XV. — Grattages. Résectmis partielles
n i 6 hommes: 6 guéris ) ^ , 7 cas , j ' • [ 0 mort,
f 1 lemme : 1 guérie \
Ces opérations ont été rendues nécessaires 4 fois par des ostéites suppurées^ 2 fois par des tumeurs, 1 fois par un cal exubérant comprimantle plexus brachial (obs. 363).
Elles ont porté 4 fois sur la clavicule et 3 fois sur Fomoplate.
Pour aboï'der la clavicule, une incision longitudinale dans le sens de l'os suffit en général. Cependant, dans un cas où il y avait un ostéo-sarcôme,j'aidLi faire une incision en fer à cheval (obs. 383). La clavicule étant mise à nu, j'ai procédé, selon la lésion, à Textraclion d'un séquestre, au grattage des fongosités ou à la résection partielle. Une forte pince de Liston ou une scie à chaîne m'ont servi à sectionner au préuiab'e la clavicule, afin de soulever, de disséquer et de désarticuler la portion d'os à enlever.
ÉPAULE
Quand il s'est agi de réséquer une portion de l'omoplate, il m'a fallu faire une incision en T ou en V pour découvrir le mal. L'os a ensuite été sectionné avec une pince coupante. Dans 1 cas, la résection s'adressait rà l'épine de l'omoplate, dans 2 cas, k toute la portion sous-épineuse (obs. 381 et 384).
Tous les opérés guérirent. La cicatrisation se fit 2 fois par réunion immédiate et 5 fois par suppuration. Dans ce dernier cas, la durée de la guérison fut de cinquante et un jours.
Obs. 384. — Ostéite de l'omoplate; abcès ossifliient ; résec
tion de la portion sous-épineuse de l'omoplate ; guérison.
Aglaé G..., femme de chambre, âgée de 35 ans, est admise le 17 janvier 1887.
Pas de maladie antérieure. Pas d'antécédents bacillaires dans sa famille. Sa mère est morte d'une maladie de la moelle épiniére.
Au mois d'août 1886, sans traumatisme appréciable, l'omoplate devient douloureux. En septembre, la douleur s'étend au bras et ressemble assez à un rhumatisme. La douleur est surtout vive à la pression sur l'omoplate.
En novembre, la douleur du bras disparaît; mais à ce moment apparaît une petite tumeur vers la pointe de l'omoplate, tumeur mobile avec elle, peu douloureuse par ellemême.
A l'hôpital, on diagnostique un abcès froid d'origine osseuse. M. Polaillon pratique, d'abord, trois injections d'éther iodoformé dans la cavité de l'abcès, qui devient très douloureux. Mais comme l'omoplate était malade, il fallut recourir à une opération plus radicale.
Le 26 février, chloroformîsation. Incision de vingt centimètres, parallèle au bord interne de l'omoplate. Issue d'un flot de pus. L'angle inférieur de l'omoplate est mis à nu. On voit alors qu'elle est cariée, et qu'elle présente une perforation arrondie, comme l'aurait fait ime balle. Des fongosités rougeàtres végètent sur le pourtour de cette perforation. Le périoste et le muscle sous-épiuoux sont décollés. Il en ré-
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suite une cavité, qui remonte clans la fosse sous-épineuse jusqu'à l'épine de Tomoplate et qui communique, par la perforation osseuse, avec une cavité plus petite, située dans la fosse
sous-scapulaire. II s'agit là d'un véritable abcès en bouton de chemise (fig. 25).
Avec une rugine tranchante, je détache les insertions musculaires sur toutes les parties affectées d'ostéite, et, avec une pince coupante, je sectionne un triangle de l'omoplate qui mesure dix centimètres de hauteur.
Les parois de l'abcès sont ensuite cautérisées avec le thermo-cautère et lavées avec la solution phéniquée forte. Suture de l'incision. Deux drains sont placés dans la plaie. Pansement iodoformé. Le 28 février. Poussée fébrile.
Le 2 mars. Un abcès s'est formé au-dessus de Tincision opératoire. Cet abcès est ouvert.
La cicatrisation marche ensuite sans accident.
Le 10 avril. La guôrison est complète. Les mouvements du bras et de l'épaule sont remarquablement libres.
Le 16 avril. Exeat.