SCÈNE VI
CHRISTINE, JOBIN, entrant par la porte à droite; il porte sur son épaule plusieurs bûches attachées avec une corde; il lienld lamain une petite hache.
JOBIN, laissant tomber les bûches et la hachette. Christine! je savais bien que je la trouverais.
Christine. Vous dans la citadelle... Comment y êtes-vous entré ?
jobin. Par la grande porte. Quand j'ai vu que mon gros Prussien se moquait de moi, je me suis dit : Je me passerai de lui.
Hier j'ai gagné , enjôlé, suborné un honnête homme de peine qui, employé ici tous les samedis à fendre le bois, a consenti à me louer pour un jour sa hachette vingt écos. Après bien des si, des mais, je suis entré. Ce n’é- | tait pas tout, il fallait vous trouver sans rien demander à personne, sans prononcer même votre nom. Pour ça, j’ai fait une distribution générale de combustible, j’en ai mis partout. Hélas ! à chaque feu que j’aJlu-
MAGASIN THÉÂTRAL
mais, je pensais il tous, je tous cherchais du cœur... lin fin vous voilà, je vous tiens, et je ne vous quitte plus.
CHRISTINE. Comment?
jobin. Je ne sors plus d'ici... qu'avec