‹ Statistique & observations de chirurgie hospitalièreChapitre 23 sur 137 · II. — Plaies confuses · texte numérisé non relu

II. — Plaies confuses

141 cas \ ^f, ^"^"^^^' 131 guéris ^ ^ ^^^^^,^^ l 10 femmes, 10 guéries \

Indépendamment des causes vulgaires, qui sont\des chocs et des chutes, j'ai relevé 11 plaies contuses par coup de pied de cheval, 11 par roue de voiture, 9 par morsure de chien, 1 par morsure d'homme, 3 par balle de revolver.

La jambe droite a été le siège de la plaie contuse 58 fois ; la jambe gauche 57 fois; les 2 jambes simultanément 3 fois. 21 fois le côté n'a pas été déterminé.

La fréquence d'après les âges donne les résultats suivants, non seulement pour les plaies contuses, mais aussi pour les contusions sans plaie.

Contusions sans plaie. Plaies contuses. de 15 à 25 ans 11 ou 13,09 0,0 29 ou 20,56 0/0 de 25 à 35 — 26 ou 30,95 — 42 ou 29,78 —

de 35 à 45 — 23 ou 27,38 — 29 ou 20,56 —

de 45 à 55 — 7 ou 8,33 — 19 ou 1?,47 — ^

de 55 à 65 — 8 ou 9,52 — 13 ou 9,21 —

Au-dessus de 65 — 7 ou 8,33 — 9 ou 6.38 —

Les plaies contuses se sont partagées en deux catégories: les plaies contuses légères, au nombre de 68, et les plaies contuses graves au nombre de 73. Les premières, dont le séjour cl l'hôpital a varié de deux à dix jours, ont été guéries dans un délai de six jours en moyenne. Parmi les secondes, 33 ont exigé un traitement de 10 à 20 jours.

— 9 -- plus de 40 —

La durée moyenne du traitement des plaies contuses graves a été de vingt-cinq jours.

Les plaies contuses légères ont été sans complication, si ce n'est 1 cas de dénudation peu étendue du tibia. Elles n'ont produit, comme accident consécutif, que 1 cas d'angéioleucite.

Les plaies contuses graves, au contraire, se sont compliquées d'épanchement sanguin (2 cas), de dénudation du tibia (7 cas), de plaie pénétrante du tibia par balle de revolver (1 cas), de hernie des muscles (1 cas), d'hémorrhagie (1 cas). Elles ont occasionné plusieurs accidents consécutifs, qui ont été l'angéioleucite C3 cas), l'érysipèle (1 cas), le phlegmon suppuré (1 cas), la gangrène des tissus (9 cas), des phénomènes nerveux d'hystéro-traumalisme (1 cas).

Le traitement atoujours consisté en des pansements avec des compresses imbibées soit d'une solution phéniquée soit d'une solution de sublimé ou avec des compresses iodoformées. Il n'y a eu aucime intervention chirurgicale.

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