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XVI. — Amputaiio?is du bras

13 amputations \ ^"^"^^^ = l ^^^^ns, 2 morts.

l 3 femmes : 3 — 0 —

Elles comprennent 6 amputations pour lésions trauma- Hques et 7 amputations pour lésions organiques.

Les premières avaient été imposées par 3 fractures compliquées de l'avant-bras (obs. 314, 1° et 2'^) ou du bras (obs. 354), par 1 large plaie conluse avec ouverture de l'articulation du coude (obs. 342), et par 2 écrasements de l'avant-bras et du bras. Les secondes avaient été rendues inévitables par une vaste brûlure de Tavant-bras et du bras, par 3 tumeurs blanches suppurées du coude et par 3 échecs de résection du coude pour tumeurs blanches (obs. 327).

Pour ces amputations, j'ai employé indifféremment le procédé circulaire et le procédé à un ou deux lambeaux. Quand il s'agit du bras le procédé circulaire donne de bons résultats.

Je me suis toujours appliqué à faire la section de l'humérus aussi bas que possible, afin de conserver au moignon brachial une plus grande longueur. C'est ainsi que le trait de la scie a porté 5 fois sur le tiers inférieur de l'humérus, 4 fois sur le tiers moyen, 3 fois sur le tiers supérieur, et 1 fois l'étendue des lésions m'a obligé à scier l'os au niveau du col chirurgical (obs. 342).

Dans un cas seulement, j'ai laissé la plaie ouverte parce que des gaz septiques infiltraient le membre (obs. 342). Dans tous les autres cas, les lambeaux ont été réunis par la suture, après que les vaisseaux eussent été liés. Ensuite un drain très court était placé entre les lèvres de la plaie

et un pansement de Lister ou un pansement avec la gaze iodoformée était appliqué. Par-dessus le pansement et une épaisse couche de ouate, un bandage roulé exerçait sur le membre une douce compression.

Les 12 plaies réunies par la suture m'ont donné les résultats suivants :

7 guérisons par première intention,

3 guérisons avec un peu de suppuration,

1 guérison par granulation avec fusées purulentes dans l'aisselle.

1 opéré est mort cinq heures après l'amputation (obs. 314, n" 2).

La durée moyenne du séjour à l'hôpital, depuis l'amputation du bras jusqu'à la sortie des opérés, a été de trentetrois jours, lorsque la plaie opératoire s'est cicatrisée sans suppuration ou presque sans suppuration, et de cinquantequatre jours, lorsque la plaie opératoire s'est guérie par suppuration.

Une tuberculose pulmonaire, déjà très avancée, compliquait la tumeur blanche du coude chez 4 amputés. Or j'ai constaté, chez ces opérés, que l'opération avait eu une influence plus favorable que défavorable sur la marche de l'affection des poumons, et que la plaie opératoire s'était cicatrisée sans suppuration. Si l'un d'eux a succombé après la cicatrisation de son amputation, c'est qu'il avait contracté dans la salle une grippe que la tuberculose pulmonaire a rendue mortelle (obs. 327).

Tous les moignons ont eu une forme satisfaisante. J'ai à signaler cependant une production osseuse irrégulière, occasionnant des douleurs, à l'extrémité du moignon, chez un jeune amputé de seize ans. Il s'agissait certainement d'un .lambeau de périoste, qui avait formé une stalactite osseuse au niveau de la section de l'humérus. Pour éviter cet accident, on doit couper le périoste avec netteté autour de l'os et au même niveau que lui, surtout chez les jeunes sujets. Faire une manchette avec le périoste me paraît être une pratique plutôt nuisible qu'utile à la bonne confection du moignon.

BRAS

Sur mes 13 amputations du bras, j'ai cité 2 cas de mort : l'un (obs. 314, 2°), après une amputation de cause traumatlque, a été occasionné par l'alcoolisme compliqué du choc traumatique et d'une septicémie ; l'autre (obs. 327) a été la conséquence d'une grippe, entée sur une tuberculose des poumons, dans le cours de la convalescence d'une amputation pathologique, qui était déjà guérie.

Résumé.

Les 159 affections du bras, soignées pendant une période de quinze années et onze mois, se divisent en 268 lésions traumatiques avec 7 décès et 191 lésions organiques avec 2 décès.

Sur ces 9 décès, 7 eurent heu sans opération et 2 après interven tion chirurgicale .

Les causes de la mort chez les malades qui n'ont pas été opérés furent :

1 mort par cachexie cancéreuse après fracture spontanée de l'humérus (obs. 346).

2 morts par broncho-pneumonie chez des vieillards qui avaient subi une fracture de l'humérus (obs. 348, 1° et 2°).

1 mort par fièvre typhoïde ou par septicémie avec état typhoïde dans le cours d'une fracture simple de l'humérus (obs. 347).

1 mort rapide par choc traumatique après une fracture compliquée de l'humérus (obs. 353).

1 mort par sénilité et ramollissement cérébral après une brûlure de l'avant-bras et du bras (obs. 345).

1 mort par péricardite infectieuse dans le cours d'une ostéomyélite suraiguë de l'humérus (obs. 356).

Jl en résulte que, à l'exception du blessé qui a succombé au choc traumatique, tous les autres blessés sont morts d'une maladie accidentelle intercurrente ou d'une cachexie antérieure.

Les opérations, au nombre de 154, ont porté 128 fois sur les parties molles et 26 fois sur l'humérus.

Les 128 opérations sur les parties molles, incisions, ponctions, ablations de ganglions ou de tumeurs, avaient peu d'importance et n'ont occasionne que 1 décès par érysipèle (ol3s. 355).

Les 26 opérations sur l'humérus se partagent en 17 opérations pour les affections du bras, avec 1 seul décès par choc opératoire (obs. 352), et en 9 opérations (amputations du bras) pour des affections de l'avant bras ou du coude. Ces dernières opérations ont occasionné 2 décès (obs. 314, 2°, et 327), qui ont été comptés dans la statistique des affections de l'avant -bras et du coude. Je ne retiens donc que 1 décès (obs. 352) comme appartenant à la statistique du bras.

D. — Epaule (1).

Affections traumatiques (2)

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