SCÈNE PREMIÈRE
PUEMIEB PAGE, GUSTAVE.
Au lever du rhletu, on entend un bourdonnement de voir au dehorv la: Page, penché sur la f-ndtre latérale, •cible prendre part à ce qui i» pavse. Guitare Verner entre par le fond, aperçoit et reconnaît le Pape, s’»p- j proche de lut et lui. prenant l'oreille, lui dit en grossissent va voix:
GUSTAVE. Que failes-vous donc là , monsieur de Straunitz 1
PKEMlEit page, aeec effroi. Pardon, mon- I sieur le gouverneur. .. Je... je... {Il fournr i léle vers Gustave , le reconnaît , et part d'un éclat Je rire.) lia ! lia! haï
GUSTAVE, avec une gravité comique. De uftC«i«»>vous, monsieur ?
k premieIi p^age. De moi, parbleu! J’ai 4" cnlcndre la grosse voix de uptre gouverneur.
Gustave. J'ai donc bien réussi à la contrefaire 1
premier Page. Gomme un ex-page, mon lieutenant.
GUSTAVE, te regardant en face. Vous dites?...
memier page. Je dis mon lieu. .. {Rc~ marquant sa ceinture.) Ah ! pardon!...
parcltm. mon capitaine., comment ! déjà!
deux grades en trois ans !
Gustave. On avance vile en temps de guerre.
PREMIER PAGE. Oui, quand le conr3ge vous pousse...
Gustave. El que le canon fait des vides au-dessus de nnus. Mais pourquoi reslais-lu là, penché sur cette fenêtre ?
PREMIER PAGE. Kit ! mon Dieu ! je regardais passer le corps mutilé de ce pauvre Mulgravc qu'on transporte à I hôpital
Gustave. Mulgrave !
premier page. Oui... le Bavarois... qui sortit il y a trois ans des pages, et fut nommé officier eu meme lents que vous. I.e malheureux vient île se tuer.
Gustave. Lui ! Mulgrave! un ancien camarade !
premier page. Il ii 'avait plus que ce moyen d’éviter l'échafaud peut-être.
GUSTAVE. Quelle faute, quel crime avaitil donc commis ?
premier page. Gomment! vous êtes arrivé de Stetlin, hier soir, avec le roi, et vous ne savez rien I moi qui complais «pie vous alliez tout m'apprendre!
Gustave. Tu ne sais donc rien non plus?
PREMIER PAGE, l'as graud'cliose.. . depuis deux jours on parle ici d'un crime «le haute trahison... On dit que des papiers tle la plus grande importance ont été saisis sur un déserteur de la compagnie de Mulgrave au moment où il gagnait la frontière, t.e pauvre diable, ramené à Berlin, a été erroné hier provisoirement à la gciilc du château , et ce matin , d'après les aveux tle ce soldat sans doute, Mulgrave a été arrêté... A peine enfermé avec son complice, le lieuteuant,
| pour couper court au procès qu’on allait lui faire, a tiré de sa poche un pistolet qu'il y avait caché et s'est brûlé la cervelle.
GUSTAVE. G’csl là ntic bien triste lin , et que nous étions loin de prévoir, lorsqu'on sortant des pages Mulgrave , Kridborg et moi, nous nous séparâmes en nous assurant pour la vie bonne et franche amitié.
premier PAGE. Votissavez que M. de Eridberg, votre inséparable d'autrefois, csl aujourd'hui secrétaire de la chanrellcric.
Gustave. Il doit être à Berlin ?
premier page. Non, depuis deux mois il ; est auprès du grand chancelier, qu'un aceés : tle goutte retient à la campagne... Nèanmoins , vous verrez hienlOt votre ami... car le roi , ru arrivant hier soir , a demandé J plusieurs fois M. tle Eridherg... et «leux courriers sont partis pour presser suit retour ici... {Remontant la scène.) Je nemt’ trompe pas... c'est lui qui traverse la granité ave-
I nue le vous laisse... Adieu, monsieur
Verner.
GUSTAVE*. Au revoir... (.1 pur/.) Heureux temps!... Que ne suis-je encore page !
* Gustave, premier l*age.
‘ On nntrnd par «f r ifc «•! gaw he In droite et U gnu* lie .s-i tiuer nrminw* *M t p.uirlu- «tu S<>tililnir.
«In Soiiflhur ; il en c>t «le mène pour I* s per jm « nage.*.
STKI.I.A.
PREMIER PAGE, « part. Ah! quand donc scrai-je capitaine?
I.i' P*n« entre à droite, Ernest de Fridberg entre par le fond, venant de la gauche.
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