VII. — Pérlarthriles
„ \ 1 homme : 1 opéré, 1 guéri. '^ ^^^ M femme : 1 i
Dans ces 2 cas, je ne sais si l'inflammation a eu pour point de départ la bourse muqueuse sous acromiale ou le tissu cellulaire extra-articulaire, car lespériarthrites existaient depuis longtemps, lorsque je les ai observées. La suppuration avait fusé autour de l'articulation, des fongosités s'étaient formées, et il était impossible de reconnaître quels éléments étaient plus spécialement aflectés.
L'aspect extérieur de la périarthrite est celui d'une tumeur blanche de l'épaule. Mais les mouvements restent assez libres pour que les malades puissent continuer à travailler sans trop de douleur (obs. 373). S'il existe des fistules, le stylet glisse en dehors de rarticulation, sans pénétrer dans sa cavité. Les mouvements communiqués à l'épaule ne provoquent ni douleur, ni frottement. Malgré ces signes différentiels, le diagnostic est difficile.
Obs. 373. — Le nommé Alphonse A..., âgé de 26 ans, terrassier, entre à THôtel-Dieu !e 30 jamMer 1894. Il souffre de l'épaule gauche depuis quatre ans et demi. La douleur a commencé sans contusion, sans excès de fatigue, sans cause connue. Il a continué à exercer son métier de terrassier. Peu à peu répaule se gonfla, et une collection purulente se fit jour à travers l'aisselle.
Je constate que l'épaule est tuméfiée, sans changement de couleur de la peau, sans développement des veines, et qu'une fistule existe dans le fond de l'aisselle. En introduisant un stylet par cette fistule, je le sens glisser soit en avant soit en arrière de la tète humérale ; mais il ne touche pas d'os dénudés et ne pénétre pas dans la cavité de l'articulation. Les mouvements du bras sont remarquablement libres, beaucoup plus libres qu'ils ne léseraient si l'articulation elle-même était inflammée. En faisant exécuter à l'épaule des mouvements artificiels, je ne perçois aucun frottement. Tous ces signes me mettent sur la voie du diagnostic.
Le 9 février. Le malade étant endormi, je pratique une incision sous l'acroraion, le long de l'insertion du deltoïde. J'ouvre un foyer rempli de fongosités. qui se continue autour delà capsule articulaire jusqu'à l'aisselle. Ce foyer est nettoyé avecla curette, lavé avec la solution phéniquée forte, drainé et pansé à la gaze iodoformée.
La cicatrisation se fit assez lentement par granulation.
Le 13 avril le malade quittait l'hôpital complètement guéri.