‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 4)Chapitre 183 sur 203 · EU · texte numérisé non relu

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Il paraît qu'au moment de la Révolution les gens de la Ilalboudière se distinguèrent par leur zèle pour le progrès et Ils idées nouvelles , car ils firent un feu de joie de toutes les statues de saints de leur église ; nous en avons retrouvé , sous l'autel, les tronçons informes et à demi brûlés, sauvés

par une main pieuse. On doit regretter , entre autres , une Vierge qui devait avoir quelque mérite.

Les deux petits autels de la nef ont été transportés à Familly. Us étaient contemporains de celui du chœur.

Du côté du sud, on voit des vestiges de peinture murale cachés autrefois par l'un d'eux. On ne distingue plus que les contours d'un personnage esquissé à l'ocre rouge, peut-être un saint Michel, avec quelques vestiges d'ornementation architecturale. Cette peinture remonte au moins au XIVe siècle. Sous la fenêtre voisine est une petite piscine en accolade.

On trouve dans l'ébrasure d'une autre fenêtre le blason d'une litre funèbre : trois croissants sur champ de gueules.

La croix du clocher , gisant parmi les débris , doit remonter au XIVe siècle. Elle est assez richement travaillée , comme le fait voir le dessin de M. Bouet. (V. la page 763.)

L'if du cimetière subsiste encore , vis-à-vis du portail ; il mesure un peu plus de 7 pieds de circonférence.

L'église de la Halboudière , dédiée à Notre-Dame , faisait partie du doyenné d'Orbec. Le patronage en appartenait à l'évêque de Lisieux ; mais il lui fut plusieurs fois disputé par les seigneurs temporels du lieu. On a une sentence des assises du bailliage d'Orbec , du 29 juin U87» qui met à néant les prétentions de Thomas Thiesse , qui regardait le droit de présentation comme un privilège de son fief du Trembley.

Au XVIIIe siècle , les pouillés attribuent le patronage au seigneur.

D'après les recherches de M. Ch. Vasseur , la Halboudière était un huitième de fief relevant de la baronnie d'Orbec, et pendant tout le XVIe siècle les barons d'Orbec se qualifièrent seigneurs du lieu , de Bienfaite et de la Halboudière. Néanmoins cette terre avait , dans ce temps-là même , des

CANTON D'OKBEC.

nOJX DK LA HALBOUDIÈBE.

seigneurs particuliers. On trouve parmi les nobles du bailliage d'Évreux, en 1469, « maistre Guillaume Myée , prebtre , seigneur de la Halboudière et de Beauvoir. »

Un ancien a registre de la Recepte de la sieurie de Beauvoir », de la Si-Michel 1476 à 1479, le mentionne encore comme seigneur du même lieu avec ce protocole : vénérable et discrète personne Guillaume Mièe , officiai de Lisieux.

Il paraît probable qu'après lui le fief tomba en quenouille.

En 1524, on trouve en possession] de ce fief Guillaume Thiesse, qui fait apparoir aux élus de Lisieux , comme il fut déclaré noble par les commissaires des finances.

En 1562, Charles Thiesse, écuyer , se qualifie seigneur du fief du Trembley , de la paroisse de la Halboudière. Un acte de 1573 parle de Anthoine Thiesse, sieur de La Fontaine et de la Halboudière.

Avec le XVIIe siècle paraît une autre famille , celle d'Epinay. En 1641 , Jean d'Epinay , seigneur de Campigny, Grandval , la Halboudière , etc. , et Madeleine Ozanne , sa femme , marient leur fille à Gabriel des Hays de Forval , seigneur de La Cauvignière. En 1697, les d'Épinay en jouissaient encore , et la litre funèbre signalée dans l'église doit porter leurs armes.

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