ARRONDISSEMENT DE BAVEUX
Nous quittons l'arrondissement de Vire, pour entrer dans celui de Bayeux. €et arrondissement est infiniment plus riche que celui que nous venons de parcourir , et cette différence tient h la présence de matériaux fiiciles à tailler.
Nous avons vu que les roches employées dans T^rondissement de Vire sont des schistes du granité et du grès : la pierre calcaire, qu'on trouve rarement employée dans les constructions, y a été apportée des environs de Gaen et des campagnes de Falaise. L'arrondissement de Bayeux a deux de ses cantons, il est vrai , ceux de Caumont et de Balleroy , qui se trouvent dans des conditions pareilles; mais le canton de Balleroy n'est pas occupé tout entier par les roches schisteuses; quelques communes reposent sur le lias. Quant aux antres cantons de l'arrondissement (Ryes, Bayeux, Trévières, Isigny), ils ont tous des pierres calcaires, qui fournissent d'assez bons matériaux, et, en jetant les yeux sor ma carte géologique du Calvados, on verra que la grande oolithe, dont nous avons constaté la présence dans les arrondissements de Caeo et de Falaise, occupe dans celui de Bayeux une partie considérable des cantons de Ryes, de Trévières et d'fsigny). Le lias y a fourni d'excellentes pièces pour le petit appareil ; il se rencontre dans tous les cantons , hormis celui de Caumont
Ceci posé , nous allons passer en revue toutes les communes de l'arrondissement et parcourir les cantons dans l'ordre suivant : Caumont , Balleroy , Bayeux , Ryes , Trévières et Isigny.
Le canton de Caumont renrerme dix-neuf communes , savoir :
Aactofille. Longraye.
Caumont (chef-lieu). Orbois.
Gormolain. Parfouru-Léclin.
FetigueroUes^ur-Senlles. Le Quesnay-Guesaon.
Foulognes. Sallen.
St -Germain-d'Hectol. Sept- Vents.
S^.-Honorine-de^Diicy. Sermentot.
Hottot Torteval.
La Lande-sur-Drôme. La Vacquerîe.
Livry.
La Laode-suivDrAaie et Sept- Vents sont les paroisses les plus rapprochées de Dampîerre, paroisse par laquelle nous avons terminé la statistique monumentale de l'arrondissement de Vire.
LA LANDC-WE-imOVE.
La l^nde , Landa. '
J'ai ?u , il y a vingt ans, Téglise de La Lande-sor-Orôine; elle me parut alors si peu Intéressante, que je ne jugeai pas utile de la décrire : des modillons sous la corniche annooçaieDt la date ancienne de quelques parties de ce petit édifice ; mais des fenêtres carrées modernes, en défiguraient les murs, qui avaient été conséquemment refaits dans quelques parties.
L'église est sous l'invocation de Saint-Sauveur. Le seigneur nommait à la cure. Le curé percevait les dîmes.
A l'époque où le livre Pelut a été écrit, le seigneur pré- Eeulalear était Godefroy de Pacey , Godefroy de Paceyo. La LaDde-Bur-DrOme faisait partie du doyenné de Tfaorigny.
SBPT-VENT!!.
Sept-Vents, ecdaia de Septem Vancù.
L'église de Sept-Venla a été recoostniite en 182Si on a seuU'ineni conservé la tour carrée tenoinée en Utière; mais comme on a suivi un auire aie qae celoi de l'é^se précédente , ce clocher se trouve appliqué sur l'angle nord de la façade occidentale , comme le sont quelquefois les contreforts du XV'. siècle.
L'église est sons l'invocaiion de Notre-Dinie. L'abbaye de SL-Etienne nommait à la cure.
Prieuré. — Sur la roule de Sept- Vents aux Loges, on trouve le prieuré de SL-Laurcnt, qui dépendait de l'abbaye de St.- Etienne de Caen. M. Bouet a lait un dessin de l'entrée de ce
prieuré, qui oITrc la même dis|iosiiioii qii<^ Ipa autres maisons religieuses de même imponancc.
Le prieuré de St. -Laurent était bâti sur le bord du ruisseau de Tanie : les terres qui eu dépendaient s'étendaient e» partie sur St.- Jean-des-EMartîers. Il est dit dans la charte confirmative de Henri II, roi d'Angleterre, pour Tabbaye de St -Etienne, que Guillaume Bacon donna à cette abbaye la portion qu'il avait dans l'église de Sept-Tenis, et 20 acres de terre situées autour de l'église St. -Laurent; que Osmond Foulond , vassal de ce seigneur , donna 5 acres à la même abbaye , et que Robert Corcegust lui céda aussi la part qu*il avait dans les églises de Sept- Vents , avec la dîme et une masure de terre appelée Vîaus.
Au hameau de Fierville est une chapelle dé.Uée à St'.- Anne , qui a été fondée par Hervé de Longaunay , seigneur de Sept- Vents, et dotée par contrat du 1^'. mars \6U0. Servien , évéqne de Bayeux , accepta et confirma , sur sa requête, ladite fondation, au château de Dampierre, le 10 novembre 1655.
La seigneurie de Sept-Vents relevait du roi par 3/^ de fief de hautbert sujet au service du roi , et à fournir un homme à pied ou à cheval ainsi qu'il plaisait à S. M. pour servir en son ost l'espace de quarante jours, ainsi que porte un aveu rendu par Geoffroy de Grimouville, seigneur de Sept-Vents, le U février 1503.
Obval. — Le manoir d'Orval est une ferme appartenant à M. le marquis de Briges, située entre Sept-Vents et les Loges. Elle o'a de remarquable que la trace d'anciennes douves et une porte à arc légèrement surbaissé, bâtie en schiste parfaitement taillé , formant quatre archivoltes.
On comptait, au siècle dernier, 200 feux et BOO habitants à Sept-Vents : cette paroisse faisait partie de la scrgcnterie de Tliorigny cl de l'élection de Baveux ; elle a préscnlemcnt pour curé i\l. Tabbé Vincent , membre de la Société française.