BONNEVAL AUSI PRESIDENT A MORTIER AU PARLEMENT DE ROUEN EN SON
VIVANT SEIGNEUR ET PATRON DE CETTE PAROISSE ET AUTRES LIEUX MONT NOMMEE MARIE CECILLE. M. NICOLLAS FRANÇOIS LOUIS — LFCOQ Cl RE DE CETTE PAROISSE MA BENIE EN PRESENCE DE THOMAS LE SUFFLEUR MAIRE, LOUIS GRANVAL IOSEPH DUVIEU OFFICIERS — L. BRUNIER Pre DE LA COM- MUNE ET IEAX CASTEL TRESORIER.
LAVILLETTE DK LISIEVX MA FAITE.
LAN 1841 Mr GUY CHARLES OSCAR DUVAL COMTE DE BONNEVAL ASSISTE DE M\RAME LA COMTESSE DE BONNEVAL NEE HABIB ANTOINETTE CHARLOTTE LAI RE DE SÉGUR MONT NOMMEE MARTE , Mr J ' JULIEN PROSPER DROUEN CL RE DE CETTE PAROISSE MA BENIE EN PRESENCE DE MM. THOMAS RLAISE MAIRE J BAPTISTE ROC4GB ET LES AUTRES MEMBRES DE LA FARRIQUE. F. BAILLY PERE ET FILS FONDEIRS A CAEN.
La croix du cimetière, en bois, du XVIIIe siècle, est d'une forme assez gracieuse.
L'if mesure environ 2 pieds et demi de diamètre.
Comme on a pu le voir par l'inscription tumulaire transcrite plus haut , la cure de Nolre-Dame-de-la-Houblonnière était divisée en deux portions à la présentation du seigneur du lieu. Elle était comprise dans le doyenné du Mesnil- Mauger.
Château. — Le château est attenant à l'église, que ses bâtiments enclavent de deux côtés.
Ces bâtiments sont disposés de manière à former deux cours.
La première a la forme d'un carré long à peu près régulier. On y accède par une porte et une poterne ornées de sculptures qui indiquent la fin du XVe siècle ou le XVIe. On en peut juger par la vue que nous présentons. A gauche de celte entrée, s'élève une belle tour dont la construction est soignée, dont les murs sont épais de plus de 3 pieds, dont la situation a quelque chose d'imposant , et qui néanmoins paraît avoir été faite simplement pour servir de colombier. Elle n'a plus sa toiture. Elle pourrait être un peu moins ancienne que la porte qu'elle accompagne. Toutes les autres constructions de cette cour, en pierre, avec fenêtres à moulures prismatiques, indiquent le XVIe siècle. C'est le manoir proprement dit.
Dans la seconde cour , il n'y a qu'un seul côté garni de bâtiments. Ils sont en bois. La salamandre sculptée sur une des lucarnes et les autres caractères de l'ornementation indiquent le règne de François Ier. Comme partout, l'intérieur a été retravaillé sous Louis XIV ou sous Louis XV. On n'y voyait rien de particulier. Il y avait une chapelle.
On prétend que ce château a appartenu aux Templiers. Les riches archives qui y sont conservées pourraient , sans
CANTON DE LISIEUX , 2e SECTION.
doute, donner des éclaircissements sur ce point. Je n'ai trouve que très-peu de documents sur cette terre.
On trouve dans Montfaut , Jean Guérin, qui vivait noblement à la Houblonnière, en H63.
Dans les premières années du XVIIe siècle, noble homme Jehan de Cardiglard se qualifiait seigneur de Serre, la Boë et la Houblonnière.
Au XVIIIe siècle , la famille du Val de Bonneval la possédait, ainsi que diverses autres paroisses environnantes. Elle en reprit possession après la Révolution. Enfin, le 16 janvier 1860, le château et la terre ont été vendus par M. le comte de Bonneval à M. Malliéné* de Gambremer, qui, voulant en faire son habitation, va exécuté des travaux importants.
LA iMOTTE-EX-AUGE (I).
La paroisse de La Motte est réunie à celle de St-Pierredes-Ifs. L'église, entièrement détruite, avait rang de prieuré et était à la nomination du prieur de Ste-Barbe. Elle avait pour patron saint Michel et se trouvait comprise dans le doyenné de Mesnil-Mauger, le plus considérable de tout l'évêché de Lisieux. Sa population n'était pas nombreuse : au XVIIIe siècle, elle ne se composait que de 26 feux, dont 1 privilégié: environ 130 habitants.
La seigneurie de La Motte , qui fut même qualifiée de baronnie, appartenait dès le XIIe siècle aux religieux de Ste-Barbe.
Cependant on trouve, au XVIIIe siècle, plusieurs membres de la famille Bréard prenant le titre de seigneurs de la Motte. Le nom de l'un d'eux , Pierre Bréard, figure sur la cloche de l'église, datée de 1607, transportée à St-Pierre-
(4) Notes de M. Charles Vasscuv.
des-Ifs. Son fils ou petit-fils, Jacques Bréard , escuycr, seigneur de la Motte, est mentionné dans une sentence du vicomte d'Auge, du 18 juillet 1667. Celte famille paraît être originaire de la Basse-Normandie. Pierre et Guillaume Bréard furent trouvés par Montfaut, en 1/U33, à Foucarville, sergenterie de StP- M ère- Église, élection de Carentan.