‹ Stella drame en cinq actes et six tableauxChapitre 7 sur 79 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, LE ROI, D’OSBORN, Officiers, Pages*.

Lo Roi entre virement aux cris de Vier te Rot 1

LE ROI. Messieurs, nos fatigues vont recommencer. Six ans passés d’une gnerre pleine de désastres et de gloire nous donnaient des droits au repos. Le destin et la trahison en décident autrement TOUS. La trahison !

le not. La trahison étrangère, secondée

* Gertrude, Marie, Gustave, le Roi, de Millau, d’Oshoro, toute la suite faisant cercle, les Gardes au foad.

STELLA

MAGASIN THÉÂTRAL

peut-être par quelque indique enfant de U ' Prusse. L’avenir vous en apprendra davantage ; qu'il vous suffise de savoir qu’aujourd'iiui l'Europe nous menace de nouveau d’une coalition générale. Eli bien , messieurs, nous nous souviendrons des glorieuses journées de Prague et de Hosbich. Seuls nous avons fait face à tous nos ennemis, seuls nous saurons encore leur résister. J’arrive de Steltin, notre armée de Poméranie est pleine d’ardeur et de patriotisme.

Aujourd’hui je pars pour la Silésie, avant trois jours je serai devant Schweidnitz; c’est dans ses murs seulement que je dicterai la paix qu’on nous refuse aujourd’hui, la paix qui me permettra de travailler de nouveau au bonheur de mon peuple, après avoir combattu pour sa gloire et son iudépeu- !

dance.

TOUS. Vive le roi !

LE roi. Monsieur de Ilertzberg, vous publierez aujourd’hui même l’état des grades et décorations accordés h ceux qui se sont distingues dans la dernière campagne. Tous les services seront récompensés, comme toutes les fautes seront punies. (A un nuire, allant à la table et écrivant debout.) Monsieur de Millau, rendez-vous sur-le-champ chez le chef de la police, il vous remettra sur cet ordre (il le lui remet) les papiers saisis sur le déserteur Ulrich Burl... (A d'Osborn.)

Je veux, avant mou départ, régler moi -tnê me celte affaire. ( Monsieur de Millau sort. S'adressant (i tous.) Monsieur de Fiidberg a-t-il paru au palais?

Moment de silence.

GUSTAVE, s'avançant. II était ici, il n’y a qu’un moment, attendant le bon plaisir du roi.

LE ROI, apercevant Marie, qui est à ta droite. Ah! mademoiselle de Uittorodorf. ....

( Marie avance timidement. ) 11 y a bien longtemps que vous n’avez paru à la cour.

marie. Sire... la monde mon prie. ..

le roi. Vous a fait pro onger votre séjour à Riltersdorf. .» c’était convenable... Si. par mon ordre, vous avez quitté vôtre deuil avant le temps, vous allez rendre u:i plus profond hommage à la mémoire de votre père en obéissant à l’une de scs dernières volontés. Par son testament, il m’a supplié «e vous choisir un époux. ... et aujourd hui même vous serez unie Iv un gentilhomme qui m’a demandé votre main.

GERTRUDE, bas, à Marie. Vous entendez, ce jeune officier nous avait dit vrai...

MARIE. Je ne vois pas Ernest.

LE ROI J’ai compté sur votre conscntemcnL

marie. J’obéirai, sire.

le roi. C’est bien. Monsieur d’Osbotn, approchez.... Mademoiselle de Rittersdorf, voici voire mari. Eu outre, et selon le désir de votre père mourant, j’ai nommé le colonel d’Osborn général et gouverneur de la forteresse du Mont-des-Géants.

marie, à part. O mon Dieu!

Gertrude, à part. Pauvre enfant!

d’osrorn, s'avançant. Puis-je espérer, mademoiselle...

le roi. Vous lui ferez votre cour quand vous serez son mari. Aussitôt après la cérémonie, vous partez avec madame d’Osborn pour votre guuvcrneinciil j jusque-la j’ai besoin de vous, vous le savez, suivez-tuoi....

vous aussi, messieurs.

Le Roi et toute «a cuite «orient par le fond, à droite; le* Garde* rentrent 1 gauche.

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