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VUE DU CHATEAU DE MAGNY-LE-FRBULE

M. le docteur Pépin, parce qu'il remplace celui; que la

famille de Bonenfant habitait dans le XIVe

siècle , et probablement avant cette époque.

Il se trouve dans une île formée par la Dive.

Les bâtiments qui entourent les cours, en

dehors de l'île , sont assez vastes. Celui qui

dot cette cour , à l'ouest , paraît de l'époque

de Louis XIII (Voir la lucarne suivante).

M. le comte G. de Soultrait, qui a dépouillé dans les archives du château de Magny un certain nombre de chartes ou aveux , y a constaté les faits suivants :

De 1315 à 1316 , Etienne de Bonenfant était seigneur de Magny-le-Freule ;

De 1351 à 1387 , Raoul de Bonenfant était seigneur de Magny-le-Freule et du Breuil;

De 1387 à 1392, Jehan de Bonenfant (1) était seigneur des mêmes paroisses ;

Le 10 mai 1418, Jean de Bonenfant, fils d'un autre Jean de Bonenfant , fut réintégré par le roi d'Angleterre dans la terre de Magny-le-Freule.

On trouve ensuite, de 1455 à 1458, Geoffroy de Bonenfant (2) ;

De 1484 à 1/j99, Jehan de Bonenfant;

En 1509 , Pierre de Bonenfant ;

En 1517 , Philippe de Bonenfant;

En 1548 , Loys de Bonenfant , conseiller du roi ;

En 1570 , Jehan de Bonenfant, qui avait pour femme Anne Le Prévost.

(1) Nous avons vu, en parlant du château de Bonneville-sur-Touque, qu'en 1417, Jehan de Bonenfant était le lieutenant du capitaine commandant la place, et nous avons publié le texte de la capitulation qu'il fit. Nous pensons que ce Jehan de Bonenfant est celui dont font mention les pièces trouvées dans les archives de Magny-le-Freule par M. G. de Soultrait.

(2) M. Quicherat a publié, dans le 4e volume des OEuvres de Thomas Bazin , un aveu rendu par Guieflroy Bonenfant à cet évêque , pour le fief de Magny-le-Freule , mouvant du comté de Lisieux. Cet acte est daté du 2 juin 1653.

Un autre aveu rendu par le même, le 3 mai 1457, nous apprend que la terre de Magny se composait de manoir, cour, jardins, moulin et four à ban , pêcherie , colombier , et droit de présenter à la grande portion de l'église dudit Magny. {Note de M. Vasseur.)

De 1606 à 1639, Charles de Bonenfant, seigneur et patron de Magny-le-Freule , du Breuil , de la Morinière et de Biéville , gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi. ( Nous avions relevé l'inscription de sa tombe dans le sanctuaire avant le pavage qui l'a fait disparaître. Voir la page 428. ) Il eut pour fds et successeur Philippe de Bonenfant, dont j'ai donné aussi l'inscription tombale et qui mourut en 1672.

Son fils, François de Bonenfant, prenait les titres de seigneur et patron de Magny-le-Freule, marquis de la Perrière, sieur de la Brette,de la Morinière, de Hauville , d'Ouésy, de Biéville, de Quetiéville, et en partie de Mesnil- Villers; il figure dans des actes de 1678. Antoinette de Gaurault du Mont, sa veuve, vivait encore en 1747 (1). Leur fille aînée, Bénigne de Bonenfant, épousa le marquis de Chenault , dont la fille , Hyacinthe-Isabelle de Chenault , fut mariée au vicomte de Courcy. De ce mariage naquirent

(1, Parmi les documents que j'ai examinés dans le chartrier de Magny-le-Freule, et qui font partie de mes archives de famille, j'ai trouvé un petit nombre de sceaux passablement conservés : l'un, de Jehan de Bonenfant, appendu à une charte de 1392, est en cire verte et porte un écusson à six roses , 3 , 2 et 1.

Le sceau d'un autre Jehan de Bonenfant, attenant à une charle de 1484, est de même en cire verte, comme le précédent.

Parmi les pièces , j'ai trouvé le sceau d'un Thiébaut, prêtre, représentant le seigneur.

La charte commence ainsi :

• C'est ce que avoue tenir Estienne Lomme par foy et par hommage de Jehan Boneffant , escuyer seigneur de Magny-le-Freulle , à cause de son franc fieu , c'est à savoir un hébergement en la paroise

du Breuil , etc., etc » La charte finit ainsi : a A la requeste

du dit Estienne, ce présent adveu a esté scellé du scel Symon Tiébaut, preslre, pour le seigneur du dit lieu tenant les plez que furent le 2l« jour d'avril 1384.

(Note de M. le comte G. de Soutirait, de VInstitut des provinces.**

plusieurs enfants , parmi lesquels Hyacinthe de Courcy , qui porta la terre de Magny au marquis de La Rivière-Prédauge, père de Mme de Saint-Léger.

Une branche de Bonenfant , peut-être une branche cadette, habitait à quelques pas de là, sur les confins de Méry- Corbon , le fief de Montfreide , qui louche à Magny: je vais décrire cette localité en parlant de la commune de Méry- Corbon dont elle fait partie.

La terre et le château de Magny-le Freule appartenaient, il y a quelques années, à Mme de Saint-Léger, née de La Rivière- Prédauge, mère de Mme la comtesse de Soultrait , épouse de JM. de Soultrait, receveur-général à Lyon , et mère de mon ami le comte Georges de Soultrait , membre de l'Institut des provinces. Mml de Soultrait a vendu ce domaine il y a cinq ans; il a été depuis revendu en détail; mais le château fait partie d'un des lots et existe tel que nous l'avons figuré.

Il y avait dans ce château des tableaux représentant plusieurs Bonenfant. Les meilleurs ont été emportés par M. Georges de Soultrait et placés dans son château deToury, département de la Nièvre; ils sont là un peu loin de leur pays natal, mais bien traités et conservés par celui qui leur donne asile et qui descend, par sa mère , de la famille de Bonenfant.

Bissières , Bisseriœ , ecclesia de Bisseriis.

L'église de cette commune , située entre la Dive et le Laizon , près de Croissanville , au sud de la route impériale de Caen à Paris, est moderne.

Une tour, en forme de dôme, surmonte la façade occidentale. Tout annonce, dans l'ordonnance de l'édifice, Une construction du XVIIIe siècle.

Deux vases en pierre garnissent la base du rampant de la façade , comme à Vimont , autre église du même style décrite dans le t. II de la Statistique monumentale.

L'église de Bissières faisait partie du diocèse de Baveux et du doyenné de Vaucelles ; l'abbaye de Stc-Barbe nommait à la cure. Quoique supprimée, cette église est entretenue et en bon état.

Rous en donnons un dessin, que nous devons à M. Pépin.

ÉGLISE DE BISSIÈKES.

Au siècle dernier , on comptait 36 feux à Bissières, qui faisait partie de la sergenterie d'Argences.

Aujourd'hui , la population de la commune est de près de 200 habitants.

Depuis quelques années , les terrains communaux de Bissières ont été partagés et cultivés.

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