CY GIST MESSIBE PHILIPPE DÉ BONENFANT, CHEVALIER, SEIGNEUR DE
(1) La mère de Mme de Caumont, née de Bonenfant, étant la dernière de celte famille, j'avais fait des recommandations auxquelles on avait prorais de se conformer, mais qui ont été complètement oubliées.
CANTON DE MÊZIDON.
MAGNY-LE-FREULE , LA BRETTE-HARENYILLIER , LA MORICIKRE, VILLERS ET AUTRES SEIGNEURIES, DÉCÉDÉ LE 12e DE MAY 1672. PRIEZ DIEU POUR LE REPOS DE SON AME.
Il y avait encore d'autres tombes dans le sanctuaire et dans le chœur ; elles ont disparu, comme lesdeux précédentes. Mais on voit toujours dans le mur , du côté de l'épître, l'encadrement dont voici l'esquisse.
La table de marbre qui était au centre de ce cadre a été détachée, probablement pendant la Révolution; mais elle a été retrouvée au château par M. le docteur Pépin. Voici le texte de l'inscription qui la recouvre :
SUR LE TRÉPAS D?. NOBLE Dlle JEANNE DE
BONNHNFANT FILLE DE Mro PHLLIPPES DE BOXNENFANT
CHEVALIER, SKlC ET PATRON DE MAGNY-LE-FREULE,
Sonnet.
BELLE, JEUNE, CHARMANTE ET DE CORPS ET d'eSPRIT AU PRINTEMPS DE MES JOURS JAY PARU SANS SECONDE JAY VEU SANS LES GOUSTER LES VANITÉS DU MONDE ET LEUR ÉCLAT TROMPEUR JAMAIS NE ME SURPRIT PRESQUE DES LE BERCEAU MON AME COMBATTIT CONTRE TOIS LES DÉFAUTS DONT NOTRE SEXE ABONDE DU MONARQUE DU CIEL LA SAGESSE PROFONDE VIERGE ME MIST SIR TERRE ET VIEI1GE MY REPRÎT VOLS DE QUI LA BEAUTÉ REND LE MONDE IDOLATRE SURPASSÉS EN ATTRAITS HELEYNE ET CLEOPATRE
a l'empire des coeurs réglés tous vos désirs belle% ayez les dons de toute la nature malgré tous les thrésors qui charment les humains vous irez comme moy dedans la sépulture obiit 20 aprilis anno 1661 ^tatis 16.
On voit du même côté , près de l'autel , une ancienne crédence de forme ogivale.
Une sacristie a été construite derrière le chevet.
La nef, plus large et plus longue que le chœur, était éclairée par trois fenêtres au sud et au nord ; elles sont cintrées et garnies d'un tore sans colonnes , ce qui ne me paraît pas annoncer une époque plus ancienne que le chœur ; elles sont à peu près intactes du côté du sud ; deux ont été refaites du côté du nord , l'une à une époque peu ancienne , l'autre très-anciennement, car elle est subdivisée en deux baies tréflées avec rose au sommet.
La porte d'entrée se trouvait évidemment dans le mur méridional ; elle a dû être supprimée quand on a pratiqué , dans le pignon occidental , la porte moderne qu'on y voit aujourd'hui. Ce changement a nécessité des reprises dont on distingue encore les traces dans les murs.
Cette porte occidentale, moderne , est accompagnée de deux fenêtres étroites s'élevant à une certaine hauteur et terminées par un linteau horizontal, comme des meurtrières. Au-dessus du pignon est établie une tour quadrangulaire et peu élevée, en bois, garnie d'essente. Entre chœur et nef on voit , au sommet du gable qui encadre l'arc triomphal , une petite arcade qui, très-certainement, renfermait une cloche et qui, vraisemblablement dans l'origine, remplaçait le clocher.
La nef est voûtée en bois avec tirants et poinçons visibles ; toute cette boiserie a été refaite il y a peu d'années.
L'église est sous l'invocation de saint Germain. La cure
CANTON DE MÊZIDON. ^31
se divisait en deux portions , dont la première était à la nomination des Bonenfant. Richard de Bonefant armiger est ainsi désigné dans le Livre Peint de Bayeux. Jean de Tilly nommait, à la même époque , à la 2e portion.
Château. — Le château , situé tout près et au nord-est de l'église, est moderne et n'a rien de remarquable. Nous en donnons pourtant une esquisse, d'après le dessin qu'en a fait