, par contrat du 27 septembre 1537.

Anne de Saint-Germain, fille héridère de Louis de Saint-

(1) Notes manuscrites de Bexiers.

La famille Radalph vendit aussi , ainsi que nous Tavons dit précédemment, les terres qu'elle possédait à Tracj- Bocage ; Léonor de Radulph remplaça ces biens qu*ll possédait dans le Bocage par Tacquisitlon quMl fit du cliàteau de Douvllle , à Tessy. canton de Trériéres, qui sera figuré dans la suite de ce Tolume. Il fut nommé procureurgénéral du conseil supérieur établi à Bayeux lors de la suppression du parlement de Rouen. Son unique héritière épousa M. le baron Hué de Malhan, seigneur de Sninle-CroIx-sur-lfer et possesseur d*un fief à Crépon dont II sera question dans Tarticle qui concerne cette commune : ma mère est issue de ce mariage.

CANTOII 0*AULNAY. 2kl

Germain, seigneur et patron de St. -Georges-d'Aulnay, Yendit* le 29 octobre 1592, la terre de St. -Georges à Scipion de Mosges, conseiller an parlement de Rouen; il était fils de Nicolas de Mo^es , seigneur de Buron , du Breuil , de La Haye d*EstouteTille, et d'Anne de Pretoaville, dame d-ff& Il épousa, le 12 octobre 1595 , Marie Baudouin , fille de Gaston Baudouin , seigneur de Préaux.

Lanfranc de Mosges, seigneur de St-George»-d'Âslnay, conseiller au parlement de Rouen et commissaire des requêtes du palais, etc., etc., fut marié, le 1 S juin 1621,^ Françoise de Boivin, fille de noble homme Jacques , seigneur de Bon* netot , conseiller du roi , maître ordinaire de sa chambre des comptes à Rouen; secondement, le 28 juin 16S5, à Gene- Tièfe de Morand , fille de noble homme Guillaume de Morand. Il rendit hommage au roi en sa chambre des comptes, le 23 juin 1627 , à cause des fiefs et seigneurie de Mosges et de la cbâtellenie d*Ëvrecy. Il eut pour fils :

Alexandre de Mosges, conseiller au parlement de Rouen , qui épousa , «n 1665 , la yeuve d'Etienne Blanchard , sieur d'Angerville ;

Léonord-Théodose de Mosges, son fils, qui devint marquis de Mosges- Buron , épousa sa cousine germaine Charlotte de Mosges, eu 1695; il eut pour fils Léonor de Mosges, et pour petit-fils Gharles-Jean-Théodose de Mosges , qui fut pourru , en 1760, de la cornette générale de cavalerie.

Le contre-amiral de Mosges , mort il y a deux ans, était le petit-fils de ce dernier.

Le château de SL-Georges-d*Aulnay est considérable; ptacé sur une éminence, on l'aperçoit de fort loin. Il appartient aujourd'hui à M. le général prince de Broglyes , membre de la Société pour la conservation des monuments, et à son fils.

Plusieurs bois sont compris dans le- territoire de St - Georgesd'Aulnay ; les principaux sont ceux d*Angervillc et de Buron.

2&8 STATISTIQUE MOHUIIBNTALB DU CALTAOOS.

COITLTAIN.

GooWûn, eceUiia de Caulevrain. — De cuUo fermentaw.

L*églj8e de Goulvain est do âècle dernier (1781); elle renferme des autels dans le goût rocaille ; l'ensemble de Tédifice a de l'unité.

Le clocher» en charpente, couTort d'essente , est assis aodevos du gable occidentaL II est en forme de cloche, oomnie beaucoup de tours d'église du XVIII** siècle.

La doche est moderne.

Le patron de la paroisse est saint Vigor. Le seigneur nommait à la cure. Le curé percevait les dîmes.

Goulvain faisait partie du doyenné de Villers-Bocage et de rékction de Vire (1).

De la bruyère appelée les Champs-d'Eté, qui est fort élevée, on aperçoit les villes de Gaen et de Bayeuz.

GAHA6NES.

Gahagnes, Cahaçnim, Cahagna» Cahannia^ Kaannes.

La partie la plus ancienne de l'église de Gahagnes est la nef; mais elle ne présente rien d'intéressant, et je ne crois pas qu'elle remonte ^ une date antérieure an commencement du XIV". siècle ou à la fin do XIII*. La porte occidentale est ornée de chaque côté de deux colonnettes qui semblent annoncer cette époque* Les murs latéraux ont été percés de fenêtres modernes; celles qui existaient auparavant étaient étroites et en forme de lancettes sans colonnes.

(1) Livre Pelut du diocèie.

Le cboear et tes deax chapelles da tramept Mut , sang aucun doute , dn XV*. aîàde et probabiemeiit de la aecoode BMHtié. Les cokoaettes très^maigres I chapiteaux fiMs, les portes à tofttes surbaissées sormontées de nervnres fonnaot woo(Aède\ et les antres sculptures que Voa remarque sur différentes parties des murs, annoncent très-bien le XV*« siède.

La tour s'élèfe au centre du transept ; elle se termine en bâtière.

Dans les deux côtés des transepts orientés k l'Est existaient deox autels en pierre qui pounient remonter à l'époque de la construction de cette partie de l'église (2*. moitié du XY*. siècle).

L'un de ces autds , dans la chapelle du Nord , a été détrait il y a douze ans. La table , en pierre , reposait sur des oolonnettes. Le curé promet de conserrer l'autre, qui se trouve dans la chapelle du Sud et qui est moins curieux que le précédent, parce que , les colonnettes ayant été brisées , on a somenu la table de pierre au moyen de deux petits mors qui font l'office de chantiers. Tel qu'il est , cet autel mérite d'être conservé et j'ai recommandé de ne pas le détruire.

C'était l'usage dans quelques parties de la Normandie , et notamment dans cette contrée du Calvados, de placer de chaque cAté du portail deux piscines, l'une servant aux cérémonies du baptême » l'autre faisant VMce de bénitier. On en remarquait, il y a quelques années, deux semblables dans l'église de Cahagnes, qui ont été détruites pour gagner un pen de place , et l'on a placé un nouveau font baptismal dans le passage même, en face de la porte d'entrée.

Heureusement les deux réservoirs détruits n'étaient paa d'une très-ancienne date; ils étaient en granit, portés sur un tambour cylindrique d'un très-grand diamètre et sans moulures. J'en ai vu les débris près du presbytère.

Il est à regretter que M. le Curé de Gahagnes ait cédé aux désirs de ses paroissieDs en faisant badigeonner le chœur de cette église. Toute la partie basse, jusqu'au 'niveau des chapiteaux des colonnes , est d'une teinte hortensia marbrée , et je ne crois pas qu'il y ait dans la nature de marbre de cette nuance. La partie supérieure du chœur est peinte en bleu. Tout cela est de la plus mauvaise exécution et de l'effet le plus détestable.

L'église était sous l'invocation de Notre-Dame. Au XIII*. siècle, Cahagnes avait une léproserie et appartenait aux chanoines de Merton dans le diocèsede Lincoln (i). Au moyen d'un échange , elle devint dépendante de St.-FromoDd , en 1200.

Long-temps avant la Révolution , le patronage de Cahagnes appartenait à l'abbaye du Val, qui percevait les deux tiers de la dîme. Le presbytère actuel, au Nord de l'église, occupe l'emplacement de l'ancien prieuré. Plusieurs avenues venaient aboutir à Thabitation , au témoignage des hommes âgés de la commune. Des titres et diverses pièces anciennes dans lesquels se trouvaient sans doute consignés des iaits curieux pour l'histoire de la commune , étaient déposés au pr^y tère avant la Révolution ; mais , à cette époque , un . certain nombre d'habitants parmi lesquels se trouvaient sans doute des rentiers du prieuré , se portèrent an chartrier , prirent tous les papiers et les jetèrent dans le puits du presbytère.

Il existe à Cahagnes une .chapelle de saint Martin, à quelque distance , à l'Est de l'église ; elle est longée par un chemin dit de Su-Martin^ près duquel on a trouvé des tombeaux en pierre.

Le château d'Aubigny est situé à environ 1/2 lieue de l'église.

Cabines était du doyenné de Yillers-Bocage. Le territoire

(I) Nolei de l'abbé de La Rue.

CANTON D*AULNAT. 251

de h commune est très-étendo. Oo y comptait plus de 2,000 habitants avant la Révolntion : la population actuelle dépasse le chiffre 1,900.

8AfNT-PlEaEE-DIT-PRE8Na

St-Pierre-du-Fresne , Fraxinus , eccleiia de Fraxino.

L'église du Fresoe était autrefois une chapelle qui a été agrandie ; elle n'offre rien de remarquable dans ses ouvertures ni dans les additions qu'on y a faites.

Elle est sons l'inTocation de saint Pierre. Le seigneur nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes.

Le château est situé au milieu de la paroisse ; il a été notablement embelli par le propriétaire actuel. Il y avait autrefois une chapelle domestique annexée à ce château.

Jacques de Lonlay, usufruitier de la terre et seigneurie du Fresne, à cause de feue sa femme , nomma à la cure en 156S. Perrette de Scelles , veuve de Thomas Lambert, seigneur du Fresne, tutrice de ses enfants, y nomma en 1635. Nicolas Jouenne, escuyer, seigneur et patron du Fresne, y nomma en 1665. An siècle dernier , Jean-Baptiste-François Marc de LigneroUes était seigneur et patron du Fresne ; il portait Wazwr à trois fasçes <t argent et ai étoile de même.

La terre seigneuriale du Fresne appartient aujourd'hui à M. le vicomte Marc de Saint- Pierre , gentilhomme de la chambre du roi sous la Restauration, ancien membre du Conseil général du Calvados , membre de l'Association normande.

St-Pierre-du-Fresne faisait partie de la sergenterie de Thorigny : on y comptait 61 feux avant la Révolution.

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