IV. — Brûlures
23 cas
16 hommes : 16 traités, 0 opéré, 0 mort. 7 femmes : 6 — 1 — 1 mort.
BRAS 673
dans 7 cas ; le membre supérieur gauche, dans 12 cas ; les deux membres supérieurs, dans 4 cas.
J'ai constaté 16 brûlures superficielles dul^^ et du 2' degré, et 7 brûlures profondes atteignant le 3« et le 4" degré.
La durée moyenne du traitement des brûlures superficielles a été de neuf jours, tandis qu'elle a été de cent jours pour les brûlures profondes.
Dans 1 cas, des greffes dermo-épidermiques ont hâté la guérison,en créant des centres de cicatrisation très importants.
J'ai dû amputer secondairement le bras chez une femme dont la brûlure occupait tout l'avant-bras et la partie inférieure du bras. Une portion des tendons et des muscles s'était éliminée avec les eschares. La plaie occupait toute la circonférence du membre. La main gonflée par un œdème dur était incapable de faire le moindre mouvement.
Chez un malade, il s'établit une bride cicatricielle qui limitait l'abduction du bras gauche. Tous les autres brûlés guérirent sans difformité de la cicatrice.
1 malade, une femme très âgée, mourut de sa brûlure (obs. 345).
Obs. 345. — Une femme de76 ans, Eveline L..., journalière, ayant renversé une lampe à pétrole qui enflamma ses vêtements, fut brûlée à l'avant-bras et au bras gauche. Amenée dans mon service, le 9 janvier 1889, je constatai des brûlures profondes au 3«et au 4« degré. L'amputation immédiate du bras était le seul traitement à employer, mais la gravité de l'état général contriudiquait toute opération. Non seulement la malade était très âgée, mais encore elle était atteinte de démence sénile avec délire, fièvre, affaiblissement considérable. On se borna à envelopper le membre de coton et à soutenir les forces. La malade succomba le 20 janvier.