‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 2)Chapitre 251 sur 296 · DEPUIS · texte numérisé non relu

DEPUIS

La hauteur totale du monument est de 6 pieds 2 pouces, non compris le soubassement. Son diamètre est de 29 pouces.

Les caractères de la première partie de l'inscription ont 3 pouces de hauteur, et ceux de la seconde , 18 lignes (1). Par l'érection de cette colonne qui a pour objet de populariser un fait historique important , nous avons déterminé le rétablissement de la chapelle St. -Louis. En effet , M. Lambert , organe de la Commission réunie à Formigny sous notre présidence, le 25 août 1834, pour l'érection de la colonne , émettait un vœu pour le rétablissement de la chapelle élevée sur le champ et lieu oà fut ladite journée (la bataille). Ce vœu a été entendu par le Gouvernement d'alors qui n'a pas voulu rester en arrière en voyant un monument élevé aux frais d'un simple particulier.

Veret. — L'église de Veret a été démolie il y a quelques années : on en a vendu les matériaux et il n'en reste plus rien. Cette église était sous l'invocation de saint Pierre. Le roi nommait à la cure ; le curé percevait les dîmes. La paroisse de Veret est réunie à Formigny.

ECRAMMEVILLE.

Ecrammeville , Escremenvilla , Escremovilla.

L'église d 'Ecrammeville a été récemment reconstruite à peu près en entier (2) dans le style ogival.

Le chœur se compose de trois travées dont chacune est éclairée, au Nord et au Sud , par des fenêtres à deux baies trilobées, surmontées d'un trèfle et comprises dans un encadrement ogival (style de la deuxième moitié du XIIIe. siècle);

(1) V. le proiés-verbal de l'érection de la borne de Formigny , dans le l. Ier. du Bulletin monumental.

(2) Il ne reste guère de l'ancienne église qu'un contrefort et quelques parties du mur auquel il était appliqué dans le mur du chœur.

les voûtes sont en briques, garnies d'arceaux en pierre ; mais comme on n'a pu donner à cette voûte la hauteur qu'eût exigé la l'orme ogivale , on l'a comprimée ; elle se compose de deux segments de cercle qui produisent l'effet désagréable d'un accent circonflexe.

La nef se compose de quatre travées ; les voûtes sont simplement en plâtre et les arceaux reposent , comme dans le chœur , sur des colonnettes en pierre en encorbellement le long du mur (style du XIIIe. siècle), soutenues par des têtes grimaçantes.

Mais ce qu'il y a de remarquable, c'est la jolie tour , construite tout récemment par M. Pelfrêne , à l'Ouest de la nef; elle s'élève au-dessus d'un portail couronné d'un fronton garni de crosses.

La tour se compose d'un premier massif sans ouvertures , puis d'une galerie d'arcatures portées sur des colonnettes détachées représentant le triforùim; et enfin d'un clêresiory (étage des cloches) , offrant sur chaque face deux fenêtreslancettes centrales entre deux arcatures de même forme. Une garniture de quatrefeuilles orne l'entablement sur lequel vient s'asseoir la pyramide terminale.

Cette pyramide est d'une élégance infiniment remarquable, imitée delà tour de St. -Pierre de Caen pour les clochetons , les lucarnes et les crosses. Elle produit un trèsbel effet dans le paysage, et c'est une des tours gothiques modernes les mieux réussies que j'ai vues : nous aurions bien quelques observations à faire sur la disposition de la façade de l'église qui sert de base à la tour et sur la terminaison de certains contreforts par un toit de pierre à double égout ; mais l'effet général est trop satisfaisant pour que nous voulions nous arrêter à ces détails (1).

(1) La dépense, lorsque le clocher sera complètement terminé, y

M. Pelfrêne a fait exécuter, dans le chœur, des stalles dans le style du XVe. siècle qui méritent d'être observées , aussi bien que le Christ qui occupe l'arc triomphal et qui est placé au milieu d'un cadre gothique (1).

La cloche date de 1781.

L'église d'Écrammeviile est sous l'invocation de Notre- Dame. Le patronage était laïc. L'abbaye de Thorigny percevait les 2/3 de la dîme depuis l'an 1307 ; l'autre tiers était perçu par le curé.

On voit dans le cimetière le tombeau de M. de Léonard de Rampan, ancien officier du régiment de colonel-infanterie, mort à l'âge de 83 ans , le 14 novembre 1850 (2).

Manoir et château. Près de l'église, à l'Ouest, on remarque un petit manoir à toits et cheminées élevés, du temps de Louis XIV. Il appartient , m'a-t-on dit , au maire de la commune.

Au Sud-Est de l'église est un château moderne plus considérable, mais sans style, qui date du siècle dernier : c'était celui de M. de Léonard de Rampan , dont le tombeau existe dans le cimetière. Ce domaine appartient aujourd'hui à ses neveux qui viennent de faire planter un parc sur le bord de la route.

compris les statues et le tympan, sera d'environ 29,000 fr. Le clocher a été commencé par le sieur Closmesnil , entrepreneur à Bayeux , et terminé par le sieur Françoise , de Ver ; les sculptures sont de M. Hottin , de Bayeux.

(1) Les stalles ont été faites par M. Renouf , menuisier à Bayeux ; les sculptures sont de M. Niart ; le Christ a été sculpté par Suc , de Nantes. Les dépenses pour les boiseries se sont élevées à 11,800 fr.

(2) M. de Rampan avait été l'ami de mon père , et je l'ai vu souvent dans mon enfance : il avait épousé Mlle. Le Fèron de Longcamp, sœur de M. LeFéron de Longcamp, conseiller à la Cour impériale de Caen.

CANTON DE TftÉVIÈRËS. 683

AGNERVILLE.

Agnerville , Àgnervilla , Agnerivilla.

L'église d'Agnerville se compose d'une nef , refaite à peu près en entier , et d'un chœur à chevet droit , sur la première travée duquel s'applique , au Sud , une tour quadrangulaire avec toit de pierre à double égout.

Le premier étage de la tour appartient au style roman ; elle communiquait dans l'origine , par une arcade à pleincintre , avec une chapelle de même style , dirigée vers l'Est parallèlement au chœur actuel. La partie moyenne de cette tour , éclairée sur chaque face par une ogive à meneau bifurqué au sommet , est d'une époque incertaine , peut-être du XIVe. siècle; le dernier étage et le toit de pierre peuvent dater de la fin du XVie. siècle.

Le chœur appartient au premier style ogival , ainsi que l'indiquent les modillons à arcatures ogivales et l'arc triomphal , parties les plus caractérisées ; mais des fenêtres modernes arrondies ont été percées dans les murs latéraux. Une de ces fenêtres porte la date 1763.

La nef paraît moderne. S'il existe quelques parties anciennes dans les murs qui ont été refaits , elles ne sont pas visibles. Les fenêtres sont arrondies. La porte occidentale est surbaissée.

Une ligne de pierres tombales illisibles occupe le centre de la nef jusqu'au chœur : j'ai lu , dans le sanctuaire , l'inscription qui suit :

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