VIRE (CHEF-LIEU
Vire, Viria, Castrum Viriœ.
C'est au XIIe. siècle que Vire et son château acquirent quclqu'importance. « Dominant, dit M, d'Isigny, l'immense « fourré auquel son territoire a dû le nom de Bocage , Vire, « point central du Sud-Ouest de la province, offrit à ses « possesseurs une position forte et d'autant plus importante « qu'elle liait ou coupait au besoin le réseau presque circu- <. laire des forteresses voisines. Son rapprochement à peu « près égal des deux mers et de la frontière du Midi , le « rendait en outre , sous la domination anglaise , une place « de sûreté contre les entreprises des Bretons et des Anglais « en même temps. Aussi Vire fut-il toujours regardé comme « un point essentiel pour la conservation comme pour la « conquête de la Basse-Normandie. »
On entre à Vire , en arrivant de Caen, par une belle rue régulièrement alignée (la rue du Calvados). On pénètre ensuite dans la ville, après avoir passé sous la porte du beffroi, dont une partie date de l'an 1480.
Anciennement trois autres portes principales donnaient accès à la ville; elles étaient munies d'un appareil imposant de herses et de ponts-levis. D'épaisses murailles , dont il reste