SCENE V
Les Mêmes, MARIE, GERTRUDE, tnfroduites par le premier Page
premier page, à Marie. Veuillez attendre ici, mademoiselle, je vais prévenir le roi de votre arrivée.
A l’aspect de Marie, tous les Officiers se août arrêtés et la regardent.
marie, intimidée. Que de monde 1 Gertrude, indiquant le canapé. Plaçonsnous là, mon enfant, nous éviterons ainsi tous ces regards curieux qui vous embarrassent
L« deui Dames s'asseyent. Le Page après les «soir quittées se dirige vent les appsrtements du Roi.
Gustave, ia charmante personne I. .. ( Il j arrête le Page , et lui dit d demi-voix. ) :
Monsieur de Straunilz !... connaissez-vous la jolie solliciteuse que vous venez d'introduire?
premier page. Certainement... c’est mademoiselle de Rittersdorf.
Gustave, rivement. La fille du vieux général?
premier page. Elle-même..
Gustave, d part. Heureux Ernest 1 (.J « Page.) Que vient-elle faire ici?
premier page. Le roi l'a fait demander...
(Plut bat.) En sa qualité de tuteur, il veut la marier.
glstave. Vous croyez?
premier page. J'en suis sûr. Sa majesté vient de donner l’ordre d'ouvrir et de préparer U chapelle du château.
Il entre chez le Roi.
GUSTAVE, à part. Plus de doute!.,, le futur est Ernest de Fridberg... Mandés tons deux par un ordre exprès du roi. . . nn mariage improvisé... tout cela est parfaitement dans les habitudes de Frédéric.
Il a’approcho lentement dea deu Dames, que par "diacrétioo las autres personnages ne regardent plua.
Gertrude. Qu'avez-vous, Marie?... Pour quoi cette émotion?...
marie. Je ne sais mais de trisies pres-
sentiments m'agitent., pourquoi ce désir du roi de me voir quitter dès à présent mon deuil?... Pourquoi cet ordre de me présenter
aujourd'hui même à son audience ? que
peut me vouloir le roi?...
Gustave, à demi-voix. Je crois pouvoir l'apprendre à mademoiselle Marie de Rittersdorf.
marie, se retournant avec effroi. Monsieur...
Gustave. Un mot va vous rassurer, mademoiselle je suis l’ami d’enfance d’Er-
nest de Fridberg.
marie. Ernest!...
Gustave, plus bas. Je sais... que vous l'aimez.. . il est digne de cet amour... de cet amour qui est toute sa vie... à cette même place, tout à l'heure, il me parlait de vous. marie. Il est ici!...
Gustave. Oui... mandé comme vous par le roi... et, je l’espère, pour le même motif. .. marie. Comment?
GUSTAVE. Vous ne devinez pas?
GERTRUDE. Expliquez-vous, monsieur.
Gustave. Le roi s’intéresse à l'avenir d'Ernest, il veut assurer celui de sa pupille, et sa majesté, expéditive, comme toujours, a trouvé le moyen de faire deux bonheurs à ia fois.
marie. Qu'entenrls-jc?
Gertrude. Que dites-vous?
Gustave. Je dis que tout se prépare dans la chapelle royale pour la célébration d’un mariage qui aura lieu avant une heure peutêtre. (Souriant.) A moins que mademoiselle ne refuse obstinément.
On bit aui champs. L» galerie ae remplit de Soldett, qui présentent les armes; le colonel d'O.born, le« Officiers, les Pages, précèdent le Roi , qui sort de les appartements suivi d'un brillant état-major.
deuxième page, annonçant. Le roi!
Gustave s'éloigne de Marie et va se joindre au groupo d'Officiere.
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