D'OSBORN
Pendant celle scène. un llomme. portent t'unifurrae île colonel, entre, et, s'appuyant ^ur la chemine*, -e tient ainsi à l’écart, écoutant en silence ce qui m* dit dans le salon.
GUILLAUME, allant d Gustave. Salut Monsieur Gustave Venter.
GUSTAVE, lui serrant la main. Guillaume...
GUILLAUME. Messieurs, je vous présente un ancien camarade , arrivé hier de Poméfanie. Eli bien , capitaine, quoi de nouveau là-bas?
Gustave. Mais pas grand' chose ; tout s’v est passé comme c'est l'ordinaire : l’armée suédoise faisait mine de nous montrer les dents; mais notre roi est arrivé, et, ma foi! quand l’ennemi a vu le vieux Fritz, il nous a tourné les talons. Le roi, n’ayant plus rien à faire là, est reparti ; et comme il ramenait avec lui mon général, le comte Rhor, je me suis trouvé du voyage.
Ici le Colon*) cntnv
Guillaume. Le général Rlior a-t-il donc le désir ou l'espoir d'étre appelé à recueillir l’héritage du favori du roi... du vieux baron de Ritlersdorf?
I DEUXIÈME OFFICIER. En effet, la place de gouverneur du Mont-dcs-Géanls est encore \ vacante.
Gustave. La citadelle du Mont-des-Géanls est, vous le savez, messieurs, tout à fait transformée en prison d'état : c'est la Bastille* prussienne; et, pour en accepter le commandement. il faut s'étre fait à l'avance un cœur de geôlier.
GUILLAUME. Aussi, nutre roi, qui se connaît en hommes, ne choisira pas mi noble et brave officier comme M . de Rlior |hiui en faire un général porte-clefs.
Gustave. Pour être gouverneur du Montdes-Géanls il faut avoir ce qu’avait M. de Rittersdorf, un cœur de bourreau sous l'uniforme de soldat.
Guillaume. Prenez garde! si le fnturgnu- . verneur vous entendait. . .
: GUSTAVE. l)ésigne-t-on quelqu'un ?
DEUXIÈME PAGE, sortant de ch'z le roi.
Monsieur le colonel d'Osborn !
le colonel. «"est moi.
Mouvement.
DEUXIÈME page, saluant. Sa majesté vous attend, colonel.
Le Colonel passe m milieu des jeunes Officiers, qui instinctivement s’éloignent «le lui, et entre Hier, le Ko»,
le Page le suit.
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