ERNEST, STELLA
STELLA. Mon père, hâtez-vous, j'ai reconnu la voix du gouverneur, celle de Burl... ils sont tous deux à l’étage inférieur, et d’un instant h l'autre ils seront ici.
Elle met le verrou à la porte «lu fond et va fermer aussi a j verrou la porte «le Marte.
ernest , qui a fermé le verrou de la porte de droite. Que fais-tu?
Stella. J'assure notre fuite.
ernest. Et sa pauvre mère!... (Haut) Mais...
Stella. D’Osborn est là, vous dis-je, cl l'échafaud de Kirbach est encore dressé.
ernest. L’échafaud... (,l part.) Oh! pardonne-moi, Marie, mais mon premier devoir est de sauver ton enfant. (Haut.) Je n’hésite plus, va.... ah! (Â part.) Si celte corde allait manquer! (Haut.) A moi d’abord, à moi; mon Dieu! prolègcz-nous.
Il devront! par la croisée.
STELLA, penchée à la fenêtre et regardant Ernest descendre. Prenez bien garde, mou père. Oh! comme cette corde balance... S’il allait se blesser contre cette muraille. .. si ce
brouillard se dissipait tout à coup Oh ! le
courage et la force m’abandonnent !
d'osrorn, en dehors. Pourquoi cette porte est-elle fermée?
Stella. Le gouverneur !
d’osborn. Ouvrez-moi, Marie, ouvrezmoi.
Stella. Le temps va-t-il donc lui manquer? (Au balcon.) Courage, mon père, courage!
d'osborn. Burl , renverse , brise cette porte.
Stella. Cette porte va céder.... comment
STE1LA
gagner du temps?... Ah ! ce moyen seul me reste.
Elle ferme U croisée du balcon, ajoute au désordre de ses vêtements , ramasse la corde qui entourait le bois apporté par Jobin, et va ouvrir.