XIV. — Gangrènes
27 ras ) ^^ hommes, 19 guéris, 0 améliorés, 0 mort. I 8 femmes, 3 — , 3 améliorées, 2 morts.
Les causes de ces gangrènes ont été des traumatismes chez 14 malades ; des phlegmons occasionnés par des angéioleucites, des ulcères ou des varices enflammés, chez 9 malades; des affections internes, diabète, albuminurie, maladie du cœur, chez 4 malades.
L'âge moyen des malades atteints de gangrène traumatique ou de gangrène par phlegmon était de quarantecinq ans. L'âge moyen des malades atteints de gangrène par cause interne (diabète, albuminurie, affection cardiaque) était de soixante-cinq ans.
Avant 30 ans, j'en ai observé 4 cas.
de 30 à 50 ans. 12 —
de 50 à 60 ans 2 —
au-dessus de 70 ans 2 —
Dans 12 cas, l'eschare était superiijiolie, n'intéressant que la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. La durée moyenne du séjour à l'hôpital a été, dans ces cas, de vingtsix jours. Dans 10 cas, la gangrène était profonde, intéressant les muscles et nécessitant un séjour de quatre-vingtquatre jours.
Comme complication, j'ai noté : 1 cas d'érysipèle, 2 cas d'épanchement intra-articulaire du genou avec suppuration dans l'un de ces cas, arthrotomie, guérison.
Deux des malades, deux femmes, sont mortes, Tune par les progrès du diabète (obs. 100), l'autre par une bronchopneumonie intercurrente (obs. 101).
Obs. 100. — L... (Anaïs), institutrice, âgée de 73 ans, est
admise, le 26 juin 1883, pour une vaste gangrène du tiers inférieur et externe de la jambe gauche. La malade est atteinte de démence sénile, et l'examen de ses urines fait reconnaitre une quantité considérable de sucre. On lui fait des pansements humides avec des compresses phéniquées. Le 10 août, quarante-six jours après son entrée, elle succomba dans le coma diabétique.
Obs. 101. — B... (Annette), âgée de 51 ans, entre à la Pitié le 4 mai 1892. Elle a une vaste gangrène à la jambe gauche avec phlegmon suppuré et œdème à la cuisse. En même temps elle est atteinte de néphrite interstitielle avec albuminurie.Je pratique des incisions, je fais des lavages phéniqués pour enlever le pus et les eschares. Les plaies sont pansées avec des compresses imbibées d'une solution alcoolisée au sublimé, mais la malade est prise d'une broncho-pneumonie, qui paraît légère d'abord, puis prend un caractère grave et amène la mort le 11 mai.